‹ Essai sur la statistique générale de la BelgiqueChapitre 171 sur 328 · DE SAISIES · texte numérisé non relu

DE SAISIES

Sucres. . . .

Sols. • • • «

Céréales. . . .

Toiles'. . . .

Draps

Soieries. . . .

Cotons. . . .

Boissons. . . »

Objets divers.

Totaux. . .

Préemptions . .

SYSTÈME Dli DOUANE.

L'influence que la fraude peut exercer sur les tableaux du «emmeree extérieur, nous parait appréciée d'une manière exacte dans les lignes suivantes que nous empruntons A un journal consacré principalement aTexamch des questions commerciales et industrielles dans notre pays (i). ' « En examinant les tableaux de Statistique publiés par le Gouvernement, nous ne prenons pas le change sur leur véritable portée, nous faisons la part des lacunes; nous savons que l'administration des douanes n'a pu tenir inventaire que des marchandises déclarées; nous n'ignorons pas que la fraude dénature en partie les résultats. Mais nous reconnaissons que cette fraude est une plaie qui frappe tous les pays, et que jamais elle n'est assez considérable pour priver la Statistique, qui s'élabore partout, de toute signification; ainsi, s'il est importé, cette année, par 200,000,000 de marchandises, et qu'il en soit importé par 300,000,000 l'année suivante, il en résultera nécessairement, abstraction faite d'une fraude plus considérable, que la somme la plus forte marque un mouvement réellement plus actif; on ne sera pas certain d'avoir le chiffre entier des importations, mais on verra clairement que la somme des importations, frauduleuses ou non, est bien plus forte, et par conséquent la consommation plus importante. — D'une autre part, la fraude n'est vraiment importante qu'en fait d'importations de certains produits qui représentent une grande valeur sous un petit volume. Les exportations, ordinairement favorisées quand il ne s'agit pas de matières premières, offrent moins d'appât à la spéculation clandestine. Le transit ne se prête pas non plus à une fraude profitable, surtout dans notre pays, ou règne, à cet é£*àrd, un régime libéral, et, on le verra,

COHTHBD*HAC.

fécond dàhsscs résultats. — Ainsi, la Statistique comm«iciale.upré8ente l'état à peu près réel en matière d'exportations et de transit. Nous pensons «qVen ce <pnï 'concerne le mouvement des entrepôts et desjMWts, les chiffres doivent être considérés comme précis. Ce n'est donc que par rapport aux importations de certains objets manufacturés et de certaines denrées peu encombrantes qu'il est permis d'admettre les chiffres avec réserve. — Ces considérations, qui nous semblent fondées et que nous avons trouvées exprimées par des économistes pratiques très-distingués, tendent à démontrer ad lecteur que les conclusions générales et en quelque sorte politiques qu'on doit déduire des tableaux officiels sont toujours vraies, malgré les différences proportionnelles que la fraude peut y apporter. Nous le répétons, l'incertitude sur la hauteur précise du chiffre, n'altère en rien la valeur du résultat : lorsqu'il n'y a pas d'aggravation de droits d'enirée, la fraude reste, croyons-nous, dans les mêmes proportions avec les importations totales, d'où il résulte que quand le chiffre de ces dernières augmente ou diminua, on doit conclure, sans crainte de commettre une bien grande erreur, queJa fraude augmente ou diminue d'autant. »

De quelques articles de consommation d:nis les Tilles.

Il résulte de la Statistique comparative des Octrois communaux de Belgique (à laquelle nous aurons occasion d» revenir , en traitant des Finances, au chap. VI), que la moyenne de la consommation annuelle par habitant, des objets désignés ci-dessous, a été comme suit, d'après les années 1835 et 1856.

PROVINCES

Anvers. . . '. .

Brahntit

Flaudre occidentale.

Flandre orientale. .

HoinauL . , . .

Licgc. . ..... .

Limbe u rp. .1' . .

Luxembourg. . .

Namur. ....

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