IV. — PSYCHOSES COMBINÉES. — NEURO-PSYCHOSES
La neurasthénie est la maladie du surmenage. Il est donc facile de comprendre sa fréquence à la puberté, où tant de causes de fatigue viennent affaiblir l'organisme. Elle se développe chez les sujets à tare héréditaire.
La maladie ne s'installe que graduellement. Il y a d'abord de la dépression cérébrale, puis bientôt, la mémoire fait défaut, la volonté s'affaiblit. Le malade dort peu; il sent une douleur vive dans la tête, un étau, un cercle de fer l'emprisonne. Il éprouve de la courba-
ture, des palpitations de cœur, des troubles de la sensibilité générale.
Des idées hypocondriaques, des phobies, l'hystérie, la paranoïa peuvent se greffer sur la neurasthénie, chez les sujets dont l'hérédité est chargée. Le pronostic de cette maladie est donc quelquefois grave. Il sera nécessaire de' le fonder sur les antécédents du malade.
Hypocondrie. — L'hypocondrie est considérée par quelques-uns, comme une névrose qui survient chez des jeunes gens auxquels on donne une mauvaise éducation.
La plupart des auteurs français en font une psychose dégénérative (Esquirol). Le jeune sujet, s'étudie, suit chacun de ses mouvements et les interprète toujours en mauvaise part. S'il tousse, il est poitrinaire: s'il a une douleur dans le voisinage du cœur, il croit avoir une affection cardiaque.
L'hypocondrie-névrose est curable, tandis que Fhypocondrie-psychose est d'un pronostic sérieux. Ici encore ce sont les tares héréditaires, nerveuses et mentales, qui font la gravité de la maladie et assombrissent son. pronostic.
Hystérie. — C'est entre 10 et 20 ans, à l'époque de la puberté, que se manifeste surtout l'hystérie. Sur un total de 821 malades examinées par Georget, Beau, Landouzy, Briquet, plus de la moitié avaient eu leurs premières attaques à ce moment : 157 entre 10 et 15 ans; 259 entre 15 et 20 ans; 39 seulement sont devenues hystériques tardivement, après la disparition des règles1.
Gilles de la Tourette, a contesté l'influence de la première menstruation sur l'apparition et le développement de l'hystérie, en invoquant ce fait, que l'âge agit de la même façon dans les deux sexes.
Cependant, la fréquence de l'hystérie chez l'homme est