‹ Essai sur la silicose pulmonaireChapitre 33 sur 39 · RASE · texte numérisé non relu

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avérés, on constate la présence de leucocytes polynu-

cléaires altérés plus ou moins profondément: fait que l’on retrouve aussi dans les crachats de vieux DÉONCME )

Que l’on ne peut rien déduire non plus de la présence d’éosinophiles {11 fois sur 25), fréquente dans les crachats des mineurs, et de leur absence dans ceux des tuberculeux ; ces éosinophiles peuvent provenir d'asthme ou

-dankylostomiase fréquente chez les mineurs.

Quant aux cellules à poussières minérales, dont la

présence se remarque toujours dans les crachats des

mineurs, ainsi que celle de particules minérales libres, elles prouvent seulement un travail de mine récent. Il en est de même de la teneur en cendre, il ne semble pas que l’on puisse établir un rapport entre son chiffre et la durée de travail à la mine.

La présence de points ferrug'neux ocres est tOnLOrOIS spécialement trouvée dans les cendres des crachats de mineurs, mais son origine reste obscure.

Ces auteurs concluent donc : « Qu'il ne semble pas que l'étude microscopique ou chimique de P expectoration soit susceptible d'apporter une aide notable au A de la silicose. Les renseignements qu’elle fournit se bornent à confirmer des données étiologiques beaucoup plus faciles à obtenir autrement. »

En résumé le diagnostic positif de la silicose se pose

en pratique :

PSE TE EN

1° Sur les signes radiologiques aie nous avons énumérés plus haut.

2° Sur des données étiologiques qu’il faut toujours rechercher. |

Sur des signes physiques variables tels que dyspnée, tachycardie.

4° Après élimination d’autres affections pulmonaires pouvant s’muler la silicose.

Et ce quatrième point est en vérité très important en pratique, car nous lisons dans les observations que le diagnostic de silicose n’est posé que lorsque les autres possibilités ont été épuisées.

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