‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 154 sur 224 · LA THKORIE DE LA NARRATION CHEZ LES RHETEURS · texte numérisé non relu

LA THKORIE DE LA NARRATION CHEZ LES RHETEURS

On a vu plus haut que les rhéteurs siciliens, Corax et Tisias, ne semblaient pas encore être arrivés à la distinction technique de la narration et de la preuve'. Il est probable par conséquent que cette séparation n'a été faite qu'à Athènes. Ce qui est sûr, c'est que dans les plaidoyers d'Antiphon la narration figure comme partie constitutive et indépendante*. Un peu plus tard, tout le nécessaire ayant été dit, on s'égarera même en subtilités et en raffinements plus ingénieux qu'utiles. C'est ainsi que Théodoros de Byzance distinguait de la narration proprement dite une prénarration (zpoStr;7r,ctç) et une postnarration (âxtîtriYncK;) '. Isocrate aussi, en un chapitre de sa technè dont plusieurs fragments sont parvenus jusqu'à nous, avait traité fort au long, semble-t-il, de la narration dans les trois genres, épidictique, démons-

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