Voir les textes citt3S p
4. Démosthène, Ambassade, a^W. Hypéride , frag. 5 (Blas.i). Cf. Lysias, C. Eralosthène, 20.
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envers la famille. Aussi rien de plus commun que ces invectives : « Tu as osé porter les mains sur ta mère '. » — « Tu as refusé à tes parents la nourriture et les soins que réclamait leur vieillesse^ » — « Le devoir sacré d'ensevelir ton père, tu l'as négligée » — « Tu as refusé une dot à ta sœur, et tu l'as vendue à un étranger*. » Etc..
On connaît maintenant les éléments traditionnels de l'éloge et du blâme dans les plaidoyers. Reste à rechercher comment ils sont si constants et si peu variables. Cette uniformité ne s'expliquerait pas, si, dans le double portrait qu'ils traçaient d'eux-mêmes et de leur adversaire, les plaideurs athéniens n'avaient eu, plus ou moins consciemment, pour modèle une conception populaire, très arrêtée, du bon et du mauvais citoyen. Cette conception s'était de bonne heure fixée : c'est elle évidemment qui avait donné naissance à la dokimasie. Qu'on examine en effet l'ensemble des qualités exigées des magistrats, on verra que ce sont exactement celles par où le plaideur se recommande aux juges. La dokimasie portait, elle aussi, sur trois points : i° sur les ancêtres du candidat; 2" sur sa vie publique; 3° sur sa vie privée. On lui demandait de prouver qu'il était né de parents citoyens, des côtés paternel et maternel, — qu'il avait pris part aux expéditions militaires, — qu'il s'était acquitté régulièrement de ses obligations financières envers l'État : liturgies, chorégies, triérarchies, contributions, — qu'il n'avait jamais donné de preuves de