‹ Essai sur la puberté chez la femmeChapitre 6 sur 173 · I. — SQUELETTE · texte numérisé non relu

I. — SQUELETTE

Le squelette de la femme, est plus léger, plus frêle que celui de l'homme. Ses formes et ses contours, sont plus gracieux, ses éminences, ses apophyses ou tubercules, plus petits, moins rugueux. La femme a des crêtes iliaques plus évasées, plus élargies ; une symphyse pubienne plus courte, un trou sous-pubien triangulaire, l'arcade pubienne en ogive, les cavités cotyloïdes plus écartées. Toutes les dimensions transversales du bassin sont augmentées.

D'après Topinard, sur 79 bassins, la largeur maxima était à la hauteur maxima, dans le rapport de 125,7 chez l'homme, de 134,5 chez la femme 2.

II. — TISSU CELLULAIRE Les formes arrondies de la femme sont dues à Lappa-

•1. Stratz (G. T.). Die Sehônlieit des Weibliclien Kôrpers ; Stuttgart, 1900r ch. vi. p. 54-Ù7.

^. Topinard (P.). L'Anthropologie, Paris, 1S79.

rition d'une plus gran'de quantité de graisse, dans le tissu cellulaire sous-cutané, à l'époque de la puberté.

D'après Roussel, l'élégance des formes et la légèreté des mouvements de la femme, sont dues à l'organisation particulière du tissu cellulaire, qui embrasse toutes les parties constitutives de son corps x.

Chez un sujet normal, la graisse arrondit les formes, sans les faire disparaître. On distingue les os, les articulations. Quand le corps est amaigri, ces organes paraissent ressortir, donnant ainsi à l'individu une apparence anguleuse. L'embonpoint trop marqué, masque d'abord les plans les plus profonds ; puis il se fait au niveau des articulations des membres, sous les seins, et au menton, des masses graisseuses, des rides, qui font disparaître les traits caractéristiques du corps de la femme 2.

Page 1