‹ Essai sur la statistique générale de la Belgique, composé sur des documents publics et particuliers (volume 2)Chapitre 240 sur 299 · DES NAISSANCES · texte numérisé non relu

DES NAISSANCES

Anvers

Brabant

Flandre occidentale

Flandre orientale

Hainaut

Liège

Limbourg

Luxembourg

Namur. .

On a fait la remarque que c'est moins la

vac-

dentale (à Swcvczecle, 1,C00 habit., en moins

rinatinn des indigents qni est négligée que

celle

de deux mois, 22

personnes

furent atteintes et

des individus de la classe moyenne.

•4 succombèrent) ; .à Goltignies, 1,100 babil., dans

La petite vérole a continué, en 1839, à

sévir

le Hainaut; à Tongres, ainsi que dans deux autres

sur quelques points et parait même s'étre

alla-

localités du Limbourg (à lloesselt, 2,000 habit..

quée parfois aux personnes qui dans leur enfance avaient subi l’opération de la vaccine; cette circonstance a fait naître la présomption qu’après un certain laps de temps, la vaccine perd de son elllcacité et qu'il serait nécessaire de renouveler l’opération. 11 y a eu dans les provinces de

Anvers 111 malades, 105 décès.

Brabant

Flandre occidentale.

Flandre orientale. .

Hainaut. ....

Liège ( la ville de Liège exceptée). .

Pendant la même année, la Bèvrc typhoïde a régné dans un petit nombre de localités du Brabant (1 lloutain-le-Val, commune de 900 habitants, la maladie a sévi d’une manière assez intense); dans deux communes de la Flandre occi-

sur 20 malades, huit ont été enlevés, sept appartenaient à la même famille) , et dans deux communes de la province de Namur (Bovesse, 330 habit., et Champion, 665). — A Nedcr-Overhembeek, commune du Brabant, une dyssenteric s'est déclarée et a attaqué principalement la classe indigente. — La rougeole s’est déclarée dans la Flandre occidentale, mais avec moins d'intensité qu’en 1838. Cette maladie a fait aussi quelques ravages dans diverses localités de la Flandre orientale et notamment à Gand. Quelques cas se sont également montrés à Mons, ainsi qu'à Fosse province de Namur. Au commencement de 1839, il a existé à Casteau (Hainaut) une maladie épidémique que l’on a reconnu être la rougeole compliquée de bronchite, de gastro-entérite et quelquefois d’angine. Pendant l’espace d’un mois, 250 enfants en ont été atteints; 15 ont Succombé.

La construction d'un lazaret est réclamée à

■IClrltUlCE VimUIQllE.

Anvers, en remplacement de la station de quarantaine établie au fort S ,e -Maric.

Hospices et hôpitaux. Chaque ville un peu considérable, et même certaines communes rurales, possèdent des hospices pour la vieillesse et des hôpitaux où les malades indigents sont traités gratuitement. La plupart de ces établissements sont communaux ; les autres sont des fondations particulières qui ont leurs revenus spéciaux. On compte dans le Royaume, en 1839, 274 hôpitaux et hospices, dont la population moyenne est de 17,909 individus, et dont les dépenses sont de fr. 4,498,706-32. La moyenne annuelle du nombre des personnes admises et entretenues dans les hospices et hôpitaux, pendant la période de 1831 à 1834, s'est élevée à 22,880. Ce nombre a beaucoup diminué comme on voit, même en tenant

PROVINCES

Anvers.

lirabanl

Flandre occidentale

Flandre orientale.

Uainaut

Liège

Limbourg

Luxembourg

Namur

Totaux

Dans ce relevé ne sont pas compris les hospices d’alicnés ni les hospices de maternité.

Maisons o'aliënés (i). Les documents officiels les plus récents accusent un nombre total de 2,612 aliénés refus dans les hospices ou entretenus à Chcel ; c'est un aliéné sur 1 ,540 habitants. Toutefois ce n'est pas là le nombre exact des aliénés en Belgique, car il ne comprend pas ccnx qui restent dans leurs familles : des recherches seront faites incessamment à ce sujet (a) :

Dans la province d'Anvers, la ville de ce nom possède un hospice spécial pour les aliénés; la population moyenne, en 1839, en a été de 132. Dans les villes de Lierre, Matines et Turnbout, des chambres sont disposées dans les bAtimeuls

(I) Voy. page 50, colunne 1.

