ALIMENTATION COPIEUSE. — ALCOOL
d'acidité de l'urine fait connaître le degré d'activité des fonctions nutritives ; de même chez les malades consumés par la fièvre, la détermination de l'acidité de l'urine donnera la mesure et la marche plus ou moins rapide de l'amaigrissement et de la désassimilation.
F. Alimentation copieuse. — Nous n'en dirons qu'un mot. Le 8 décembre, l'appétit étant surabondamment aiguisé par une abstinence de 40 heures, nous avons fait deux repas copieux. Aussi l'acidité a-t-elle été ce jour de 1°,90 de potasse.
Ce résultat n'a rien de surprenant pour nous qui avons trouvé une recrudescence d'acidité après les repas. Nous avons démontré aussi que l'acidité de l'urine est plus considérable chez les individus qui ingèrent une grande quantité d'aliments et dont les fonctions digestives se font avec une grande activité.
PourBence Jones, il en est autrement ; l'acidité, élevée et uniforme pendant l'abstinence, tomberait immédiatement après l'ingestion d'aliments j cette décroissance de l'acidité serait même plus marquée après une alimentation animale qu'après une alimentation végétale.
G. — Alcool. — Nous avons pris le 31 décembre 100 grammes d'eau-de-vie. Pour obtenir l'influence isolée et complète de cet agent, nous l'avons ingéré à 5 h, du matin; nous avons sécrété 500"' d'urine de 5 h. à 11 h. ; acidité p. SO'"- 5™' de solution, acidité totale 0,34 de potasse.
Les deux jours précédents sous l'influence d'une quantité d'eau égale à celle de l'eau -de-vie, l'urine excrétée a été de 300°' ; Tacidité relative 4"" de solution et l'acidité totale 0,10 de potasse.