‹ Essai sur la statistique générale de la Belgique, composé sur des documents publics et particuliers (volume 2)Chapitre 239 sur 299 · LEGS ET DONATIONS · texte numérisé non relu

LEGS ET DONATIONS

PROVINCES

Personnes

individuelle

Nombre

des

des

secourus

d'établis-

Voleur.

secourues.

secours.

secours.

au chiffre de la population.

sements

acceptants.

Fr. C.

Fr. c.

Fr. C.

Anvers

1 sur 10

Brabant. . . ■

Flandre occident.

Flandre orientale.

Hainaut. . . .

Liège

Limbourg. . . .

Luxembourg. . .

N'amur. . . •

Totaux. . .

BIKarAISXXCE FCM.IQOK.

D'après ces données, le nombre des personnes secourues est : du cinquième dans la Flandre occidentale et le llainaut; du septième dans le Brnliant, la Flandre orientale et le Limbourg; du neuvième dans les provinces d’Anvers, de Liège et de Namnr, et du soixante et unième dans le Luxembourg. On remarque que c'est dans la Flandre occidentale que les secours ainsi que les legs et donations sont les plus considérables; c’est aussi, comme nous T avons vu à la page 53, colonne 2, la province où le paupérisme est le plus répandu. — Il parait que l’indigence a le plus souvent |>our origine le grand nombre d'enfants; dans certaines provinces cette circonstanee est signalée comme ayant déterminé l’indigence chez la moitié au moins des familles secourues. Les autres causes se présentent dans l'ordre suivant : le défaut de travail, le grand âge, les infirmités, les malheurs particuliers, l'inconduite. Une cause du paupérisme dans notre pays, que nous croyons devoir ajouter à celles-là, est la fréquentation des cabarets, habitude funeste qui règne généralement dans les classes inférieures. Nous avons déjà dit, pag. 81 et 82, les tristes effets de l'ivrognerie dans les districts charbonniers dti llainaut, et les remèdes que la Chambre de commerce de cette province propose d’y appliquer. Nous avons vu aussi, pag. 112 et 113, que l’on n'a pas atteint le but moral que s’était proposé la loi du 18 mars 1858 frappant d'un iinpél nouveau les boissons distillées. Nous pensons avec la Chambre de commerce du llainaut que c’est par de bonnes mesures de police, par la propagation de l'instruction populaire, par les prédications, par le travail, qu’il faut moraliser les peuples cl les prémunir contre l’indigence et la mendicité : ces moyens sont bien plus efficaces que ne peuvent l'étre les mesures de finances, qui sont souvent elles-mêmes une cause d'immoralité par l’appât qu’elles offrent à la fraude et à la contrebande.

Am iens de en muté. Des ateliers de charité, des travaux publics, offrent aussi, dans quelques localités, une ressource aux ouvriers sans occupation. L’atelier de charité de Gand, érigé en 1817, renfermait, en 1839, 116 individus des deux sexes. Les dépenses, tous frais compris et déduction faite du produit des travaux, se sont élevés à fr. 1-72 par individu et par semaine. Is>s deux sexes sont placés dans des ateliers dif-

férents et n’ont aucune communication entre eux; tous, valides et invalides ou infirmes, reçoivent un salaire. Les travaux consistent principalement dans la filature et le tissage de toiles d'éloupes et toiles d’emballage, dans la filature et le tissage d’étoffes de laine destinées à l'habillement des indigents et des enfants trouvés, dans la confection des habillements dt-s gardes champêtres; 70 à 100 dentellières y confectionnent des dentelles fond Valenciennes; Ira charpentiers y sont «râpés aux ouvrages nécessaires pour le casernement des troupes et pour les institutions de bienfaisance. On donne du travail à domicile à ceux qui ne peuvent se rendre à l'atelier aux heures des travaux; le nomlire de ces derniers a été, en 1839, de 73. Il existe également à Anvers et à Matines des ateliers de charité, fondés sous l’administration française. Dans l'un on fabrique des tapis, et dans l’autre des étoffes de crin, des couvertures de toiles et des étoffes de lin. Ces établissements dont le menu se compose du produit du travail des indigents et d’une somme d'environ 20 à 30 mille francs, forment de véritables dépendances des bureaux de bienfaisance. Des établissements à peu près semblables se sont formés dans quelques communes rurales de la Flandre orientale : il en a été érigé dans 15 communes; elles y occupaient au 31 décembre 1859, 571 indigent».

Les travaux ont consisté en filature et tissage de toiles Le même système a été imité dans deux communes du Brabant. — Pour ce qui concerne les institutions où les enfants des indigents apprennent un métier, vov. plus haut page 567, col. 2.

IlYGifcixE l'CBl.lyl K. Ainsi que nous l’avons dit à la page 356, colonne 2, nui ne peut pratiquer, en qualité de médecin , de chirurgien ou d’accoucheur, s’il n'a été reçu docteur. Les listes des personnes admises à l’exercice de l’une ou de l’autre branche de l’art de guérir sont arrêtées et publiées chaque année par les autorités provinciales. Les listes officielles ont constaté, pour 1810, l'existence en Belgique de :

Docteurs en médecine 1,218

Chirurgiens et officiers de santé. . . 1,088

Accoucheurs 501

Pharmaciens 781

Droguistes. 38

Sages-femmes 865

Dentistes 13

BIENFAISANCE PCSLIQUE

Il est à remarquer que quelques-uns des nombres compris dans cette énumération ne sont pas aussi grands qu'elle semble l’indiquer, parce que beaucoup de praticiens sont autorisés à exercer à la fois diverses brandies de l'art de guérir, de sorte que, par exemple, un docteur en médecine, en chirurgie et en accouchement, a dû être porté sous chacun de ces trois titres. La plupart des conseils provinciaux ont voté des encouragements en faveur des personnes qui se vouent à la profession de sages-femmes , dont le besoin se fait généralement sentir dans les campagnes.

D’après le tableau ci-après, comparé à celui que nous avons donné plus haut, page 18, les résultats des vaccinations opérées en 1839, sont plus satisfaisants que ceux constatés pour les années précédentes; cil outre le nombre réel des vaccinations est beaucoup plus élevé, attendu que les praticiens se bornent souvent à déclarer le nombre des vaccinations gcaluites qui leur donne droit à la médaille.

PROVINCES

VACCINATIONS

NOÎIBHK

gratuites. payées.

Total.

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