Isocrate, Antidosix, i&i
'6. Pana t lié naïque. 1. Aniidosis, 2, 4»!, 48. C. les Sophistes, 20.
s'adresse aux rois, aux peuples, aux politiques, pour leur prêclier le patriotisme et la vertu '. Mais il nejlépendait pas naturellement d'Isocrate de limiter l'in- Huence novatrice dc__^son enseignement. Aussi l'éloquence judiciaire, comme tous les autres genres de la prose, lui doit-elle beaucoup ^ C'est ce que nous essaierons de montrer dans ce chapitre.
Mais avant dlÊXposer la doctrine d'Isocrate, il convient de la rattacher à ses anuîcédents. Isocrate, en effet, a été un \ulgarisateur autant qu'un créateur. Ce qu'il y a chez lui de plus neuf et de plus fécond ne lui appartient pas en propre. Avant de se donner à l'élude de l'éloquence, il avait vécu un temps dans le cercle des socratiques-^. Esprit superfidej, très peu fait pour la spéculation et les abstraction&^JJ s'était rebuté assez vite de la B-hiloso- ghje*. Toutefois cette fréquentation ne fut pas sans profit pour son développement intellectuel : outre le goût des idées générales, il en rapporta une méthode toute faite et des principes immédiatement applicables à l'art oratoire. Cette méthode et ces principes, étudions-les d'abord à leur source, c'est-à-dire rhez Socr,ne^ où ils ont une portée générale et siûûtjÊS-illStCiinients mêmes de la science.
•1. Ihid.
:l. Nous en fivons drjii la preuve dans ce seul fait i|uc' la plupart (les lo}»ogi'iiplios athéniens, à partir d'Isée, sont sortis de son école : entre autres Isée (qui à son tour eut pour élève Déniosthène), Androlion. Lycurgue, Ilypc'iidc.