Berry. Loco cit
2. Trousseau. Cliniques médicales de VHôtel-Dieu de Paris, 1885, t. III, p. 522.
souvent à la puberté, dans la période qui précède l'établissement de la menstruation. Lorsque les règles font leur première apparition, il arrive que la paraplégie se guérisse spontanément. D'autres fois les accidents cessent à la fin d'une période menstruelle (liasse).
La paraplégie dont je parle ici, ressemble à la paralysie hystérique et pourrait être confondue avec elle ; cependant Duchenne de Boulogne a donné une formule qui permet d'éviter toute erreur de ce genre. Dans la paralysie hystérique, il y a intégrité de la contractilité, et diminution de la sensibilité éleclro-musculaire; dans la paraplégie congestive de cause menstruelle, la sensibilité électro-musculaire est toujours intacte. De plus, la fin des menstrues, amène une amélioration rapide des accidents.
Je donnerai ici quelques exemples de cette paraplégie.
Observation CXL. — (résumée) Olivier d'Angers, In Thèse de Oudiné, Paris 1882. ■ ,'.'
Chez une jeune fille de 12 aus, apparurent des poussées congeslives périodiques du rachis au moment de l'apparition du flux menstruel. Ces poussées congestives se caractérisaient par des douleurs dorsales assez vives, revenant par accès ou accompagnées de dysurie, de convulsions, de constipation, de véritables attaques d'emprosthotonos. Aucun trouble des facultés intellectuelles. Un violent coup porté accidentellement sur le nez, détermina une épistaxis considérable. Les accidents cessèrent peu à peu à partir de ce moment.
Observation GXLI. — (résumée) Olivier d'Angers, In Thèse de Oudiné, Paris 1882.
Congestion rachidienne de cause menstruelle. Paraplégie passagère. Guérisùn.
Une jeune femme étant au moment de ses règles, traversa l'eau d'une source à la poursuite d'une vache s'échappant dans les champs.
Les règles se supprimèrent brusquement ; en même temps,
cette jeune femme éprouva de violentes douleurs dans la région lombaire, accompagnées d'engourdissement, puis bientôt de paralysie des membres inférieurs et de la vessie. L'application de quatre sangsues à la vulve et de fomentations sur les lombes la guérirent complètement en sept jours.
Observation CXLII. — Professeur Peter. Clinique de Saint- Antoine, 1876. In Thèse de Fachatte. Paris 1898.
Paraplégie incomplète, suite de suppression menstruelle.
Une jeune fille de 22 ans, non hystérique, avait tenté de s'empoisonner. Un médecin appelé aussitôtlui fît prendre un émétocathartique, à la suite duquel ses règles qui coulaient depuis deux jours s'arrêtèrent brusquement. Le lendemain, on la porte à l'hôpital. Elle accuse des iourmillements dans les membres inférieurs, de la douleur dans les lombes et ne peut se lever sur ses jambes.
Le 8e jour de la maladie, le 27 janvier, on la fait lever, elle marche en traînant ses jambes et soutenue par une infirmière. Nous avons affaire là à une paralysie évidente, mais incomplète.