(t) Voy. ci-après, page 373 , col. I , îles calculs exacts pour une province, la Flandre occidentale.

compte de la diminution produite par le morcellement du Limbonrg et du Luxembourg. Dans le nombre de 274 hospices et hôpitaux, il y en a 63 qui appartiennent à des communes rurales; la Flandre orientale seule figure pour près des trois quarts dans ce nombre, lin nouvel hôpital s'élève à Bruxelles sur des proportions grandioses et coûtera d'un million et demi à deux millions (fr. 1,752,589-93 d'après le devis estimatif); un autre à Louvain sur le plan du grand hospice de Bordeaux (la dépense est évaluée à fr. 582,744-44); un nouvel hospice pour les vieillards à Bruges et à Courlrai. 11 vient de s'ouvrir à Bruxelles un hospice pour les enfants malades et valétudinaires, à l'instar de celui qui existe à Vienne. Voici la division, par province, des chiffres donnés

pour 1839.

Nombre des hôpitaux et hospices.

Population

moyenne.

Dé|>ciis«s.

Fr. C.

soit des hospices, soit du bureau de bienfaisance, pour y loger les aliénés, en attendant que leur position s’améliore ou rende nécessaire leur translation à Glieel ou dans une maison de santé. — Gheel est un bourg de 7,000 âmes dans l'arrondissement de Turnhout : une partie de la populatioo se consacre à la surveillance et à l'entretien des personnes frappées d'aliénation mentale, et trouve dans ce genre d’industrie des moyens d'existence. Le nombre des aliénés qui y ont été entretenus pendant le courant de 1839, s'est élevé, terme moyen, à 679, dont 554 hommes et 523 femmes; le nombre de décès a été de 34. < Les habitants de Gbeel traitent les insensés avec une familiarité qui captive leur confiance, lis devinent leurs penchants, savent se prêter à leurs bizarreries, ou les combattre à propos; une longue observation leur a donné le secret des moyens à employer

8IEXFAISASCF. PUBLIQUE.

pour chaque genre de folie. Souvent d’un mot, d'un geste, ils calment les plus furieux. On est frappé de l’air bien portant de ces malheureux. Beaucoup parviennent à un âge avancé: on compte parmi eux deux centenaires. La plupart des aliénés se rendent utiles. Ceux-ci coopèrent aux soins du ménage; ceux-là se livrent aux travaux de l'agriculture; d'autres trouvent des distractions dans l'exercice d’une profession ou d’une industrie. La colonie de Cbeel compte des siècles d'existence. La spécialité du mode de traitement employé, a attiré sur elle l'attention des savants les plus distingués.... Nulle part on ne trouve à placer les aliénés plus économiquement qu'à Gbeel. La pension y est defr. 160 à 200 par an. Aussi la colonie renferme-l-clle des aliénés de toutes les provinces de la Belgique et même de l'étranger (i). >

Dans le Brabant, l'administration des hospices de Bruxelles entretient annuellement 170 à 180 aliénés à Cbeel; la province possède en outre huit établissements particuliers, deux à Louvain, deux à üiest, un à Tirlemont, deux à S'-Jossetcn-Noodc et un à IJcclc qui est le plus récent; celui de Koekelberg est supprimé depuis quelques années. La population réunie des établissements qui viennent d'élre nommés, sauf celui d’Uccle, ne s'élevait en 1834 qu'à 162 individus. — Ou a le projet de fonder un hospice provincial destiné au traitement et à l'entretien des aliénés; il coûtera il un demi million.

La Flandre occidentale possède quatre établissements, dont deux sont situés à Bruges, le troisième à Ypres et le dernier à Menin. Au 31 décembre 1839, on y comptait 432 aliénés, dont 201 hommes et 231 femmes : 62 en sont sortis guéris pendant le courant de l’année 1839, et 22 y sont décédés: sur ce nombre, 58 individus sont ordinairement enfermés. 11 existe dans les différentes parties de la province 902 aliénés, ce qui donne à peu près la proportion d'un aliéné sur 700 habitants. Des recherches qui ont été faites sur l'âge auquel l'aliénation s'est déclarée chcx ces 902 individus, ont fait connaître que cet accident a été déterminé chez 257 d’entre eux avant l’àge de dix ans; chez 402, de 10 à 40 ans, et de 40 à 80 ans pour les 245 autres. Des recherches

