‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 89 sur 224 · Histoh-c (te ht ljUémlurejiveçque,V\^j^Ji'i · texte numérisé non relu

Histoh-c (te ht ljUémlurejiveçque,V\^j^Ji'i

d'une page quelconque d'Hérodote notre fragment de Gorgias, on sera tout de suite frappé d'un contraste : c'est que la prose de Gorgias a un rythme très marqué, tandis que celle d'Hérodote n'en a pas. En quoi consiste ce r3thme? Princ^pajement dans l'opposition des idées par couples. Exemple, dès le début du morceau : t( ifàp àzfjV tîï; àvopiî! Tî'JTStî uv îeï àvîpic zpssïïvat ; t; oï /.ai t.çzz%'i uv su lil ■jrpîceïva; ; Et tout le reste du morceau est à l'avenant. Le rythme qui sort de là est des plus monotones : car l'antithèse continue, c'est le balancement d'un pendule qui revient mécaniquement sur lui-même : cela a quelque chose de sec, d'inexorablement réglé, et à la longue d'exaspérant. Je sais bien que Gorgias s'essaie à construire de plus longues périodes, mais il n'y réussit pas. Étudiez par exemple la phrase :!■::'. Yip iyi/.Tvts — Èv Toî; Sîivsï;, qui constitue à elle seule une bonne moitié de notre fragment. Vous trouverez d'abord une courte proposition principale ( £-/i-/.Tr,vT: ) , suivie d'un participe en apposition au sujet {r.ç,z-/.^biymç) ; puis, sans aucune particule de liaison, un second participe (v:|;.(:;v:;ç), qui régit quatre infinitifs opposés deux à deux (-/.al \v(v.'i v.v. ciyàv ■/.%'. ::i'.îïv < v-xt iïv >) ; puis un troisième participe (àsy-TiTav-sç), introduit par •«•, et expliqué lui-même par une couple de participes formant antithèse ( i^iuasûsvtî; (i.£v, à.r.z-.€Kvj^r.i- li); puis deux autres attributs au sujet, non liés à ce qui précède, et formant également antithèse (OspàrîvTe;; ^h,y.z\xz-:iL'. 5é); enfin sept autres déterminations attributives qui se suivent sans liaison (xjOi- Sît; — £JcpY-(i-oi — -aûîVTîç — ùSpisTaî — y.cs^i.'.î'. — â^:6:i — Itw'.] , en tout treize appositions au sujet'. Une construction de ce genre trahit autant d'inexpérience que d'ambition. Cette période en effet n'est pas articulée : elle se dissout

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