Lysias, P. Polystralos, 15. Isocrate, C. Callimachos
5. Plutarque, Vie de Nicias, 4. — Dans le Ploutos d'Aristophane, un des bienfaits dont le chœur rend grâces au dieu est d'avoir délivré Athènes du fléau des sycophantes. Voir encore
l'imputation de sycophantie offrait toujours quelque vraisemblance. Eschine l'insinue contre Démosthène lui-môme, rappelant que celui-ci s'est désisté successivement dans deux procès, l'un contre son cousin Démomélès, l'autre contre Midias'. Il est bien probable que les motifs de Démosthène étaient honorables ; mais entre sa conduite et celle des sycophantes il y avait une ressemblance tout extérieure, dont Eschine tire malif^nement parti. Ajoutons qu'à force d'être répétée, cette épithète avait fini par perdre sa signification précise, sans cesser d'être injurieuse : « Devenu homme, on te donna ce nom qui s'applique à tous les méchants, celui de sycophante'. »
Arrivons enfin aux accusations relatives à la vie privée. Il est de règle qu'on dépeigne son adversaire comme un chicaneur de profession (xsXuTCpiYl^'Wv, ç'.Xiîtxs;)'. Ou bien on l'accuse d'égoïsme ou d'inhumanité : « Parmi un si grand nombre d'Athéniens, toi, Stéphanos, bien plus riche que tu ne méritais de l'être, peuxtu en nommer un seul à qui tu aies versé un secours? pour qui tu aies contribué dans un érane? à qui tu aies fait quelque bien ? » (Démosthène, C. Stéphanos, I, 69.) « Tu n'as même pas racheté un prisonnier des mains de l'ennemi. » (Isée, Héritage de Dicéogène, 44.) Même reproche de Démosthène à Eschine dans le plaidoyer Sur l'Ambassade, et d'Hypéride à Démade dans un fragmenta Plus grave encore est l'oubli des devoirs
Xénophon, Mémorables, II, 9, où Criton se plaiat que les sycophantes lui rendent la vie Impossible.