Sool. Aristoph. Oiseaux, 8ôO
Thrasymachos, ce n'étaient vraisemblablement que des parties ou des chapitres de ce grand ouvrage. Tels sont les j-cîîxXaïvtî; [se. AiYi'-)) ^^^ Plutarque rapproche des Topiques d'Aristote' : ce rapprochement semble indiquer un recueil d'amplifications, ou plutôt de Moyens pour amplifier. Aristote cite un autre traité de Thrasymachos sous le titre dT/.sîr, qui signifie sans doute Moyens d'jexciter la pitié fCicéron l'a traduit par Miserationes^). C'est apparemment pour ces ïXtz: que Platon, dans le Phèdre, exprime une admiration quelque peu ironique : « Quant à l'art d'exciter la pitié, dit Socrate, par des plaintes et par des gémissements au sujet de la vieillesse et de la misère, je donne la palme au puissant Chalcédonien^. » Dans ce même passage est encore vantée l'habileté de Thrasymachos « à mettre en fureur une fouJe, comme à l'apaiser de nouveau (-/.v.îTv) par ses enchantements. » D'où M. Blass conjecture un traité intitulé y.rjXîOvTîî (Moyens d'apaiser la colère). Ensuite Socrate loue Thrasymachos pour son adresse à faire naître les soupçons (î-.aïxXXs'.v") et à les dissiper : ce qui donne lieu à M. Blass de supposer un nouveau traité qui aurait eu pour, titre StasiXXîvTî; (Moyens de rendre suspect). On peut -trouver ces hypothèses trop aventureuses ^ Ce qui reste certain, c'est que toutes ces matières avaient été traitées en détail par Thrasymachos. Et, d'après cela, Spengel^ a sansdoute raison de rapporter plus spécialement au rhéteur de Chalcédoine cette allusion générale d'Aristote :