KILOGR. DE POISSON FRAIS
Depuis le 1 er novembre 1838 jusqu'au 30 avril 1839. 81 2,268,000
Depuis le 1 er novembre 1839 jusqu'au 30 avril 1840. 85 2,455,900
VALEUR
(l) Mémoire sur F histoire naturelle de la mer du Nord et sur la piche qui s'y fait , dans les une. Ment, de l’dcad, de Brux. , Il , 139 et suiv.
(t) La tonne pèse de 130 à 160 kilog. brut.
li«E VUÉTAL.
En 1839, les 15 chaloupes du port d’Anvers ont exploité la grande pèche avec un succès et une activité dont cette industrie n'avait pas encore donné d’exemple à Anvers; il y a eu en outre une petite flotille de barques légères pour pécher les crevettes et les anchois et pour ramasser les moules.
Comme on vient de le voir la saison de pèche de 1859 à 1840, tout en donnant 187,900 kilog. dc plus en poisson Trais que la saison précédente, a produit moins en valeur une somme de 35,543 francs; mais il n’est pas moins constant que le poisson Irais a à peu près doublé de prix depuis quatre à cinq ans ; il s’en expédie par le chemin de fer pour la France des quantités énormes qui arrivent d’Anvers et d'Ostendc et partent aussitôt par les diligences pour Paris.
Depuis 1857, les Chambres et le Gouvernement portent chaque année au budget de l'intérieur, un chifTre pour servir de primes à la pèche nationale; jusqu’en 1839, l’allocation annuelle était de 40,000 fr. , et elle a été depuis portée à 00,000 fr. C’est à la faveur de ces encouragements que la pèche de la morue a pris l’accroissement indiqué ci-dessous :
Nombre d'armements en
— en
— ■ en
— en
— en
La prime allouée étant insuffisante pour la pèche du hareng, dont les frais d’armement sont beaucoup plus coûteux, on n'a pas remarqué dans celte pèche la progression qui s'est fait sentir dans celle de la morue. — Des commissions instituées 5 Anvers, à Ostcndc, à Nieuport, sont spécialement chargées de constater la sortie et la rentrée des bâtiments faisant la pèche, de surveiller leurs opérations, ainsi que de faire les propositions pour la répartition des primes allouées par l'État pour l'encouragement, tant de la pèche du hareng et de la monte, que de celle du poisson frais à l'hameçon (IJorkmmlvisschcry). Les arrêtés du 19 juin 1857 et du 29 novembre 1838, qui ont réglé cette matière, ont été remplacés par un réglement général organique du 27 février 1810; ce nouveau réglement prescrit la croisière d'un navire de l'Etat dans les parages de pêche, dans le double but de protéger et de surveiller nos pécheurs.
RÈGNE VÉGÉTAL (t).
Ccltibe EX GÉ.VÉIIAL. La Belgique, pays de culture perfectionnée, a toujours tenu un rang distingué parmi les nations renommées |tour la supériorité de leur agriculture; elle a depuis long-temps la réputation méritée de servir de modèle aux autres pays dans les améliorations agricoles. Les céréales, les pâturages, le lin, les bois forment la base de l'industrie agricole, qui sera toujours pour la Belgique une source intarissable de bien-être et de richesse. Son sol, d’une fertilité remarquable, rapporte beaucoup plus de grains qu'il n’en faut pour nourrir ses habitants, dont la consommation en froment seul est évaluée en moyenne à trois hectolitres par tète, ou douze millions pour la totalité du pays, tandis qu’en France et en Angleterre la consommation du froment u’est que d’un hectolitre et demi pour chaque habitant; aussi est-ce avec raison que Merlin, parlant à la Convention dans sa séance du 1 er octobre 1795, a pu appeler la Belgique un pays dont les productions excèdent constamment de deux tiers les besoins de son immense population (s). Toutefois, la grande fertilité du sol de la Belgique ne date que de quelques siècles ; car, au rapport de Meyerus (s) , les récoltes annuelles ne suffirent pas, pendant les quinzième et seizième siècles pour nourrir la population des villes de la Flandre et du Brabant.
Prix des grains (a). Pendant chacune des vingt-quatre années de 1815 à 1838, le prix par hectolitre du froment et du seigle a été le suivant :