NOM RR F
VALEUR
INDEMNITÉS
VALEUR
INDEMNITÉS
Fr. C.
Fr. C.
Fr. C.
Fr. C.
Luxembourg. . . J (83l
Namur. . J 1834
Totaux généraux (1831-1837).
Moyenne par année. . . .
Quant aux indemnités accordées pour moutons abattus comme atteints d’épizootie, il n'y en a eu que dans deux provinces :
ax.têzs. somsf.. taltx*. rXDEaxrrts.
Brabant. . 1832 31 324-86 131-22
ISatmir. \ |836 î7 , 13 - , ^
(i) Tous les documents sur leschevanx et les bestiaux sont officiels. I
VÉTÉRIN AIRES DIT GOfVEBNEMENT. ils Sont chargés, aux termes des instructions, 1“ du traitement des bestiaux atteints de maladies contagieuses pour lesquelles le gouvernement accorde des indemnités sur le fonds d'agriculture; 2" de la surveillance de la santé des bestiaux exposés en vente sur les foires et les marchés, etc. Le nombre de ces vétérinaires est le suivant par province : Anvers 7, Brabant 15, Flandre occidentale 7, Flandre orientale 9, llainaut 22.
fl
hi.g.m; asimai..
Liège 8, Limbourg 2, Luxembourg 3, Naraur ü ; total 79 (<).
Vera-a-mu. L'éducation des vers-à-soie, introduite en Belgique depuis 1820, prend chaque année plus d'extension. Le mûrier parait s'acclimater parfaitement sur notre sol, et sa culture, à laquelle le Gouvernement donne tous les encouragements possibles, semble devoir être avantageuse au pays. La soie que nous produisons est, au jugement des connaisseurs, aussi belle et aussi précieuse que les plus belles soies du Piémont et du Dauphiné, qui sont les plus belles du monde. Le Brabant, le llainaut, les Flandres et la province de Liège possèdent plusieurs magnaneries particulières dont les produits sont remarquables par leur beauté; celle de M. de Gandl à Wondelghcm près de G and, a produit, en 4832, 138 kilog. de cocons; mais l'établissement le plus important est celui créé, aux frais de l'État, à Meslin-rÉvéque près d'Ath, dans le llainaut, avec uue succursale à l’eele près de Bruxelles (t). La production des vers-à-soie dans tout le pays a été, en 1833, de 009 kilog. de cocons, en 1836 de 725, et en 1837 de 1991 kilog., dont 479, d'une valeur de 2,395 fr., à l'établissement de Meslin-1* Évêque. On compte aujourd'hui, dans tous les établissements réunis, environ deux millions de jeunes plants de mûrier. Voici comment s'exprime M. Zoude, dans un rapport remarquable fait sur ce sujet à la Chambre des Ucpréscnlanls, séance du 10 mars 1810 (s). < A l'époque de la révolution (1830), le mûrier n'était guère cultivé en grand qu'à Mesliu-l’Évôque, un peu à lleruialle, sous la direction de M. Loulou, et faiblement dans deux ou trois autres localités. — Ce n'est guère qu'en 1832 et 1835 que cette culture, encouragée par des primes, a pris un développeufent remarquable. De nombreuses distributions de mûriers avaient été faites à Meslin-rÉvéque, et quelques cultivateurs s'étaient procuré en France des plants de deux et quatre ans. — C'est en 1835 qu'une commission formée d'hommes spéciaux, fut chargée par le Gouvernement d'inspecter ci*s divers
(î) Voy. les Ecole* vétérinaire* au chap. V.
(*) Le Gouvernement a résolu de vendre les établissements de Meslin-l’Evéquc cl d’Uccle, ri cfutrye /ho* le* acquéreur» de le s cvnscit'cr ri leur deatiruiliun actuelle.
(s) O* rapport est imprimé, sous le N° 107, dans les Actes de la Chambre, vision de 1839-1K40.
