ÉLÈVES
PROVINCES
Villes.
Communes
rurales.
Total.
Villes.
Communes
rurales.
Total.
Nombre d'élèves par habitants (a).
1 sur
Probant
Flandre occidentale.
ti
Flandre orientale. .
Hainaut
Liège. .....
Limbourg. . . .
Luxembourg. . .
Namur
Totaux. .
La proportion du nombre des enfants qui ont reçu l'instrurtion gratuite, an chifTre total des élèves a été en 1859, savoir :
Dans la province d'Anvers, du quart;
Dans le Brabant, de la moitié ;
Dans la province de Liège, des cinq douiièmcs;
Dans le Limbourg, du cinquième;
Dans le Luxembourg, aussi du cinquième.
Les documents qui précèdent prouvent bien l’augmentation du nombre des écoles et des élèves ; toutefois, ainsi qu'on l'a fait remarquer avec
(i) Calculé sur la population de 1836 (4,219,600 habitants).
(t) Population de fin 1839 : 4,028,677 habitants.
raison, cette augmentation n'est pas un signe certain du progrès de l'instruction :cn effet, les rapports officiels établissent qu'en général l'état des écoles primaires laisse encore beaucoup à désirer, tant sous le rapport du personnel que sous celui des méthodes d'enseignement. Les chefs d'instruction sont léin d'être bons partout : de toutes parts aussi on réclame l'organisation déffnitive que nous promet le projet de loi relatif i l'instruction primaire et moyenne proposé à la Chambre des Représentants depuis le 31 juillet
En attendant une réorganisation si vivement désirée, le Gouvernement comme les provinces et les communes ne négligent aucun soin , n’é-
INSTRUCTION PURI.IQUK
pargncnl aucun sacrifice , pour améliorer le sort des instituteurs cl leur procurer des salles d'école et des logements convenables, c'est-à-dire des maisons d'école, dont 1,010 communes, ou environ les deux cinquièmes des communes du Royaume, sont encore dépourvues. — Le tableau suivant indique, pour l'année 1839, 1° les sommes qui ont été allouées pour le traitement des instituteurs primaires, 2° les sommes dépensées pour conslruetions ou réparations de maisons d’école. Sous ce dernier rapport, on remarquera que les provinces de Hainaut et de Luxembourg sont celles où l'on a dépensé le plus pour cons-
tructions ou réparations, puis, ce qui est encore plus remarquable, que c'est précisément la province la moins aisée, le Luxembourg, où les communes et les habitants ont montré le plus d'empressement : outre que cela peut tenir à ce que les provinces les plus riches se sont trouvées pourvues plus tôt des locaux et du matériel nécessaires à l'enseignement, c'est aussi une preuve à l'appui de la remarque que nous avons eu occasion de faire à la page 53, col. 2, que de toutes les provinces du Royaume, c'est celle de Luxembourg qui marche en tête du progrès moral.
traitèrent au.ocê