‹ Essai sur la puberté chez la femmeChapitre 141 sur 173 · Icard. Loco. cit., p. TG · texte numérisé non relu

Icard. Loco. cit., p. TG

loin d'avoir été toujours considérée comme égale à celle de l'hystérie chez la femme.

Briquet1 comptait 11 cas d'hystérie chez l'homme pour 204 chez la femme ; soit J pour 19.

Bodenstein - donne la proportion de 1 cas chez l'homme pour 10 chez la femme.

P. Marie admet, au contraire, la fréquence plus grande de l'hystérie chez l'homme que chez la femme.

Quelles que soient les différences statistiques observées par ces auteurs, il paraît certain que l'apparition de la fonction menstruelle joue un rôle dans la genèse de l'hystérie. Briquet, peu favorable à la théorie de l'influence menstruelle sur le développement de cette névrose, conclut néanmoins que chez 3/8 des femmes, la menstruation peut être considérée comme une cause qui y prédispose. Sur 392 hystériques, 221 invoquaient l'influence de la puberté dans l'étiologie de leur maladie. Onze fois sur vingt, Briquet a constaté des accidents hystériques succédant à la suppression brusque des règles. Chez 22 femmes, l'apparition des premiers phénomènes de la maladie coïncidait avec une époque menstruelle ; chez 7 d'entre elles, avec la première époque; chez 15 autres, avec des époques ultérieures.

Beau3 a constaté 35 fois l'hystérie ou l'épilepsie l'année même de la première menstruation; Berniitz 4, réunissant toutes les statistiques connues, a vu que dans un peu plus de la moitié des cas, la névrose précède ou suit de près, l'établissement de la menstruation. Landouzy enfin, a rencontré 105 fois cette maladie entre 15 et 20 ans, sur 234 cas observés.

1. Briquet. Traité clinique et thérapeutique de l'hystérie. Paris,

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