établissements et de lui en faire rapport; le résultat de cet examen fut des plus satisfaisants. — La commission fit remarquer que les plantations de M. Dcgandt, à Wondelghcm, De Coninck, à Gand, Mércstan, à Lessines, Lebrun, à Flobecq, et plusieurs autres, présentaient la végétation la plus vigoureuse, et M. Bonafous, qui, vous le savez tous, Messieurs, est membre de l'Institut de France, président de l'Académie de Turin et celui de tous les écrivains qui a fait preuve de connaissances les plus profondes sur la matière, a déclaré dans une correspondance qui uous a été produite, que la plantation d’Ucclc n'avait rien qui lui fût supérieur eu Italie. — C'est en présence de tous ces témoignages et d'autres renseignements encore, que la commission supérieure d'industrie n’a pas hésité à reconnaître que les plantations dans le Limbourg, le llainaut' et les Flandres, ne permettaient plus de douter du succès de la culture du mûrier. — Il est donc certain que l’arbre nourricier du ver-à-soie croit et prospère en Belgique. — Mais il a été dit que la végétation y était tardive, tandis que le développement du ver-à-soie était précoce; mais qui ne sait aujourd'hui qu'on peut le faire éclore plus tôt ou plus tard à volonté? — Quant à la chaleur artificielle que l'on emploie dans nos magnauières, c'est celle dont on se sert main tenant, non seulement en Fiance, mais même en Italie. Il est rationnel, en effet, que cette chaleur pouvant être maintenue dans un état d'égalité, était préférable à celle de l'atmosphère souvent variable, surtout qu'il suffît d'un mauvais air, d'un orage au moment de la monte pour faire tomber les vers de leurs rameaux et les faire périr. — Il y a plus, c’est que la chaleur extrême du Midi eu fait souvent avorter la récolte, qui est généralement plus régulière daus notre climat, et e'est ce qui se fait également remarquer en Prusse cl en Hollande, où la moyenne de eoeous est par once de graine de 45 à 50 kilog., tandis quelle ne s'élève guère au-delà de 40 dans le Midi. — Maintenant qu'il est certain que le mûrier prospère en Belgique, que l'éducation des vers-à-soie y est facile, il restait à s’assurer de la qualité de la soie qui en provient, et sous ce rapport encore on peut dire qu’elle ne laisse rien à désirer, qu'elle sc vend sur les marchés français à l'égal de celles des pays méridionaux, et nous invoquons ^encore ici le témoignage de M. Bonafous, qui compare les
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produits obtenus en Belgique aux plus belles soies de France. — Vous avez d'ailleurs pu en juger tous, Messieurs, lors de l'exposition des produits de l'industrie belge, en 1855, vous y avez vu la soie indigène sous ses diverses formes, soie grège, soie filée, soie convertie en tissus; vous avez pu en admirer tout à la fois la beauté et le degré de perfection que nos fabricants de soie ont atteint. >
Pkcue. Le poisson d'eau douce abonde dans presque toutes nos rivières; il est de qualité supérieure dans la partie méridionale du lloyaume. Les rivières sont principalement peuplées de brochets, truites, carpes, perches, langes, anguilles, lamproies, esturgeons, saumons, barbeaux, goujons, ables et écrevisses. D'après l’abbé Mann (i), les eaux des côtes offrent au pécheur, 1° parmi les leslacécs : les homards et les écrevisses de mer; les langoustes nommés par les Flamands stcur-crabcs; les crevettes que les Flamands appellent grenades ou garnaets; les crabes; les huîtres; les moules et les limaçons de mer; 2° parmi les poissons : le turbot; le barbu nommé par les Flamands grict, la plie et le carrelet, trois espèces qui abondent sur la côte de Flandre; la limande; la sole qui se trouve en très-grande quantité sur les côtes; le cabillaud; la morue; l'ange; l'églefin qui se trouve en grande abondance dans la mer du Nord; le merlan qui abonde dans cette mer; l'épcrlan qu'on prend en grande aliondancc à l’entrée des rivières cl des ports, sur la côte de Flandre et ailleurs, l’esturgeon, le saumon et la truite, trois espèces qui fréquentent aussi les rivières; le maquereau, poisson d'une grande délicatesse, mais contre lequel les Flamands ont pris un dégoôt sans qu’on sache pourquoi; l’alose, grand poisson du genre du hareng, mais qui remonte les rivières; le hareng; la sardine qui se trouve en très-grande abondance dans la mer Méditerranée cl dans l'Adriatique aussi bien que dans la mordu Nord, tandis que le hareng se trouve dans les mers
septentrionales seules; l'anchois que l'on prend à l’embouchure de l’Escaut; le barbeau; la grande et la petite raie, qui toutes sont très-communes dans la partie méridionale de la mer du Nord, surtout vers les côtes basses.
Il s’est fait de tout temps en Belgique un commerce considérable de harengs et de morue, dont la pèche, qui s’exerce dans les eaux de la mer du Nord et dans les parages de l'Islande, occupe plus de 300 bâtiments, ainsi répartis, à la fin de 1839 : à Anvers, 15 embarcations; à Ostende, 100 chaloupes construites en sloops, montées chacune par six hommes d'équipage et jaugeant terme moyen 45 à 48 tonneaux, en outre deux chaloupes neuves en armement et quatre sur chantier en construction ; à Blankenberghe, GO bateaux de pèche non pontés montés chacun par cinq hommes d'équipage; 14 semblables à Ileyst à trois lieues de Brnges; à Nieuport , 5 chaloupes et une huitaine d'embarcations montées chacune par 5 et G hommes; 5 embarcations à la Panne ( hameau situé à une lieue de Fumes) et 1 à Adinkcrkc, aussi près de Fumes. Dans le port d'Ostende, où l’on compte le plus de chaloupes de pèche, celle du hareng a été, en 1835, de 996 tonnes (*) ; en 183G, de 361; en 1837, de 632, et en 1838 de 809 venant des côtes d'Hitland et d’Écosse; en 1839, il n'y a pas eu d’armements h la pêche du hareng A Ostende : un bateau a été armé à celte pèche à Bruges et un autre à Nieuport. L’importation de la morne au port d'Ostende, a été en 1835, de 6,879 tonnes; en 1836, de 7,848; en 1837, de 8,175; en 1838, de 9,884, dont 5,913 venant de Doggersbank, et 5,971 de Feroé et d'Islande; en 1859, de 11,686, dont 5,016 au Doggersbank et 6,670 à Feroé. La pèche au poisson frais (cabillauds, schelvisch, turbots, flottes, etc.); qui occupe les 80 bateaux non pontés de Blankenberghc, de Ileyst, de Nieuport, de la Panne, d' Adinkcrkc, a produit, savoir ;
NOMBRE
dV.mdarcations.