‹ Essai sur la silicose pulmonaireChapitre 32 sur 39 · M RP PTT UNE FN 2 MA · texte numérisé non relu

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Nous voyons le malade après six mois d'interruption de travail. Entre temps l’analyse des crachats a montré la présence de bacilles de Kocx. Deux radiographies à deux mois d'intervalle montrent une tendance de certains groupes de nodules à la caséification; l'état général, peu brillant il y a deux ans, n’a pas empiré. On distingue à la percussion des zones de matité à la base droite et dans la partie moyenne de l’hémithorax gauche ; à lPauscultation quelques craquements. La tachycardie semble avoir disparu : pouls à 70°. Cœur normal. Température régulière 37,6 ou 37,8 le soir. Ce malade est suivi attentivement et garde le repos.

Nous voyons donc ici comme premier signe, chez un malade pulmonaire chronique, comme premier signe fonctionnel une tachycardie qui inquiète l’ouvrier. Le diagnostic de silico tuberculose est posé :

sur les signes radiologiques positifs ; l'examen de crachats positif ; les données étiologiques.

Des exemples de ce genre abondent dans les observations de silicose. Le diagnostic de silicose est posé longtemps après que les premiers signes ont éveillé l'attention du malade. Poricarp exprime bien l’état de la question dans un article de la Presse Médicale (28 juin 1930) : |

« Le diagnostic de la silicose pulmonaire est fort difficile. I repose surtout sur les données étiologiques et sur quelques signes radiographiques qui sont loin d’être nets

DNA US et ont besoin d’être précisés. En fait pour des sujets présentant des signes de sclérose pulmonaire, on songe à la silicose quand ils ont travaillé un certain temps dans une industrie où la silice intervient. Mais une preuve certaine de la réalité du diagnostic reste toujours à faire on n’a que des présomptions, non des certitudes. »

Poricarp, MAGnIN et MARTIN se demandent alors « si dans l’expectoration des sujets présumés atteints de silicose on ne pourrait pas trouver quelques caractères morphologiques ou chimiques qui permissent de rapporter sûrement à la silice les phénomènes pathologiques constatés ». de

Pour cette recherche, ils se sont livrés sur les crachats

de 35 mineurs au rocher cliniquement suspects de sili-

cose {examen radiologique positif) et sur ceux de

/ 10 sujets tuberculeux non mineurs aux examens suivants

(sur 30 à 50 centimètres cubes de crachats). à Examen microscopique :

1° Recherche des leucocytes polynucléaires neutrophyles, appréciation de leur degré d’altération. 2° Recherche des éosinophiles. 3° Recherche des cellules à particules minérales. 4° Particules minérales libres dans l’expectoration. 9° Teneur en cendre des crachats secs.

6° Présence de particules ferrugineuses, appréciation de sa valeur diagnostique.

Les résultats montrent :

Que chez les mineurs, comme chez les tuberculeux

, tiques banals.

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