Topinard (P.). Loco cil
2. Heape. Philosophie al Transactions of ihe R. Society of London, 1897. Vol. 188, p. 135 à 166. Cité par Metchnikoff. Loco cit., p. 112.
3. Verliandliinr/en der Berliner Gesellschaft fur Anthropologie, 1876, p. 88. Cité par Metchnikoff. Loco cit., p. 113.
chez les Achira de l'Afrique occidentale, suivant Du Chaillou. Abbadie voyageant en Nubie, écrit que les hommes « achètent des filles et couchent avec elles, bien avant l'apparition de la période menstruelle ». Les Atjeh, à Sumatra, marient les filles à l'époque qui suit le changement de dentition; chez les insulaires de Vite, le mariage se fait également avant l'apparition des menstrues l. Dans certaines contrées on attache même quelque superstition au mariage précoce des filles ; des vers sanscrits, cités par Bôtlingk, proclament que les pères des filles non mariées avant leurs premières règles, sont condamnés à l'enfer.
La mère et le frère subiraient le même châtiment, et la fille devrait descendre jusqu'au dernier degré de Cûdrâ, sans pouvoir être jamais prise comme femme 2.
La menstruation n'est pas, en effet, une condition nécessaire à la fécondation de la femme.
Whitehead3, cite l'exemple de femmes ayant conçu avant d'avoir été menstruées. Rakmanoff a observé <en Russie une femme de 14 ans ayant l'aspect d'une fillette, et accouchant normalement, sans avoir jamais été réglée. Addinsell 4 rapporte l'observation d'une jeune fille de 13 ans non encore menstruée, qui vint accoucher à Londres, au London Tempérance Hospital, d'un fœtus de 7 mois bien développé, mais qui ne donnait aucun signe de vie.
Masure3 a vu également une jeune fille de 13 ans et 8 mois, qui conçut avant l'apparition du flux menstruel.