‹ Essai sur la puberté chez la femmeChapitre 138 sur 173 · Icard. Loco cit., p · texte numérisé non relu

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elles s'accentuent à la puberté, et c'est à ce moment que se manifeste surtout l'inversion du sens génital1.

Délire religieux. — Il existe, sous l'influence de la puberté, deux formes de ce délire : la forme mélancolique et la forme hallucinatoire.

Le premier de ces délires est caractérisé par des scrupules, des idées de culpabilité, la crainte des crimes les plus affreux. Une pénitence rigoureuse, la mutilation de leur propre corps, n'arrivent pas toujours à calmer les inquiétudes des malades ; elles recherchent quelquefois dans le suicide, un apaisement à leurs remords.

Les hallucinations, les illusions qu'on observe dans la seconde forme de ce délire, sont presque toujours afférentes à la sphère génitale. Bien souvent, à la puberté, des jeunes filles élevées dans de sévères principes religieux, sont assaillies par les « mauvaises pensées », ordinairement erotiques, qui vont jusqu'à l'hallucination.

Le délire religieux est trop connu, les observations, en sont ti'op nombreuses, pour que j'insiste longuement' sur ses modalités variées : je remarquerai seulement, que d'une façon générale, ce qui domine à la puberté,- c'est, avec la nymphomanie et la mélancolie, l'extase 2.

Folie morale. — Cette maladie essentiellement héréditaire, peut passer inaperçue pendant l'enfance. La puberté révèle dans toute leur intensité les stigmates, encore latents, de cette psychose. Les fous moraux, sont dépourvus de tout sentiment éthique ; ils sont capricieux, égoïstes, cruels, paresseux et menteurs. Ils raisonnent, ils ont parfois la répartie assez vive ; mais ils n'ont /pas l'intégrité de leur intelligence, et paraissent surtout étrangers à la notion des méfaits qu'ils causent.

Délires polymorphes. — Les délires que j'essaierai

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