(i) Exposé de la situation de la province d'Anvers pour 1839, page 89.

ont été également faites dans le but de découvrir les causes probables de ces lésions mentales : 195 de ces uffcctions sont attribuées à des causes physiques; 248 à des causes morales; 179 à des causes inconnues ou héréditaires, et 280 aliénés l'étaient de naissance. Parmi les causes physiques, l’épilepsie, le libertinage, l'ivrognerie se présentent en première ligne. Parmi les causes morales, les plus puissantes paraissent être les scrupules religieux, l'amour contrarié, les revers de fortune. — Il est également question de créer, pour la Flandre occidentale, un hospice provincial.

Dans la Flandre orientale, on compte huit hospices d’aliénés, un à Gand, un à Tcrmonde, trois à S'-Nicolas et les autres dans des communes rurales. Leur population réunie était, au 1 er janvier 1840, de 245 hommes et 526 femmes ; en tout 571 personnes atteintes d’aliénation mentale.

Dans le Ilainaut ou compte : à Tournai, un hospice contenant 32 aliénés; à Mons, une semblable institution, qui en renferme 65; puis l'insti- (ion dite Hospice de Froidiuont, qui contenait, en 1838, 98 aliénés, mais qui va être agrandi et disposé pour l'introduction d’un système curatif mieux approprié. — Des négociations sont ouvertes entre l'Etat cl la province pour la création d'un hospice provincial.

Dans la province de Liège, la ville du même nom possédait dans ces dernières années deux hospices pour les aliénés indigents : leur population s'élevait, en 1850, à 76 hommes et 88 femmes; il s'y trouvait en outre deux instituts particuliers pour la guérison des insensés des deux sexes, dont le nombre n'a jamais excédé 20 à 25. Les documents olliciels ne contiennent aucun renseignement à cet égard.

Le Limbourg ne possède d'antres etablissements consacrés à l'entretien d'individus affectés de maladies mentales, qu'un hospice qui se trouve joint au dépét de mendicité de KccUtcim et où les aliénés, au nombre de 141 , sont soignés aux frais des communes auxquelles ils appartiennent, et l'hôpital civil de Tongres, qui en conlienl 16.

Les provinces de Luxembourg et de Namur envoient leurs aliénés, soit à Gltecl, soit à l’hospice de Froidmont.

Hospices de mateb.mté. Quelques provinces possèdent des hospices ouverts aux femmes en couches. Des sociétés de charité maternelle existent à Liège, à Verviers, à Gand, à Mons, à

MESrSISAXCE PUBLIQUE

Tournai ; plies fournissent des secours aux femmes en couche, soit à domicile, soit cil les admettant, pendant un cerlaiu temps, dans les locaux appropriés à cet effet. — L'hospice de maternité de Bruxelles, créé en 1831 et auquel sont affectées quatre bourses fondées par la province en faveur d’élèves sages-femmes, a reçu, en 185!), 606 femmes, dont quatre seulement sont décédées; il y est né 655 enfants, 67 sont décédés, dont 53 n'étaient pas nés viables, lin établissement semblable existe à Louvain. Gand a une école provinciale de maternité dont l'établissement est anterieur à 1850, et dont les dépenses sont couvertes par un subside annuel sur les fonds de la province et par les rétributions des élèves au nombre de 17; pendant l’espace d'une année, huit ont été reçues sages-femmes; 178 femmes y ont été admises en 1850, et 176 enfants y Sont nés. — Les deux sociétés maternelles de Liège et de Verviers ont secouru pendant cette même année 858 femmes, qui ont reçu ensemble une somme de 12,191 fr. La société de charité maternelle de Gand , fondée en 1833 par M. le chanoine Tricsl, a secouru, en 1859, 316 mères pauvres et 651 depuis 1857; S. M. la Heine des Belges a voulu prendre cette société sons son [latronago spécial. Anvers s'occupe de l'établissement d’une société de la même nature. — Au nombre des causes du concubinage et des naissances illégitimes qui en résultent, sont les difficultés qu'éprouvent les pauvres à se procurer les pièces nécessaires pour le mariage. Dans le but d'amener le mariage civil et religieux des indigents qui vivent ainsi dans le désordre, il s’est formé à Bruxelles une société à l’instar de celle qui existe à Paris depuis 1836 cl dans les principales villes de France. D’après les comptes de la société en 18t0, le nombre de mariages justifiés à Bruxelles est de 369, et dans les faubourgs de 335; celui des enfants légitimes est de 176 à Bruxelles, et de 191 dans les faubourgs. Il reste 19 couples de 1810 pour lesquels on s'occupe à recueillir les papiers. Outre les roupies mariés, il y en a eu 56 qui, ayant obtenu leurs papiers, ne se sont pas mariés, ou , s’ils ont rempli ce devoir, ont négligé d’en faire part à la société. Les dépenses, qui se sont élevées pour ladite année 1810 5 fr. 1895-51, sont couvertes par la charité chrétienne et une subvention du Gouvernement. Les actes nécessaires pour le mariage civil ne sont délivrés gratis

