MANUFACTURIÈRE
4CRICLI.TURF..
— La cul tare du tabac semble prendre quelqu'extension dans la Flandre orientale, notamment dans le district d'Alost, et aux environs de Ninove et de Grammont. — Elle a pris un certain accroissement dans les arrondissements de Hons et de Tournay, province de llainaut. On évalue dans le Hainaut le rapport d'une récolte ordinaire de tabac à 5,000 kilog. par hectare. Les 100 kilog. se vendent 55 francs. On évalue à la moitié du produit la main-d'œuvre, les engrais et les soins de la culture. Le tabac de la Havane, essayé dans le Hainaut, y réussit bien, et a produit, à la deuxième année presqu'autant que le tabac indigène : il parait en élrc de même de relui du Mexique; mais la graine du tabac de Manille a donné des résultats inoins satisfaisants.
— Dans la province de Liège la culture du tabac est nulle; on y a essayé la culture du tabac de Havane. — Dans la province de Limbourg, cette culture qui, du temps de la régie française, avait reçu une extension considérable dans les environs de H assoit et donnait de grands bénéfices, se réduit aujourd'hui à un produit total de 5,000 kilogrammes : la graine de tabac de Havane n'est pas préférée par les cultivateurs, parce qu'elle rend moins en poids que les autres espèces. — La culture du tabac est presqu'inconnue dans le Luxembourg : quelques amateurs ont semé du tabac dans leurs jardins; les essais, qui ont réussi en 1841 , ont fait naître le projet de les continuer.
— On peut également considérer comme nulle la culture du tabac dans la province de Namur; jusqu'à présent les graines du tabac de la Havane, envoyées par le Gouvernement, ont servi uniquement à l'usage des amateurs.
Garance. Nonobstant les primes d'encouragement que le Gouvernement accorde pour la culture de la garance, elle diminue sensiblement dans la province d'Anvers, où elle ne réussit que dans les polders, le long de l'Escaut et du Hupel, et dans quelques localités du sud d'Anvers; on n'en récolte qu'une très faible quantité dans les autres parties de la province : les planteurs comptent ordinairement sur une récolle de 12 à 15 ceuts kdogrammes par arpent. — Les essais faits sur la garance dans le Brabant.et provoqués par le Gouvernement, n'ont point réussi. — Elle est cultivée sur une grande échelle dans la province de la Flandre orientale où elle va chaque année en décroissant : en 1825, 1820, 1827 et 1829 l'on
faisait à Tronchiennes pour sept à huit cent mille francs de garance par an; maintenant cette fabrication a diminué des deux tiers. La récolte de 1859 avait donné 02,000 livres, celle de 1840 n'a été que de 22,000. — La culture de la garance est nulle dans la province de Liège. — Environ 56 hectares sont consacrés à la garance dans la province de Limbourg; elle se cultive plus particulièrement dans les environs de Hassell. Cette culture a obtenu quelque ex tension dans la province par suite de l'introduction de primes décernées par le Gouvernement aux cultivateurs; le produit de 1841 est inférieur à celui des autres années : il n'a pas dépassé 1,200 kilogrammes.
Houblon. Il est peu cultivé dans la province d'Anvers. — Dans le Brabant, il n'est cultivé en grand que dans le canton d'Asschc, sur une étendue de 428 hectares. — 11 occupe 875 hectares dans la Flandre occidentale, produisant 087,445 kilogrammes. Il en est exporté une forte quantité. — Dans la Flandre orientale, il se cultive principalement dans les environs d'Alost, sur une étendue de près de 40 hectares et à S'-Nicolas (2 hectares environ). Année commune, on récolte dans l'arrondissement d'Alost 0 à 7 millions de livres de houblon; c'est, à raison de 80 centimes la livre, un produit annuel de 5 à 4 millions. — H est cultivé dans la plupart des localités du Hainaut, où il occupe 550 à GOO hectares. — Deux cent vingt hectares y sont employés dans la province de Liège, principalement dans le canton de Liège (192 hectares). — Celle culture est fort restreinte dans quelques localités du Luxembourg, entre autres dans les environs de Durbuy; ailleurs elle est tout à fait abandonnée. — Les houblonnières, dans la province de Namur, se trouvent dans les cantons de Namur (245 hectares), de Ciney (216), de Couvin (47) et de Fosse (15), ensemble 521 hectares.
