AVANT- PROPOS III
Il est à remarquer, toutefois, que la période de maturité sexuelle, affecte dans l'espèce humaine une apparence insolite ; alors que chez les animaux, la période d'activité génitale est limitée à certains mois de l'année, chez la femme, elle est acquise d'une façon définitive et constante, à partir d'un moment donné.
Mais, si on réfléchit que la plupart des espèces zoologiques domestiquées, possèdent également la faculté de procréer en tout temps, on conviendra, qu'il s'agit probablement, d'une pérennisation sous l'influence de conditions de vie plus favorables, d'une fonction primitivement discontinue.
Il existe donc, chez tous les vertébrés, une période post-embryonnaire, spécialement consacrée à l'établissement de la fonction génitale, portant le nom de phase immature chez la plupart des animaux, de phase prépubère chez l'homme; la phase de matu^ rite sexuelle chez les animaux a également son homologue dans la puberté de l'espèce humaine.
Chez la femme, la maturité sexuelle est la conséquence d'une longue évolution organogénétique ; elle est tellement complexe, que les fonctions les plus diverses, unies entre elles par d'étroites corrélations, se modifient de manière à converger toutes en vue de l'établissement de la vie génitale. On peut noter aussi, que les conditions externes elles-mêmes, en raison de leur utilité, dans la concurrence vitale, n'échappent point à cette discipline.
Dans le présent essai, je me suis efforcée d'étudier, au double point de vue anatomique et physiologique,