ET ARTS
suivantes, à plus de 20,000 par an. La société des bons livres de Gand a été ouverte le 20 avril 1858; son fonds est de 1,700 volumes, et pendant les huit premiers mois il a été donné en lecture 5,450 volumes. La bibliothèque de Termonde a été ouverte le l* r novembre 1838, 4,500 volumes; du 1 er novembre 1858 jusqu’au I er septembre 1859, il a été donné en lecture 5,500 volumes : comparativement à sa population, il serait dillicile de voir dans aucune autre ville des résultats plus satisfaisants. Au mois de juin 1840; la société des bons livres a ouvert une bibliothèque à Louvain; le nombre de volumes dépassait déjà 2,000. — En 1853, une association composée d’hommes appartenant à l’opinion politique libérale, s’était formée à Bruxelles dans le but de fonder dans le Royaume, au moyen de souscriptions, des bibliothèques populaires à l'instar de celles qui existent en Angleterre et en Allemagne. Un grand nombre de bons livrés élémentaires, appropriés aux classes les plus nombreuses de la société, fut tiré à des milliers d'exemplaires et répandu dans les communes, les écoles et les familles. Une association du même genre, mais plus ancienne, existe à Licge; son action nes’étend pas au-delà des limites de la province.
Bruxelles possède un établissement remarquable que les savants distingués du pays et de l'étranger ne manquent pas de visiter : c’est la bouquineric de M. Verbeyst. Dans cette vaste bibliothèque, composée de trois à quatre cent mille volumes, sans compter de nombreux ballots d'ouvrages en feuilles, ou trouve des volumes achetés mille francs, et il y en a par centaines qui valent plus de deux cents francs ; c'est assez dire que ce magasin renferme des ouvrages rares et précieux qu'on chercherait vainement dans les plus riches bibliothèques.
D’après le tableau des patentés en 1835, on comptait dans le Royaume il cabinets littéraires et loueurs de livres (t); tout porte à croire qu'aujourd'hui ce genre d'établissements est de beaucoup augmenté.
Dépôts d’archives. L’État possède plusieurs dépôts d’archives. Le dépôt général est à Bruxelles. Les provinces dans lesquelles se trouvent les autres dépôts, sont celles de Liège, de Hainaul et de Flandre orientale. — Il y a en outre des archives provinciales et communales.
(i) Voy. le détail par province dons notre première, édition, pag. 68 et 69.
SCSI
Archive» de VÊtat. Les archives générales à Bruxelles présentent le chiffre, énorme de 52,573 registres, 38,280 cartons et liasses et 59,742 chartes originales. Et si l’on considère que les liasses et les cartons contiennent communément au-délà de 400 pièces, on jugera de la multitude innombrable de celles-ci. < Certes, il est peu d’États qui possèdent des dépôts aussi considérables; mais il en est moins encore où Ton trouve rassemblées, comme en Belgique, des séries de documents qui embrassent à la fois l'histoire politique, civile, judiciaire, administrative, militaire, commerciale et industrielle de la nation (»). »
« Le dépôt de Liège est un des plus considérables du Royaume, parce que c’est là que sont déposées toutes les archives de l’ancienne principauté de Liège et celles des nombreuses corporations religieuses qui existaient dans cette principauté. Les archives du conseil privé du prince-évéque et des trois états, qui ont été inventoriées en 1837, comprennent seules plus de 2000 registres, indépendamment des dossiers dont le nombre est aussi fort élevé. — Dans le dépôt de Mons se trouvent les archives de l’ancienne cour souveraine de Hainaut, celles des ci-devant états de Hainaut, de la trésorerie, des chartes, de la chambre du clergé, de la chambre dite du point du jour, etc., etc. Un double de l’inventaire des chartes de la trésorerie, dressé depuis 1850, est actuellement déposé aux archives générales à Bruxelles. — Les principales archives, appartenantes à l'État, qui existent au dépôt de Tournay, sont celles du ci-devant conseil provincial de Toumay-Tournaisis , des ci-devant étals de Tournay, celles de l’ancien chapitre cathédral, etc. — Le dépôt des archives de Gand est fort considérable et fort important à cause des collections historiques qu’il rcolerme. Ce dépôt est placé sous la surveillance d’une commission administrative, créée en 1812, par le comité de conservation de la Flandre orieotalc (t). >
Outre le dépôt général de Rruxelles et les dépôts particuliers que nous venons de nommer,
(i) Happorf* de M. Gacha rd à M. le Ministre de r Intérieur et des Affaire* étrangères sur la situation des archive» génénile* du Hoyau me (insérés dons le Moniteur du 21 janvier 1838. et du 21 janvier 1840).