qu'aux seuls indigents qui se trouvent dans les termes des arrêtés donnés en leur faveur.

Maisons d'ohi-delins et d'enfants trouvés (<). On compte en Belgique plusieurs établissements destinés à recevoir les orphelins; ce sont, pour ta plupart, d'anciennes fondations successivement dotées par des legs et des donations de particuliers.

Aux termes de la loi du 50 juillet 1851, les frais d'entretien des enfants trouvés nés de père et mère inconnus, sont supportés pour une moitié par les communes sur le territoire desquelles ils auront été exposés, sans préjudice du concours des établissements de bienfaisance, et (Hoir l’autre moitié par la province à laquelle les communes appartiennent. Les frais d’entretien des orphelins indigents et des enfants abandonnés nés de père et mère connus, seront supportés par les hospices et Imreaux de bienfaisance du lieu du domicile de secours, sans préjudice du concours des communes. Si le domicile de secours ne peut être déterminé, ces enfants seront assimilés aux enfants trouvés nés de pan-lits inconnus. Il est alloué au budget de l’État un subside annuel pour l’entretien des enfants trouvés : cette allocation est de 175,000 fr.

Des hospices spéciaux pour les enfants trouvés existent A Anvers, Malines, Bruxelles, Louvain, Bruges, Ostende, Courtrai, Poperinghe, Menin, Nieuport, Gand, Audenaerde, Termonde, Mons, llasselt, Tongn-s, S'-Trond et Namur. Dans la province de Liège, les enfants sont placés presque tons dans les communes rurales, ce qui contribue à les rendre robustes et vigoureux. Lorsque ces enfants ont atteint leur treizième année, ils sont mis en apprentissage, la-s administrations communales surveillent leur éducation cl donnent les soins nécessaires à leur bon entretien. La même chose a lieu dans le Luxembourg oA les enfants trouvés et abandonnés, dont le nombre est fort petit dans cette province, sont confiés pour un léger salaire à des familles peu aisées qui les soignent comme des enfants d'adoption. — Il est recommandé aux dépu tâtions provinciales de tenir en réserve, sur le subside qui leur est alloué par l'F.tat, une somme destinée à former un fonds avec les allocations votées par les communes et les établissements de bienfaisance, pour salarier

(l) Vny. psg. 16 et 17.

uuriiMXE rimugui.

des inspecteurs charges de visiter, au moins une fois par trimestre, les enfants trouvés et abandonnés mis en pension dans les campagnes, afin de s'assurer si les conditions imposées aux nourriciers sont remplies.

Les trois tableaux ci-après, tirés des recueils ollicicls, indiquent par province :

I» Le nombre des enfants trouvés et abandon- «

nés pendant une période de dix ans (1830-1839) ;

Le nombre des enfants trouvés et abandonnés reçus dans les établissements publics en 1 839, et la somme des dépenses d’entretien ;

3° La proportion d'après laquelle celle somme se répartit entre l'État, la province, les communes, cl les hospices et bureaux de bienfaisance.

I. Nombre des enfants trouves et abandonnés pendant les années :

PROVINCES

i,iu

Brabant

Flandre occidentale. .

Flandre orientale.

Hainaut

Liège

Limbourg

Luxembourg. . . .

iNarnur

Totaux. . .

Totaux non compriu |« Liai- Itourg rt le Luxembourg. .

i. Nombre des enfants trouvés et abandonnés reçus dans les établissements publies, et dépense

d'entretien.

PROVINCES

BUVANTS

DÉPENSES

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