‹ Essai sur la statistique générale de la Belgique, composé sur des documents publics et particuliers (volume 2)Chapitre 161 sur 299 · DES SAISIES · texte numérisé non relu

DES SAISIES

Sucres. . . .

Sels

Céréales. . . .

Bestiaux. . . •

Toiles ....

Draps

Soieries. . . •

Colons. . . .

Boissons. . . .

Objets divers.

Préemptions . .

. 5 H (Valeur inconnue'.)

sist£iie oc docaxk. — coi

DE

L'influence que la fraude peut exercer sur les tableaux du commerce extérieur, nous [tarait appréciée d'une manière exacte dans les lignes suivantes que nous empruntons à un journal consacré principalement à l’examen des questions commerciales et industrielles dans notre pays ( 1 ).

< En examinant les tableaux de Statistique publiés par le Gouvernement, nous ne prenons pas le change sur leur véritable portée, nous faisons la part des lacunes; nous savons que l'administration des douanes n'a pu tenir inventaire que des marchandises déclarées; nous n'ignorons pas que la fraude dénature en partie les résultats. Mais nous reconnaissons que cette fraude est une plaie qui frappe tous les pays, et que jamais elle n’est assez considérable pour priver la Statistique, qui s'élabore partout, de toute signification; ainsi, s'il est importé, cette année, par 200,000,000 de marchandises, et qu'il en soit importé par 500,000,000 l'année suivante, il en résultera nécessairement, abstraction faite d'une fraude plus considérable, que la somme la plus forte marque un mouvement réellement plus actif; ou ne sera pas certain d’avoir le chiffre entier des importations, mais on verra clairement ■[lit 1 la somme des importations, frauduleuses nu non, est bien plus forte, et par conséquent la consommation plus importante. — D'une autre part, la fraude n'est vraiment importante qu'en fait d'importations de certains produits qui représentent une grande valeur sous un petit volume. Les exportations, ordinairement favorisées quand il ne s'agit pas de matières premières, offrent moins d'appât à la spéculation clandestine. Le transit tic se prête pas non plus â une fraude profitable, surtout dans notre pays, ou règne, à cet égard , un régime libéral , et , on le verra ,

fécond dans ses résultats. — Ainsi, la Statistique commerciale présente l'état 5 peu près réel en matière d'exportations et de transit. Nous pensons qu’en ce qui concerne le mouvement des entrepôts et des ports, les chiffres doivent être considérés comme précis. Ce n’est donc que par rapport aux importations de certains objets manufacturés et de certaines denrées peu encombrantes qu'il est permis d'admettre les chiffres avec réserve. — Os considérations, qui nous semblent fondées et que nous avons trouvées exprimées par des économistes pratiques très-distingués, tendent à démontrer au lecteur que les conclusions générales et en quelque sorte politiques qu'on doit déduire des tableaux officiels sont toujours vraies, malgré les différences proportionnelles que la fraude peut y apporter. Nous le répétons, l'incertitude sur la hauteur précise du chiffre, n'allèrc en rien la valeur du résultat : lorsqu'il n'y a pas d’aggravation de droits d'entrée, la fraude reste , croyons-nous , dans les mêmes proportions avec les importations totales, d’où il résulte que quand le chiffre de ces dernières augmente ou diminue, on doit conclure, sans crainte de commettre une bien grande erreur, que la fraude augmente ou diminue d’autant. >

De quelque» article» de consommation dan» le» ville».

Il résulte de la Statistique comparative des Octrois communaux de Belgique (à laquelle nous aurons occasion de revenir, en traitant des Finances, au chap. VI), que la moyenne de la consommation annuelle par habitant, des objets désignés ci-dessous, a été comme suit, d’après les années 1835 et 1836.

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