(t) ,\ute à l’appui des demandes de crédit faites au budget pour le service des archives du Royaume (dans le Moniteur du 2% janvier 1810).
on a réuni aux greffes des cours et tribunaux de Bruxelles , de Mons et de Gand , une partie des archives des Conseils souverains de Brabant, de Hainaut et de Flandre.
Archive» de» Province». Quelques provinces possèdent en ce genre de véritables richesses, principalement sous le rapport historique. Les archives de la Flandre occidentale, par exemple, renferment un grand nombre de dossiers d’administration générale et de procédure relatifs au ci-devant Franc de Bruges , qui remontent à l'an 1598. On s’occupe activement à réviser et à inventorier ces archives; la même opération se poursuit à Anvers, à Liège et dans d’autres provinces.
Arc A de» Commune e. La tenue et la con-
servation de leurs archives est expressément recommandée aux administrations communales par un article de loi, et l’autorité veille à ce que celle obligation soit remplie partout Déjà la plupart des villes et communes ont formé l’inventaire de leurs archives anciennes et modernes : il s'y trouve quelquefois des documents très-intéressants pour l'histoire du pays; telles sont les archives de plusieurs villes de la Flandre, comme Àudcnacrde, T4*rmondc, etc. — La tenue des registres de notre étal civil s'est considérablement améliorée dans ces dernières années; l'autorité supérieure, qui porte la plus scrupuleuse attention sur cette branche importante du service public, n’a plus à signaler qu’un petit nombre d’irrégularités qui ne tarderont pas à disparaître entièrement. De la bonne tenue de ces registres dépend en grande partie l’exactitude de l’élément statistique le plus important, la population : ici encore la Belgique se place au nombre des pays qui, comme la Suède et la Suisse, tixent, sous ce rapport, l’attention des savants et des gouvernants.
Misées et expositions d’objets d’art.
Il existe des Musées et des galeries publiques de tableaux dans les villes d’Anvers, de Bruxelles, de Gand et de Liège, qui en ont la propriété et font les dépenses nécessaires pour leur augmentation et leur cutrelien. Le Musée d’Anvers, et celui de Bruxelles qui reuferme aussi un cabinet d’armures appartenant au Gouvernement, possèdent plusieurs chefs-d’œuvre de Rubens et autres grands maîtres de l’école flamande. Le Gouvernement n’ayant point de Musée à lui, les tableaux
SCIKSCI
cl autres objets d'art qui lui appartiennent, de même que ceux dont il fait chaque année l'acquisition, sont provisoirement déposés au Musée de Bruxelles.
Le Gouvernement, voulant perpétuer fa mémoire des hommes célèbres de la Belgique, a décrété l'érection de monuments historiques, de statues, à la mémoire des Belges qui se sont illustrés par leurs talents, leur courage, ou des services signalés rendus au pays : à cet clfel 80,000 fr. ont été portés au budget de l'État pour 4831. — Une résolution semblable a été prise en 1840 par le Conseil provincial de la Flandre occidentale, qui a vole un crédit annuel de 12,000 fr. pour encourager l'érection de monuments publics aux hommes célèbres qui ont reçu le jour dans la province, et à ceux qui, bien que n'étant pas nés dans la Flandre occidentale, s'y sont distingués par la fondation d’établissements utiles à l'humanité ou par d’autres grands services rendus aux habitants de cette contrée. La Flandre occidentale oCTre là un exemple qu'il serait beau de voir imiter par les antres provinces.
Une exposition nationale de tableaux, de sculptures, de gravures et de dessins, a lieu tous les aus, et alterne entre les villes de Bruxelles, d'Anvers et de Gand, de manière que chacune de ces villes ouvre un salon tous les trois ans. Liège et Malines ont une exposition tous les deux ans. Enlln, des associations particulières, une à Bruxelles (institut des beaux-arts) et deux à Gand (sociétés royales des beaux-arts), ouvrent tous les six mois des expositions de tableaux; à Courtrai, une société des beaux-arts, créée depuis quelques années, ouvre également des expositions périodiques et a formé un Musée qui, en cas de dissolution de la société, doit devenir la propriété de la ville.