Vigne*. Une seule commune dans le Brabant, la commune de Wesemael, arrondissement de I. ou vain, possède des vignobles; ils occupent une superficie d'environ 50 hectares. — Dans la Flandre orientale ils occupent 12 hectares à Renais et 1 hectare à Etirhove, canton d'Audenarde. — Cent quatre-vingt-quatre hectares sont consacrés à la culture de la vigne dans la province de Liège, savoir : 84 dans le canton de Huy, 55 dans celui de Liège, 16 dans celui de Hollogne-aux- Pierres et 11 dans celui de Scraing. Le restant se répartit
les cantons de Dalbem, Héron, Bodegnée, Nandrin et Au bd. — Dans le Luxembourg, les petits vignobles de Torgny, dépendance de la commune de Lamorteau, favorisés par les chaleurs, ont donné une récolte abondante en 1842; quelques autres treillages dans l'arrondissement de Virton ont également bien réussi. — Dans la commune de Rochefort, province de Namur, on compte 125 hectares de vignobles, et à Jambe, près de Namur, 1 hectare environ.
Bois tt plantation», défrichements. Les bois occupent dans la province d'Anvers environ le neuvième du territoire. Les essences les plus généralement cultivées, sont le chêne et le sapin; on rencontre aussi quelques plantations de hêtre, de tremble et de bouleau. Cependant l'essence de chêne devient rare, et l'on se borne à recueillir le Un pour satisfaire aux stricts besoins des petites tanneries. Des glands de chêne d'Amérique, que le Gouvernement a fait distribuer dans le temps, ont produit, dans la province d'Anvers,
Campine contiuue sa marche lente mais progressive; il consiste principalement dans la plantation de sapins. La Commission d'agriculture a signalé en 4842 l'exploitation agricole que M. Charles Timmermans, d'Anvers, avait entreprise depuis six ans en pleine bruyère au Gooreind, commune de Westwctel : à force d'engrais et de soins intelligents il a converti en terres arables et d'un rapport vraiment étonnant, vingt hectares de landes arides. Une pépinière pour les arbres fruitiers du pays et de l'étranger, la seule pour ainsi dire qui existe dans la province, a été établie depuis trois ans par M. E. De YVael, à Eeckeren. — Dans la province de Brabant, à mesure que l'on s'avance vers l'ouest et que la surface du sol devient plus plane, on voit le nombre et l'étendue des forêts diminuer. Ainsi, les bois qui dans le Luxembourg cl la province de Namur couvrent environ lo tiers du territoire, n'en occupent plus que le cinquième et le sixième dans les provinces de Liège et de Hainaut. Dans le Brabant où finit le règne des forêts, cette quantité n'atteint pas tout à fait le septième du territoire. Les bois sont d'un bon rapport dans le Brabant. Toutefois, depuis quelques années, il s'est opéré de nombreux défrichements. Un grand nombre de pépinières, qui augmente continuellement, mais pas assez encore, tellement la demande des jeu-
province; I
fort avantageux. Le commerce des écorces à tan est d'une grande importance pour Louvain : l'exportation générale pour 1842 a été de 46,812,138 kilog., et dans cette exportation Louvain figure pour plus de moitié. — La Flandre occidentale exporte également de fortes quantités d'écorce de chêne. Dans cette province les bols taillis disparaissent visiblement et sont convertis en terre à labour; les terrains jadis incultes et stériles se changent en bois. M. Théodore Van de Walle poursuit avec persévérance l'œuvre de plantation qu'il a si bien commencée dans les dunes de mer situées entre Wenduyne et Ostende; les résultats obtenus jusqu'à présent sont conformes à l'attente conçue par l'auteur du projet, dont les efforts ont été récompensés par le Roi qui l'a nommé chevalier de son ordre. Environ 150 hectares de bruyères communales ont été mis en culture depuis peu d'années; ils appartiennent aux communes de Sysseele, S'*-Croix , Ruysselede, où près d'une centaine de ménages ont construit des maisonnettes et d'autres bâtiments nécessaires pour l'exploitation. Il est aussi do aei richement u une vaste bruyère, 339 hectares, située au centre à peu près de la province, sur les confins des communes de Zweveieele et Ruddervoorde. M. l'abbé
