INFLUENCE DE LA SUDATION
La sécrétion de la sueur et celle de l'urine qui sont des humeurs analogues, paraissent se suppléer ; l'une augmente quand l'autre diminue. En est-il de même pour l'acidité ? Si les sueurs sont abondantes, l'excrétion de l'acidité par les reins est- elle diminuée ? C'est ce que tend à prouver l'expérience suivante.
62 SUDATION
Le 12 décembre à 11 heures du soir, nous avons pris .me forte infusion de jaborandi ; une ou deux minutes après, nous avons senti une moiteur au front, à la poitrine et surtout aux lombes. Bientôt les sueurs ont été extrêmement abondantes sur tout le corps et elles ont duré jusqu'à 6 heures du matin. La salivation a aussi été intense.
Avant de prendre le jaborandi,
A 11 h. l'acidité p. 50 « corresp. à 18'^'^ de notre solut. r.e 13 décembre, à 1 h. matin, — — 5 —
— à 8 11. — — réaction neutre.
Nous devons rappeler ici ce que nous avons dit, que le maximum de l'acidité de l'urine a lieu après le repas du soir et qu'en faisant des excrétions multiples, l'urine diminuerait graduellement d'acidité pendant la nuit.
Ici, nous avons eu 3 émissions d'urine après 11 heures ; l'acidité de l'urine devait donc diminuer par ce fait.
Malgré cette observation, l'influence du jaborandi reste décisive ; dans l'espace de 2 heures, en effet, l'acidité de 18 tombe à 5, moins du tiers. Cette influence se fait d'autant mieux sentir que l'urine, excrétée en petite quantité, était concentrée et devait être par là même acide ; d'un autre côté, l'acidité devait être élevée à cause du malaise insupportable et de l'insomnie complète que nous avons éprouvés pendant toute la nuit.
Cette expérience nous permet donc de conclure que l'augmentation des sueurs diminue l'acidité de l'urine.
Les auteurs Andral, Ch. Robin, admettent au contraire une augmentation de l'acidité de l'urine sous l'in-