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plus directe, du moins est-ce la plus commode, et Antiphon la choisit précisément parce qu'il est mieux préparé pour des argumentations générales de ce genre que pour celles qui portent sur des causes particulières données'. » Ajouterai-je que, selon toute vraisemblance, Antiphon, en inventant ce cadre commode d'argumentation, a\ait songé à ses élèves plus encore qu'à luimême? Nous retrouvons donc partout chez lui le môme souci didactique.
Au nombre des moyens de preuve qu'Antiphon emploie et nomme expressément, il nous faut citer enfin les T£/.;;.r;pia, les îr,ij.îTa, les ■7:7.pci.zv.'c^.x-x et les -.'viÔjai; -. En ce qui concerne les -.v/.\j.T,p:7i et les zr,ij.v.2, il semble que la Té^vv; rapportait les uns spécialement à l'avenir, les autres au passé"; mais cette distinction n'est pas observée dans les discours '.
Epilogue. — Arrivons enfin à la dernière partie du discours, l'épilogue. NuJ^oute que^ dès le temps d'Antiphon, la rhétorique n'en eût formulé les règles essentielles. Qu'on examine, en effet, les épilogues de sesplaidovers. A l'accusateur Antiphon fait dire, par exemple, qu'acquitter un coupable, ce serait se rendre complice de son crime \ L'accusé, en revanche, insiste sur le remords qui accablerait les juges, s'ils venaient un jour à reconnaître leur erreur"^; il fait valoir qu'un acquittement n'est pas une mesure définitive, et que le temps