sentants, a, dans ces dernières années, publié une brochure intéressante sur cette bruyère. — La Flandre orientale ne contient point de forêts proprement dites : les propriétaires ont | lement l'habitude d'entourer leurs chai ceinture d'arbres et de bois taillis. On rencontre dans cette province, et notamment dans les districts agricoles de Cand, Audenarde et S«-Nicolas, des oseraies dont le produit moyen est de 450 bottes par hectare. Les cent bottes se vendent au prix do 110 à 130 francs. Cette culture exige les plus grands soins et assujettit le cultivateur à d'assez grandes dépenses. — Le Hainaut compte 60,180 hectares de bois, qui forment environ le sixième de son territoire. Les essences les plus répandues sont, pour la futaie, le chêne, le hêtre, l'ornic; pour le taillis, le tremble, le bouleau, le charme et l'aulne. — Les forêts couvrent 55,493 hectares du territoire de la province de Liège, ce qui forme environ le cinquième de la totalité.
Depuis l'emploi do coak dans la fabrication do fer, le bois taillis a subi une diminution de valeur.
— Dans la prorince de Limbourg, 55,000 hectares sont plantés en bois. Les essences les plus répandues sont le chêne et le sapin; dans celte province, les défrichements paraissent s'opérer plus lentement que partout ailleurs : les seigles semés dans les terres défrichées ont péri en 1842; les avoines au contraire y ont bien réussi et ont été de bonne qualité. Le bas prix des écorces de chêne a Taire tan a pour ainsi dire fait abandonner cet objet dans le Limbourg. — Dans la province de Luxembourg les bois occupent une surface de 150 à 140 mille hectares; les bois de cette province trouvent une partie de leur écoulement vers les Pays-Bas. Dans l'arrondissement de Marche, le bois débité en planches, est expédié sur Liège par l'Ourle. Les charbons de bois sont dirigés sur Naniur el les environs de DinanL Les écorces à faire tan forment pour TArdenne luxembourgeoise un produit important; l'arrondissement de Marche en expédie de fortes quantités vers les tanneries de Stavelot, de Malmédy, ainsi qu'à Anvers où elles sont embarquées pour l'Angleterre. La botte de 35 kilogrammes s'est vendue, en 1840, à Arlon, au prix de 2 à 5 fr.; dans l'arrondissent) u il deBaslogne, au prix moyen de 1 fr. 50 c. prise sur les lieux. Dans l'arrondissement de Marche, ce prix a été de 1 fr. 80 c. Ces chiffres étaient beaucoup au-dessous de ceux de l'année 1858. t Cent cinquante mille hectares au moins de la superficie de la province, a dit en 1845, la Commission d'agriculture, sont en nature de broussailles, de bruyères, de fanges, et ainsi d'un rapport insignifiant. Chaque année, l'on voit disparaître des forêts, remplacer de la haute futaie par des taillis, diminuer sous la dent du bétail l'étendue de la propriété boisée, et presque nulle part l'on ne s'attache, au moyen de semis et de plantations, à créer de nouvelles forêts. Cependant, de jour en jour, les bois de construction deviennent plus rares et plus chers ; nos chênes séculaires disparaissent et ne pourront bientôt plus satisfaire aux besoins de l'époque. >
— Les bois occupent environ 127,000 hectares dans la province de Namur, c'est-a-dire, près du tiers du territoire de la province. Le chêne, le hêtre, le frêne, le charme, le bouleau, sont les principales essences que l'on y rencontre. C'est la partie du sud-est qui esl la plus boisée, et où
l'on exploite aussi une certaine quantité d'êeprces à faire tan.
