‹ Essai sur la rédemption [microform]Chapitre 48 sur 51 · Somme, 3« partie, quest. 1, art · texte numérisé non relu

Somme, 3« partie, quest. 1, art

Pour l'orthodoxie protestante, cette application se fait par la foi seule, l'âme croyante s'abritant derrière les mérites du Christ. D'après l'Eglise romaine, la Rédemption n'est efficace pour chacun de nous qu'en devenant une source effective de sainteté 'personnelle ^

Ici, en effet, les deux Eglises, les deux théologies divergent ; mais non pas quant aux rapports de la foi avec la sainteté. Car la foi est, dans la théologie de la Réforme, la source de la sainteté ; et, si la sainteté progressive n'est pas la conséquence et le but de la foi, celle-ci n'est plus la foi qui sauve. Sur la possibilité de la destruction actuelle du péché, les docteurs peuvent varier ; que cette destruction soit le but et la conséquence du salut apporté par Jésus-Christ, ils ne le mettent pas en doute. Mais au point de départ de l'évolution nécessaire, toutes les théologies de la Réforme mettent la justification de l'homme. C'est la formule classique de Luther, dans le commentaire des Romains (1, 20) : Non quia justus est, ita reputdtur a Deo ; sed quia reputatur a Deo, ideo justus est.

Et ceci, parce que le croyant accepte, dans un acte de foi, le salut qui lui est offert.

Cette doctrine, c'est la Réforme elle-même. Elle reconnaît donc au pardon divin, révélé en Christ,

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