‹ Essai sur la puberté chez la femmeChapitre 124 sur 173 · Loiseau, Azam, Mairet. Cités par Icard · texte numérisé non relu

Loiseau, Azam, Mairet. Cités par Icard

3. Bail. Leçons sur les maladies mentales; folies génitales. Paris. 1883, p* 580-581.

dans quelle mesure la révolution pubère peut modifier l'état psychique de la jeune fille normale.

Des changements importants surviennent dans les fonctions du système nerveux central, lorsque se développent les organes de la génération et que s'éveille l'activité génitale.-

Marro considère dans la transformation pubère, trois stades caractérisés par des conditions spéciales.

Dans une première phase, à l'éveil de l'activité génitale, survient le développement des organes de la génération; une excitation nouvelle parvient au système nerveux ; elle est capable d'apporter quelques troubles à son fonctionnement.

Vient ensuite l'accroissement accéléré de l'organisme ; les rapports entre les centres nerveux sont plus intimes ; des sensations nouvelles sont perçues par l'individu, des sentiments inconnus apparaissent. L'incertitude et le désordre accompagnent cette période, pendant laquelle la réflexion n'a pas encore assez de force pour maîtriser le tumulte des impulsions affectives.

Enfin arrive la phase de perfectionnement. L'organisme physique atteint son complet développement ; les caractères sexuels secondaires se montrent; les facultés mentales achèvent leur évolution : l'on observe alors une maturité de réflexion, une fermeté de caractère, une affirmation de la personnalité, qui marquent le passage de la transformation mentale de l'enfance à l'état adulte.

Jusqu'à cette période de développement, les deux sexes avaient pu participer d'une vie commune. Maintenant leurs sentiments, leurs goûts, leurs aptitudes ne sont plus les mêmes. « La jeune fille devient craintive, honteuse, réservée ou bien taquine, autoritaire et coquette)). (Voisin). Ces modifications dans le caractère revêtent une forme d'euphorisme ou de dépression, suivant que la croissance qui accompagne l'état pubère fatigue plus ou

moins le sujet. « Quand la nutrition ne suffît pas à ces modifications de l'organisme quand la chlorose ou la neurasthénie, des troubles gastro-intestinaux ou pulmonaires, des infections ou des traumatismes viennent compliquer cette puberté, le développement intellectuel est plus ou moins arrêté » (Voisin.)

C'est à cet âge que se modifie surtout la conduite des jeunes filles. Leur empressement à se rendre intéressantes, leur désir déplaire, souvent un penchant à l'indépendance, leur font négliger leurs devoirs quotidiens. Marro a observé à l'Institution Barolo de Turin, œuvre de bienfaisance, la conduite des pensionnaires de 11 à 18 ans. Voici le résultat de ses recherches.

NOMBRE

DE

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