Le Couvernement, par une disposition récente, a provoqué le défrichement des bruyères, fanges et terrains vagues appartenant aux communes.
Voici la circulaire que le Ministre de l'Intérieur a adressée à ce sujet aux députations permanentes des provinces.
Bruxelles, le 50 juin 1813.
Messieurs,
D'après un tableau de statistique territoriale, inséré dans le rapport sur la situation administrative des provinces, publié sous l'administration de mon prédécesseur, les bruyères, fanges et terrains vagues occupent une surface de près de 437,000 hectares (i) , c'est-à-dire, d'environ le douzième du territoire du royaume.
La Campine anversoisc et limboargeoise figure pour plus de moitié dans ce chiffre; le Brahant, pour 1,170 hectares, la Flandre occidentale, pour 4,576; le Hainaut, pour 1,574; la province de Liège, pour 12.414; le Luxembourg y figure à lui seul pour 94,000 hectares.
Je ne suis pas encore en mesure d'apprécier la quantité de terrains vagues appartenant aux communes; des renseignements statistiques ont été demandés, à ce sujet, au département des finances; mais tout porte à croire que ce sont les communes qui en possèdent encore la plus grande partie.
Il serait sans doute superflu , Messieurs, d'énumérer les avantages immenses que procurerait au pays la mise en culture d'une portion de ces terrains. Vous êtes convaincus comme moi que, profitables aux communes et aux particuliers, la vente et le défrichement des bruyères ne le seraient pas moins pour l'État; les avantages qui en résulteraient pour la généralité seraient même tellement importants, que l'on pourrait considérer la question du défrichement des bruyères comme une véritable question d'utilité publique.
Si la mise en culture d'une aussi grande quantité de terrain vague serait en tout temps une opération désirable , combien ne le deviendrait-elle pas davantage à une époque où l'industrie semble en proie à une crise causée, peut-être en partie, par un excès de développement! Et ne serait-ce pas un bienfait pour les populations ouvrières, si les bras inactifs pouvaient être utilisés par la colonisation des bruyères, et guidés dans ces travaux par une administration sage et prévoyante ?
(i) Dans ce chiffre ne sont pas compris les terrains essartés ou couvert! de broussailles, qui ne donnent que des produits insignifiants et peuvent être considérés aussi comme terrains à défricher.
Longtemps l'administration supérieure avait pensé qu'il suffisait de s'en remettre, à cet égard, à l'intérêt particulier; que l'activité nationale, qui s'attache avec une ardeur si remarquable à des entreprises de tout genre, et quelquefois même à des entreprises plus ou moins incertaines, se tournerait un jour vers la mise en culture de nos nombreuses bruyères; un pareil espoir n'avait rien de chimérique, puisqu'un passé, encore peu éloigné de nous, nous enseigne que, convenablement traité, le sol de la bruyère est susceptible de produire de belles cultures et de procurer, au bout de quelques années, des bénéfices satisfaisants. Diverses causes, dans l'examen desquelles je crois inutile d'entrer pour le moment, ont perpétué jusqu'à nos jours l'état d'abandon et d'infertilité dans lequel est demeurée une partie si notable de notre territoire.