Les expositions de Bruxelles, les plus importantes de toutes, se font sous la direction de commissions nommées par le Gouvernement; celles d’Anvers sont dirigées par une commission choisie dans le sein de la Société d'encouragement établie en cette ville, cl celles de Gand le sont par la Société royale des beaux-arts et de littérature de la même ville. Les expositions de Liège ont lieu aux frais et pour compte de l’association pour l'encouragement des beaux-arts, et celles de Malines sont dirigées par la Société des beaux-arts de cette ville.
D’après le rapport de la Commission directrice du dernier salon de Bruxelles en 1839, (‘exposition de 1836 avait une supériorité marquée sur I'expo6ilion de 1833, et celle de 1839 a constaté un progrès plus manifeste encore : c'est par un très-remarquable ensemble d'eeuvres distinguées à divers litres qu'elle a brillé; c’est par ses résultats généraux qu'elle s’est principalement signalée à l'attention publique.
L’exposition de 1856 comptait 288 artistes exposants, tant nationaux qu'étrangers, et 610 ou-
vrages ainsi classés :
Tableaux 451
Miniatures et cadres de miniatures. 15
Gravures 12
Sculptures. 45
Cadres de médailles 4
Dessins et lithographies 83
En 1839, il y avait 394 exposants et 813 ou-
vrages, savoir :
Tableaux 506
Sculptures :
Marbres 19
Plâtres. ....... 45
Bronzes. 6
Bas-reliefs 2
Médailles. 51
Dessins 59
Miniatures. . 31
Dessins d'architecture 13
Gravures 40
Lithographies. 51
Daguerréotypes 5
Peintures sur verre 5
Les 394 exposants se divisaient en 310 nationaux, cl 84 étrangers dont G allemands, 2 anglais, 58 français, 17 hollandais, 1 italien. Les villes qui ont fourni les artistes belges sont : Anvers 67; Bruges 7; Bruxelles 164; Gand 27; Liège 10; Louvain 12; Malines II; Alh, Courtrai, ïpres, Evcrghem, Braine-Lalleud, Maastricht et Turnhout, 12. — 6 exposants ont été décorés de l’Ordre de Léopold, 5 ont obtenu la médaille d’or, 15 la médaille de vermeil, et 18
IRSTRCCTIOB PUBLIQUE.
des récompenses pécuniaires ; 76 tableaux et différents autres objets d’art furent acquis pour un tirage au sort : le montant des souscriptions était de 67,740 fr. ; le produit de 1836 ne s'élevait qu'à 23,140 fr.
Observatoire et Établissement géographique. Parmi les autres établissements qui ont pris place dans les annales de la science, nous citerons les deux suivants.
U Observatoire de Bruxelles, dont la construction avait été ordonnée avant la révolution , a été terminé et définitivement organisé sous le Gouvernement actuel. Sa détermination géographique est, comine nous l’avons vu à la page 24 : latitude, 30° 5# 10” 8; longitude à l’Est de Paris, 2° 2’ ; son élévation du rez-de-chaussée, au-dessus du niveau de la mer du Nord, est de 58 mètres. Sous l’habile direction de M. Quetelet, cet Observatoire , muni d'instruments fort précieux, n’est pas seulement utile sous le rapimrl astronomique, il prête encore son concours aux sciences mathématiques et physiques, à la météorologie, à la géographie, à la navigation , aux arts de précision , et en particulier à l'horlogerie. Dans la vue de déterminer avec précision l’heure et la marche du temps, une petite lunette méridienne a été établie dans chacune des villes d'Anvers, Ostendc, Bruges, Gand et Liège, et de grandes méridiennes sont placées dans les murs des cathédrales, hôtels-de-villc ou autres édifices d’uu grand nombre d'autres villes; ces dispositions ont doté la Belgique d’un ensemble d'observations astronomiques inconnu dans le monde (i). L’Observatoire de Bruxelles publie tous les ans un annuaire pour la Belgique, à l'instar de l’annuaire du bureau des longitudes de Paris.
