‹ Essai sur la statistique générale de la Belgique, composé sur des documents publics et particuliers (volume 2)Chapitre 237 sur 299 · DÉPENSES POUR CONSTRUCTIONS RÉPARATIONS DE MAISONS D'ÉCOLE · texte numérisé non relu

DÉPENSES POUR CONSTRUCTIONS RÉPARATIONS DE MAISONS D'ÉCOLE

Par

Par

Par les communes

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le trésor.

la province.

et les habitants.

Francs.

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Écoles normales et concours. Il existe plusieurs écoles primaires modèles et écoles normales, principalement destinées à former de bous instituteurs; nous ne comprenons pas ici les institutions de ce genre établies près des («lits séminaires, et dont nous avons déjà parlé à la page 361 , col. 2. Il y a en outre des concours pour stimuler le zèle des instituteurs cl des élèves. Nous allons présenter des détails sur ces deux objets, en suivant l'ordre des provinces.

Anvers. Deux écoles normales sont subsidiées par l'État : l'une à Anvers (I l professeurs et 222 élèves), l’autre à Matines (6 professeurs et 129 élèves). — Des concours ont été institués le 11 juillet 1838 par le Conseil provincial. Au concours de 1839 avaient pris part 86 élèves appartenant à 47 écoles; celui de 1840 a réuni 131 élèves de 71 écoles, ce qui donue une augmentation de 44 concurrents et de 24 écoles.

Rrabant. Ici également deux écoles normales

sont subsidiées par l'État; ce sont celles de Bruxelles et de Louvain , où les instituteurs de six communes du Brabant ont été placés. — Des concours semblables à ceux qui ont lieu dans la province d'Anvers, ont été organisés dans le Brabant, par arrêté de la députation de cette province en date du 19 novembre 1839. — La province de Brabant, possède encore des sociétés d'instituteurs qui se réunissent à des époques périodiques pour discuter les questions relatives à l'enseignement.

Flandre occidentale. Il n'y a point de renseignement pour cette province.

Flandre orientale. L’école primaire modèle de Gand, subsidiée par l’État, compte 150 élèves; une autre école normale fondée à Gand sous les auspices de la province, compte à peine une année d'existence. — Il y a dans la province une société d’instituteurs.

Ilainaut. L’État sulaidic deux écoles norma-

IlSTftUCTIOB PUBLIQUE.

les : l’une à Mons, l’autre à Tournai. — Des concours annuels sont établis entre les instituteurs des communes rurales dont la population n'excède pas 1200 Ames: 48 concurrents ont tenté les épreuves de 1839; ce nombre est supérieur à celui de l’année précédente.

Liège. La ville de Liège a une école normale auprès de laquelle la province a fondé 39 bourses et demi-bourses, et dont les cours sont suivis par 29 instituteurs. — Le Conseil provincial a fondé des concours entre les élèves et entre les instituteurs. — Une société d'instituteurs.

Limbourg. 11 y a également dans cette province une société d'instituteurs. Le conseil provincial a établi en 1836 des commissions chargées d’examiner les instituteurs subsidiés ou à subsidier par la province, et de leur conférer certains grades d'après leurs capacités.

Luxembourg. Yirton possède une école normale. — En 1857, le Conseil provincial avait créé des concours pour les instituteurs. Les résultats de l’année 1840 ont été beaucoup plus remarquables que ceux de l’année 1839, tant sous le rapport du nombre des concurrents que sous celui de l'état des études : 70 instituteurs seulement avaient coucouru en 1859; ce nombre s'est élevé, en 1840, à 189.

Namur. La ville de Namur a une école normale subsidiée par l'État.

Autres institutions gratuites. Bruxelles, Bruges, Liège, Verviers et d’autres villes possèdent des écoles du soir pour l’instruction de la classe ouvrière. — Les écoles dominicales à Anvers comptent environ 4,000 élèves; elles font des expositions d'objets d'art pour subveuir aux frais qu'occasionnent les distributions des prix. Dans la même province, à Bornhem, bourg de l’arrondissement de Matines, il existe également une école dominicale. Les écoles dominicales de la Flandre orientale, au nombre de 1G0, sont suivies par 55,000 élèves dont les deux tiers fréquentent aussi les écoles primaires. Le Hainaul en compte I l qui réunissent 2,779 élèves.

Plusieurs villes populeuses ont institué des écoles gardiennes ou salles d’asile, où les enfants d'artisans en bas âge sont instruits et surveillés pendant que leurs parents se livrent au travail ; dans les contrées flamandes, ccs écoles remplacent successivement les spcel-schoolcn qui y existent de temps immémorial et sont ainsi appelées

parce que les parents n’y envoient leurs enfants que pour les laisser jouer et pour s'en débarrasser. A Bruxelles, les quatre écoles gardiennes renfermaient environ 750 enfants des deux sexes à la ûn de 1838, et 1037 en 1839; en 1840, il y en avait cinq, donnant asile à 1,217 enfants; elles reçoivent chacune 200 fr. de la province. Louvain a une école de ce genre fondée par M. le curé de St.-Jacqucs, où se réunissent 250 enfants. Bruges en a ouvert trois depuis quelques années, elles comptent 1,095 élèves. L’école gardienne pour garçons et pour filles que la ville de Gand avait fondée à grand frais, était si peu fréquentée qu'elle a dù être fermée. Douze institutions de ce genre sont établies à Tournai avec 800 élèves, et la ville de Mons vient d'en ouvrir une; deux communes rurales de la province de Hainaut ont suivi le même exemple. Liège qui, en 1837, avait quatre de ces écoles avec 430 élèves des deux sexes, en comptait cinq et 959 élèves en 1859; la même année 1839 les écoles gardiennes de Verviers étaient fréquentées par 561 enfants; en 1810 les écoles de Liège et de Verviers comptaient ensemble 1,619 élèves. — La plupart de ces établissements sont subsidiés par l’État.