Ces causes, messieurs, vous ne les ignorez pas; vous savez que l'une des principales est la résistance opiniâtre qu'opposent aux ventes de terrains vagues les populations qui profilent de droits d'usage sur ces terrains, droits qui, pour être d'une certaine utilité pour ces populations, n'en sont pas moins funestes au développement de l'agriculture. Vous savez que cet esprit de résistance intéressée se glisse jusque dans le sein des conseils communaux et des administrations communales, et paralyse ainsi tout projet d'amélioration.
L'espoir que l'on avait fondé sur l'intérêt particulier ne s'est pas réalisé; quelques efforts isolés ont eu lieu; mais soit qu'ils n'aient eu aucun retentissement, soit que les sacrifices soutenus de temps et d'argent qu'exige tout essai de défrichement aient effrayé la généralité, ces exemples n'ont eu que peu d'imitateurs.
Dans cet état de choses, en présence de cette inertie des communes et des particuliers, il y a lieu, me scmble-t-il, de rechercher s'il ne conviendrait pas que le Gouvernement provoquât quelque grande mesure administrative ou même législative, afin de don ncr au défrichement des terres incultes, une impulsion vigoureuse cl surtout soutenue.
Déjà, sous le règne *• Marie-Thérèse, dont l'administration a laissé à la Belgique des souvenirs si chers, des mesures énergiques avaient été prescrites pour atteindre ce but. Une ordonnance du 25 juin 1772 exemptait de tout impôt, pendant les trente premières années du défrichement, et de la moitié des impôts, pendant un second terme de trente ans, tous ceux qui se livreraient au défrichement des bruyères et terrains vagues de la Carapine (i); de plus, cette or-
(i) l'ne semblable exemption d'impôt, applicable h tout le pays, existe également anjourd'hui, en vertu des articles 111 à 116 de la loi du 3 frimaire an V|f, j»our les propriétés non bities, et de la loi du 28 mars 1828, pour les propriétés baUcs.
les six mois à la vente de ces terrains, prescrivait dis mesures très sages quant à l'emploi des fonds à en provenir et disposait en outre que, dans les communes où la vente n'aurait pas été effectuée dans les six mois, tout particulier pouvait obtenir de l'administration supérieure la concession d'une certaine portion de terrains à charge d'en défricher un dixième chaque année et d'en payer à la commune soit le prix à dire d'experts, soit la rente à un intérêt très modique.
l.es établissements publics et jusqu'aux particuliers possesseurs de terrains laissés sans culture, étaient soumis par cette ordonnance aux mêmes obligations.
Sans doute, des mesures de ce genre ne concorderaient plus toutes avec l'esprit de nos institutions; mais on ne peut disconvenir qu'elles ne tendisscnl énergiquement vers un but de véritable intérêt général.
En vous adressant ces considérât ions, qui pourront être communiquées au conseil provincial dans sa prochaine session, j'exprimerai le vœu que cette assemblée, ainsi que votre collège, fixent toute leur attention sur une matière qui touche a tant d'intérêts divers et recherchent quels sont les meilleurs moyens qui pourraient être employés pour retirer de l'état d'infertilité les terres en friche de la province que vous administrez. Dans l'examen de ces moyens, vous aurez égard a l'intérêt des populations qui usent aujourd'hui de ces terrains, aux avantages qu'ils procurent aux communes propriétaires; >ous les comparerez aux avantages financiers qui pourraient résulter de leur mise en culture, soit immédiatement , soit plus tard , pour la province et l'État. Je crois superflu, messieurs, de vous tracer un cadre pour votre réponse.
J'ose recommander ce travail à toute votre sollicitude et vous prie de vouloir bien m'accuser la réception de la présente.
I* Ministre de l'Intérieur,
NOTHOHB.
Les conseils provinciaux, dans leur dernière session, au mois de juillet 1845, ont eu à délibérer sur l'objet de la circulaire qui précède. Jusqu'à présent aucune conclusion n'a été prise; l'affaire a reçu un commencement d'instruction et demeure en instance. Le Gouvernement parait avoir l'intention de proposer aux Chambres des mesures à ce sujet.