ES ACTIVITÉ
au coak.
au boisJ
au bois.
Hainaut
Namur
Liège
Luxembourg. .
Dans le temps le plus prospère , vers 1837 et 1838, la production en fonte par année était d’environ 150,000 tonnes de 1,000 kilogrammes (s); cette production, qui pourrait être bien plus forte encore tellement nos richesses minières sont considérables, ne s’est pas soutenue : le renchérissement subit du combustible, joint A un accroissement inattendu dans les importations de fonte étrangère, a fait subir une baisse de 95 A 50 p. c. au minerai, A la fonte et au fer
(i)I-r France possède (en 1837) 508 hauts-fourneaux, dont 98 seulement nu coak. On sait qu'un haut-fourneau au coak rend de trois à cinq fois autant qu'un hautfourneau au charlton de hois. — A la fin de 1839, on compte en Angleterre 939 hauts-fourneau s en activité, 14 en non activité, 31 en construction et 83 en projek
(S) 133,000, chiffre officiel pour 1837. — Toutes les usines françaises réunies ont donné 381.078 tonnes de fonte en 1837. La production en fonte de ta Grande- Bretagne a dépassé 18)0,000 tonnes en 1830.
runiciTioa.
indigènes. La cherté de 1a houille proTicnt principalement de l'imperfection des voies de communication entre les minières et les usines, distantes les unes des autres de 4 à 5 lieues terme moyen. C'est pour porter remède à ce mal , que le chemin de fer de Sambrc-et-Meusc avait été entrepris (t). Depuis 1850 jusqu'en 1836, les prix-courants de 1,000 kilog. de fer ont été, en moyenne, ainsi qu’il suit :
1" QU ALITÉ. i“ QUALITÉ.
En 1850 Fr. 4G5 Fr. 390
L'établissement métallurgique le plus considérable est, sans contredit, celui de M. John Cockerill, à Seraing, 4 une lieue de Liège (s). Les usines d*Ougrée, près de Liège, de Hornu, à deux lieues de Mons, et celles de Monccau-sur- Sambre, de Couillet, de Chàlclineau et de Marchiennes-au-Pont , dans l’arrondissement de Charleroi, forment, avec Seraing, les pins beaux établissements de Belgique.
Le moulage de la fonte est aujourd'hui fort répandu en Belgique : on en fait une foule de meubles domestiques et jusqu’à des pièces de menuiserie et de charpente telles que châssis de fenêtre, montants de portes, escaliers, etc.; on confectionne à Liège toute sorte d'objets de serrurerie et de quincaillerie en fonte polie. — Tons les établissements de forgeric fabriquent la tôle; mais c’est principalement à Liège et à Huy que s’exerce ce genre de fabrication. — La Belgique ne possède qu’une seule fabrique d'acier, celle de la Société S'-Léonard à Liège; on y emploie presque tout fer étranger. — Le cuivre ouvré, nous l'avons déjà dit à la page 82, nous est fourni en grande partie par la France; en Belgique, le cuivre n’est guère travaillé que dans les ateliers de machines à Liège, Verriers, Gand, Charleroi, Bruxelles, qui possèdent de petites fonderies de deux ou trois creusets. —
(l) Voy. plus loin Chem, (te fer.
(«) John Cockerill est nmrt à Varsovie le 19 juin 1816 pendant un voyage industriel.
La plus ancienne fabrique de fer-blanc est à Huy et la plus récente à Liège : celte fabrication ne compte dans tout le pays que quatre établissements de pou d'importance; 412 ferblantiers étaient disséminés sur tous les points du pays en 1833. — Les fonderies de zinc se trouvent sur le carreau de la mine à Moresnel, a Angleur et à Chenée près de Liège ; les laminoirs sont situés à Angleur et à Tilfl à deux lieues de Liège; en outre, la société exploitante a établi des laminoirs en France et en Angleterre (voy. page 82).
La notice suivante sur l'établissement de Seraing est extraite de l'ouvrage de M. le Comte de Becdelièvre : Biographie liégeoise, etc.; tome 2, Liège 1837, pag. 795 et suiv.
< Par la création de Seraing, œuvre de génie, par sa grandeur et l'ensemble admirable de toutes ses parties, M. John Cockerill a donné la mesure de sa capacité et s'est fait le premier et le plus grand producteur de forces mécaniques du monde entier.
« Un simple aperçu de cct établissement en dira plus que tout ce qu’on en pourrait écrire :
1™ DIVISION, ATELIERS DE CONSTIU CTION.
Longueur. Largeur.
RtrlrfL mélre»,
Bâtiment de façade du cété de la Meuse comprenant les quartiers d’habitation et les ma-
gasins d'expéditions. . . .
ld. aile droite de la première
cour (écuries et remises). .
ld. en face du premier compre-
liant les bureaux
1™ cour
Bâtiment de l'aile droite de la
1« cour
Id. de l’aile gauche de la 1™
cour
Id. en face de la 1™ cour. . .
2 f cour
Bâtiment de l’aile droite de la
5' cour
ld. de l’aile gauche de la 5 e
cour
3« cour
< Ces vastes bâtiments forment onze ateliers divisés dans l’ordre suivant :
maiciTioü.
< l* r Atelier du grand-allésoir ; ï* des tourneurs ; 3' des modeleurs ou menuisiers; 4* des cardes; 5* des mulls Jenny ; 6* des cannelés; 7* des ajusteurs; 8' des locomotives; 9* des grandes (orges : 10* de won loge de machines à sapeur; 11» fonderie <t cuivre.
< Cette première division occupe Ii3 tours, 9 machines d planer, 20 i percer, I à faire des snartaiscs, 3 à tarauder, et 4 scies circulaires. L'atelier des grandes forges se compose de 42 feux de forgeron, d'un martinet pour forger les grosses pièces et de 4 fours à réverbères pour les chauffer. L'atelier des locomotives possède Il feux de forgeron, et 9 attires sont divisés dans les autres ateliers pour leur service. 25 grues de fortes dimensions sont établies dans ces divers ateliers pour soulever les gros fardeaux.