Dans les écoles d'arts et métiers, dont la plupart sont dirigées par des religieuses ou des ecclésiastiques, on enseigne aux enfants des classes ouvrières la filature, le tricot, la broderie, la dentcllcrie ou la couture. Il existe plusieurs de ces écoles à Anvers, une à Matines, une à Louvain, une à Jodoigne, quatre à Bruges, une à Thielt; celles de Bruxelles, d’Anvers, de Mons, de Courtrai, ont déjà été mentionnées à l’article dentelles, page 96, col. 2. Ccs écoles sont le plus nombreuses dans lif Flandre orientale qui en possède environ 18 fréquentées par plus de 1,200 élèves. — Il existe à Messines, près d’Ypres (Flandre occidentale;, une école spécialement destinée à 187 filles de militaires peu fortunes, qui y reçoivent les premiers éléments de l'instruction, et apprennent un métier qui puisse leur procurer des moyens d’existence à leur sortie de rétablissement (i).

La loi du 3 mars 1836 a posé le principe que l'État ou la cité doit pourvoir aux besoins physi-

(t) On peut lire dans le Rapport sur In situation de la Flandre occidentale, année 1839, pag. 45-51 , d'intéressants details historiques et statistiques sur l'hospice royal de Messines, dont In fondation remonte à près de huit siècles (année 1060).

quos cl moraux de lout aveugle comme de tout sourd-muet indigent (i). D'excellentes institutions sont consacrées dans notre pays à ces deux classes d’infortunés qui y reçoivent l'instruction la plus étendue. Ces établissements sont les suivants : — Deux hospices ou pensionnats pour les aveugles et les sourds-muets des deux sexes ont été ouverts à Bruxelles, en 1834 et 1835, par lessoins du vénérablcchanoincTrieslM'undirigépardcs sœurs de la charité , comprend 6 jeunes filles aveugles et 35 sourdes-muettes; l’autre, sous la direction de frères de la charité, a 20 aveugles et 31 sourdsmuets. La pension de chaque élève est de 475 fr. et est supportée par la province, les communes, les bureaux de bienfaisance et les familles. — lin établissement du même genre a été fondé à Bruges en 1835 par M. l’abbé Carton; il compte 61 sourds-muets, 8 aveugles, 1 sourde-muette et aveugle. Les sourds-muets apprennent un métier et ne rentrent dans la société que lorsqu'ils se trouvent à même de pourvoir par leur travail à leur entretien. Les effets d'habillement sont confectionnés dans la maison même. La pension est de 275 fr. à partir de l’année 1811; auparavant elle n’était que de 200 fr. Le Gouvernement et la province favorisent par des subsides cette intéressante institution. Un établissement pour les sourds-muets a été fondé en 1831, sous la direction d'une congrégation de femmes, à Moorslede, arrondissement de Roulera. — Gand a, depuis 1822, un établissement pour l'instruction des sourds-muets de naissance, fondé par M. le chanoine Triest, cl dirigé aujourd'hui par M. le chanoine de Decker. Les pensionnaires, au nombre de 71, y apprennent tout ce qui constitue une bonne instruction primaire; ils y apprennent en outre, les garçons un métier de leur choix, et les

filles la couture et en général tous les ouvrages de main. La pension est de fr. 325-96 centimes, habillements et tous autres frais y compris. — Une école exclusivement destinée à l'enseignement des sourds-muets est ouverte à lions, et réunit 21 élèves, presque tous pensionnaires, auxquels on enseigne la lecture, l’écriture et le calcul; il est question d’y joindre l’enseignement d'un métier qui puisse mettre les élèves à même de trouver, au sortir de l’iiistitution, des moyens assurés d’existence. L’institut du même genre qui existe à Tournai, n'a que cinq élèves, lions possède en outre un institut pour le traitement des ophthalmiques. De grands résultats y ont été obtenus, grêce aux soins de l’habile chirurgien, M. Stievenaert, qui dirige cet établissement ; depuis le 1 er juillet 1836, époque de sa fondation, jusqu’au l*r janvier 1810, 439 malades y ont été reçus, 254 en sont sortis complètement guéris, l'état de 96 autres s'est amélioré d’une manière sensible, 54 ont été traités sans succès et 20 étaient en traitement. — L'institut royal des sourds-muets et des aveugles à Liège, créé en 1820 et dirigé par M. Pouplin, a compté, en 1839, 35 élèves qni y ont été entretenus aux frais de l'État, de la province, des communes, des hospices de Liège, des bureaux de bienfaisance et au moyen de collectes et souscriptions. — Un institut de sourds-muets s'est ouvert depuis peu à Namur; il ne compte encore que sept élèves.

Coites.

Le clergé séculier, sans distinction de culte, est rétribué par l'État ; avant le morcellement du Limbourg et du Luxembourg, cette rétribution à charge du trésor public était de 4,186,150 fr., ainsi répartis :

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