L'Établissement géographique de Bruxelles est une institution privée dont on ne trouve l'analogue nulle part. Son fondateur, M. Ph. Vandermaeleu, à qui la science doit tant de services, est en rapport avec les principales sociétés savantes du pays et de l’étranger. Il existe peu d'établissements particuliers qui méritent plus d'étre visités que l’intérieur de l'Établissement géographique. Le visiteur qui parcourt ses nombreuses
(l) Voy. Rapport à M. le Ministre de V Intérieur, sur les travaux exécutés dans lu vue de déterminer la marche du temps dans les principales localités du Royaume , pnr A. Quetelet, directeur de l'Observatoire de Bruxelles (supplément au Moniteur du 10 février 1830).
pièces s’étonne d’y trouver réunis une riche bibliothèque, un musée d’histoire naturelle et des serres magnifiques qu’enrichissent annuellement des voyageurs belges envoyés dans les autres parties du monde , une école nombreuse au sein de laquelle se forment des géographes en état de lever une carte, de la construire et de la rédiger, avec des dessinateurs et des graveurs de géographie. Il en sort, chaque année, d'importantes publications sur les sciences géographiques, historiques, naturelles, etc. Parmi les publications les plus remarquables de cet Établissement, nous citerons : l’atlas universel en >400 feuilles; l’atlas de l’Europe en 165 cartes sur grand colombier; la carte de la Belgique en >42 feuilles; celle de la flolluudc eu 2-4 feuilles; le plan de Bruxelles en h feuilles de M. l’Ingénieur Craan; les dictionnaires géographiques spéciaux de chaque province de la Belgique, etc. M. Vanderntaelcn publie en ce moment une nouvelle carte topographique de la Belgique en 24 feuilles, dressée par M. l'Ingénieur Gérard, Inspecteur du cadastre à Gaud; une édition complète des oeuvres d'Euler, etc.
Instruction pnbliqne.
L'article 47 de notre Constitution proclame la liberté pleine et entière de l’enseignement : toute mesure préventive est interdite; la répression des délits n'est réglée que par la loi. L'instruction publique donnée aux frais de l’État, est également réglée par la loi.
Jusqu’à présent il a été pourvu par des lois à l'enseignement universitaire (philosophie et lettres, sciences, médecine, droit) et à l'enseignement polytechnique et d'application, aux universités et à l’école militaire. La Législature est saisie d'un projet de loi concernant renseignement moyen et primaire.
Universités. Il y a, en Belgique, |>our le haut enseignement, quatre universités : deux de l’Etat, à Gand et à Liège, l'université catholique à Louvain fondée par le clergé, et l'université libre de Bruxelles fondée par association. Outre les facultés ordinaires de droit, de médecine, de sciences, de philosophie et lettres, l'université de Gand renferme une école spéciale du génie civil et une école des arts et manufactures; l’université de Liège, une école spéciale des mines et une école des arts et manufactures;
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l'université catholique, une faculté de théologie. De chacune des universités dépendent , outre les bibliothèques dont nous avons parié plus haut, pag. 347 et suiv., un laboratoire de chimie, de» cabinets de physique, de minéralogie, de zoologie et d'anatomie comparée, un amphithéâtre d'anatomie, un jardin botanique et des salles de clinique.
Le nombre des élèves qui fréquentent nos quatre universités, est de 1,570 (recensement du 1 er semestre de l'année académique 1859-1840), savoir :
Gand
Liège
Louvain. . . .
Bruxelles. . . .
Nous donnerons tout-à-l'heure la division de ces chiffres par facultés et écoles spéciales.
