‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 220 sur 224 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Résultats généraux de cette étude.

C'est toujours chose téméraire, et en matière d'érudition peut-être plus qu'en toute autre, que de reprendre un sujet maintes fois traité. Par là môme en effet l'auteur s'oblige à apporter du nouveau, documents inédits ou vues originales. Cet engagement tacite, en quelle mesure l'ai-je tenu? Il appartient à d'autres d'en décider. Qu'on me permette seulement, à titre de conclusion, de signaler ici les points principaux sur lesquels je crois avoir fait œuvre personnelle.

Rien de plus souvent cité que le témoignage laconique d'Aristote ' qui rattache aux révolutions siciliennes du cinquième siècle la naissance de la rhétorique. Mais quelle est l'exacte relation de ces deux faits? Cela restait à préciser. C'est ce que j'ai essayé de faire dans mon premier chapitre, en m'inspirant surtout de Diodore.

Il y a, si je ne me trompe, une partie assez neuve dans le chapitre suivant : c'est l'étude détaillée des formes générales d'enseignement de la sophistique. De cette étude ressortira une idée plus nette du rôle des sophistes dans la formation de l'éloquence grecque.

Sur les réformes de Gorgias, en fait de langue et de

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