‹ Essai sur la puberté chez la femmeChapitre 52 sur 173 · Beaunis. Loco cit., vol. II, p. \lï · texte numérisé non relu

Beaunis. Loco cit., vol. II, p. \lï

SYSTÈME EXCRÉTEUR 87

période pubérale. Enfin les urines de jeunes filles ayant achevé leur -développement.

J'ai dosé systématiquement dans les urines : l'urée, les phosphates, les chlorures, et l'azote totale. Cette dernière recherche m'a permis d'établir le rapport azoturique, c'est-à-dire le coefficient des oxydations azotées.

Il m'a paru très important de voir comment, dans cette période de transformation de l'organisme, « la machine humaine » utilisait les matières albuminoïdes qui lui étaient fournies.

On sait combien les quantités de matériaux éliminés par l'urine varient, pour chaque individu, suivant les conditions où il se trouve, suivant son régime en particulier. Les chiffres que je donne ici, n'ont donc pas une valeur absolue, mais seulement une valeur relative.

Toutes mes recherches ont porté sur des sujets bien portants, suivant un régime alimentaire assez analogue et se trouvant dans les mêmes conditions d'existence. Les femmes que j'examinais menaient une vie de « repos», sans surmenage physique ni intellectuel.

En opérant dans des conditions semblables, je pense avoir obtenu des résultats comparables, au moins dans leurensemble.

Pour compléter mes recherches sur les changements qui surviennent dans l'urine avec la puberté, j'ai essayé de voir comment se modifie l'élimination urinaire pendant la période menstruelle. J'ai donc examiné l'urine des jeunes filles menstruées, avant, pendant et après les règles.

Voici la technique que j'ai suivie :

I. Urée. — Pour faire les dosages d'urée, j'ai employé la solution d'hypobromite de soude préparée avec :

Soude caustique (lessive à 1,33). 100 centimètres cubes.

Eau distillée 100

Brome pur 10

Pour faire la réaction, je me suis servie de l'uréomètre de Noël, modifié par Mercier. Je prenais avec une pipette, 2 centimètres cubes d'urine filtrée, et je les introduisais dans le petit tube jaugé de l'appareil. J'ajoutais environ

2 centimètres cubes de solution du sucre de canne à

3 p. 1001. Je versais ensuite lo centimètres cubes d'hvpobromite dans Téprouvette destinée à les recevoir, et j'ajustais le bouchon qui la recouvre.

J'opérais la lecture de l'azote dégagé, dans la cloche graduée en 1/10 de centimètre cube, plongeant sur la cuve à mercure.

II. Phosphates. — Pour doser les phosphates j'ai employé la solution d'urane. Je l'ai préparée au moyen des liqueurs titrées.

Je prenais trois solutions :

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