Universités de l’État (t). La loi organique, qui a créé les deux universités aux frais de l'État, l'une à Gand et l’autre à Liège, est du 37 septembre 1835. C.haquc université comprend les facultés de philosophie et lettres, des sciences mathématiques, physiques et naturelles, de droit et de médecine. Les professeurs portent le titre de professeurs ordinaires ou extraordinaires. Il y a dans chaque université neuf professeurs en sciences, huit en philosophie, huit en médecine, et sept en droit. En cas de nécessité, un ou deux professeurs de plus peuvent être nommés dans chacune de ces facultés. Les professeurs sont nommés par le Roi. Des agrégés , également nommés par le Roi , peuvent être attachés aux universités. Les agrégés peuvent remplacer les professeurs en cas d'empêchement légitime. Le Gouvernement peut appeler au professorat des étrangers d'un talent éminent, lorsque l'intérêt de l'instruction publique le réclame. Les autorités académiques sont : le Recteur de l'université, le Secrétaire, les Doyens des facultés, le Conseil académique et le Collège des assesseurs. Le Conseil académique se compose des professeurs assemblés sou6 la présidence du Recteur. Le
(t) Voy. les rapports du Ministre de l'intérieur sur l'état de l’enseignement dans les universités pendant chacune des années 1838, 1837, 1838, 1859 et 1840 (insérés dons les actes de la Chambre des représentants).
Collège des assesseurs se compose du Recteur, du Secrétaire du Conseil académique et des Doyens de faculté. Il y a près de chaque univers sité un Commissaire du Gouvernement sous le titre d' Administrateur-inspecteur, au traitement de 6,000 fr. Ce fonctionnaire est nommé par le Roi. Le gouvernement est charge de la surveillance et de la direction des universités de l'État. Il est fait annuellement un rapport aux Chambres sur la situation de* universités de l'État. Elles prennent annuellement deux vacances : l'une du 1 er samedi d’aodt au 1 er mardi d’octobre; l'autre du jeudi qui précède le jour de P:\ques jusqu'au second mardi qui le suit.
Chaque élève doit prendre annuellement une inscription, dont le droit est de 15 fr. L’étudiant porté au rêle, prend inscription, pour les cours qu’il veut suivre, près du Receveur nommé à cet effet par le Conseil académique. Il paie pour être inscrit, dans la faculté de droit 50 francs par cours semestriel et 80 francs par cours annuel ; et daus les facultés des sciences, des lettres et de médecine , 40 francs par cours semestriel et 60 francs par cours annuel. L'étudiant qui a payé la rétribution pour uu cours, peut s'inscrire les années suivantes pour ce cours sans être tenu à un nouveau paiement. Nul n’est admis aux leçons académiques que sur l’exhibition d'une carte délivrée par le Receveur de l’Université ou par le professeur.
Deux arrêtes royaux du 1 er octobre 1838, pris en exécution de la loi du 37 septembre 1835, ont organisé une école du génie civil dans la faculté des sciences de l'université de Gand, et une école des arts et manufactures et des mines dans la faculté des sciences à Liège. Dans l'école de Gand on enseigne l'architecture civile, les constructions nautiques, l'hydraulique, la construction des roules et des canaux, la géométrie descriptive avec des applications spéciales aux machines, aux routes cl aux canaux; dans celle de Liège, l'exploitation des mines, la métallurgie, la géométrie descriptive avec des applications spéciales à la construction des machines (î).
(l) Vov. Hcrueile tire arrêtés , réglemente, decision», programmée , déterminant to rganimtàm , le régime et le tgelème (renseignement de f école préparatoire, t' école epéeinle du génie civil, et t école des arte et manufacturée, établir » ù (allai aux fraie de tÉtat; Gfilld, 1838, in-8*. — Kcrucil dee arrêtée, réglemente, décidons , progrom-
isstructioii rcauQie
Kn vue d’assurer le succès de leurs élèves dans les épreuves difficiles qu’ils doivent subir devant les jurys d’examen dont il sera parlé plus loin , la faculté de droit à Gand, et celles de médecine et de philosophie à Liège, ont institué des interrogations et des conférences régulières; en outre, les professeurs de médecine de Liège ont institué, parmi leurs élèves, des concours autorisés par le Gouvernement.
L’État alloue chaque année 24,000 francs pour 60 bourses d'études universitaires, et 42,000 fr. pour voyager à l’étranger. Le conseil communal
de la ville de Gand porte annuellement au budget de la ville une somme de 15,000 fr. à employer en bourses à l’université. Un pareil subside annuel de 15,000 fr. a été voté par le conseil provincial
en faveur de cette université.
— En 4840 les
GO bourses de l'État étaient réparties de la manière suivante :
Université de Liège. . .
— de Gand. . . .
— de Louvain. . .
— de Bruxelles. .
Tableau général du corps enseignant dans les universités de [Étal, en 4840 :