KJR LEST, PAR PAVILLON
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Liste des puissances dont les navires jouissent , en Belgique, de V assimilation aux navires du pays, et ches lesquelles nos navires sont, en revanche, traités sur le même pied que les navires nationaux (i).
Amérique septentrionale.
Angleterre.
Autriche.
Brème.
Brésil.
Danemarck.
Hambourg.
Lubeck.
Mecklcnbourg.
Norwége.
Oldenbourg.
Oost^Frise (Hanovre).
Portugal.
Prusse.
Russie.
Rio de la Plata (Provinces-Unies de).
Salonique.
Sardaigne.
Suède.
Syrie , y compris Alep et Alexandrie.
Turquie, et en général tous ceux qui naviguent sous pavillon turc et appartiennent à quelque partie de l'Empire Ottoman.
Chambres de Commerce.
Comme représentation directe des intérêts commerciaux et industriels du pays, les Chambres de commerce et des fabriques recherchent constamment ces intérêts, les étudient et les font connaître au Gouvernement qu'elles secondent dans ses investigations et dans l'accomplissement de la tâche qui lui incombe comme dépositaire des intérêts généraux de la Société. Les fonctions des Chambres de commerce et des fabriques sont purement consultatives; el^es sont réglées par l'arrêté du 8 oeiobre 1815, mais il est question de réviser
(i) rCctte .liste ne comprend pas les nations avec lesquelles des traités de commerce ont été conclus depuis 1838, année à laquelle s'arrêtent les tableaux du commerce. Parmi les puissances avec lesquelles des traités do commerce et de navigation ont été conclus depuis 1838, se trouvent la France, l'Espagne, les Étals-Romains et la Grèce. — Voy. Recueil de lois maritimes et commerciales, d'actes et traités de commerce, conventions pour l'abolition du droit d'aubaine, etc., etc., par Martial Cloquet; i Vol., Brux., 1840.
cette matière par une loi. — Aujourd'hui ces Chambres se Composent comme suit :
Anvers. .
Bruxelles.
Louvain.
Bruges. .
Ostende.
Courtrai.
Ypres. .
Gand.
S'-Nicolas.
Mons. .
Tournai.
Charleroi.
Verviers.
Namur. .
Dans le Limb
our
24 membres.
et le Luxembourg (à Hasselt et à Arlon ) , les fonctions de Chambre de commerce sont remplies par la Députation permanente du Conseil provincial.
Résumé de la situation Industrielle et commerciale du pays.
Une de nos Chambres de commerce, celle de Liège, a présenté l'état du pays, sous |e double point de vue commercial et industriel,, dans un rapport du 30 août 1859, adressé au Déparlctement de l'intérieur; elle croit ' que le meilleur moyen do mettre un terme à Pélaï de malaise dans lequel se trouvent l'industrie et le commerce, serait de conclure des alliances commerciales avec l'Allemagne et la Hollande. Ce document est un exposé bien réel de la situation manufacturière et commerciale, nob scoleineht de la province de Liège, mais de la Bel'gique'^n' général; il présente avec une grandi, précision^ a dit l'auteur de la proposition d'enquête «om-i mcrciale dont il sera parlé toot^-a-l'heureyles causes de la détresse de notre industrie' d^por-'' tation et de l'impuissance de notre commerce extérieur : c'est pourquoi nous avons cyu devoir en donner ici la reproduction textuelle. -
f Liège, 30 août, 1839.
A M. le ministre de l'intérieur et des affaires étrangères* à Bruxelles.
Monsieur le Ministre,
La crise financière qui., à la fin d> l'année dcraièro j s'est manifestée en Belgique, et dont Liège a surtout
ressenti le contre-coup , a, ainsi que lc9 complications politiquos survenues à la suite de l'acceptation des XXIV articles, introduit. dan» les. affaires en général uim perturbation ci une incertitude dont il convient de tenir compte dans l'appréciation de notre situation industrielle et commerciale.
Placée sous l'influence de ces circonstances, la chambre a cru devoir déroger à ses précédents en modifiant le cadre dans lequel elle avait l'habitude de retracer les vicissitudes qu'ont subies le commerce et l'industrie de notre province.
Elle a pensé, M. le Ministre, qu'elle servirait utilement les intérêts qui lui sont confiés en vous exposant les craintes que lui donne le présent.
Les commotions produites par la crise financière perdent de jour en jour de leur intensité première; cependant la confiance est lente à renaître ; le capital continue à se montrer timide et a fuir la circulation; le crédit, en un mot, n'est pas encore rétabli; mais c'est là une épreuve passagère qui bientôt, nous aimons à le croire , ne laissera plus après elle qu'un sévère enseignement destiné à nous garantir d'entreprises trop aventureuses et à imprimer à l'esprit d'association une direction plus sàge et mieux appropriée aux besoins de l'époque.
Une considération plus grave et plus digne à la fois de toute la sollicitude du gouvernement, ce sont les futures destinées que réservent au négoce et à l'industrie de notre province le prix actuel de la production industrielle et manufacturière , nos alliances commerciales avec les autres nations, nos moyens de communication et de transport, enfin les suites de l'acceptation des vingt-quatre articles , qui ont fixé la délimitation de nos frontières.
Ce traité. M. le Ministre, a considérablement rétréci le ; rayon dans lequel s'exerçait le commerce de débit d'objets manufacturés, des liquides, ainsi que des denrées coloniales et indigènes.
'Liège estait depuis* 'un temps immémorial en possession d'approvisionner , en grande partie, les villes et les; nombreux villages qui garnissent les deux rives avalantes de la Meuse.
^Lcs transactions commerciales étaient alimentées dans les localités que nous venons de désigner, et pa&cûtoèrcment dans les bourgs et villages qui s'écHèlblmcnt' depuis Eysden, Mcerssen, Fauqucmont, Gâiappe, Kcrxracde, Heerlen, jusqu'à la frontière p»u,ssienne,:au moyen du commerce interlope que les habitant? de ces contrées entretenaient avec la Prusse ctlallolianae.
'''Liège recevait en retour les grains et le bétail , qui font' surtout l'objet des opérations mercantiles des négociants du bas de la Meuse.
Oc système d'échange, mutuellement avantageux, avait établi entre les deux provinces une co-rclation commerciale qui avait fait échouer les efforts de la concurrence étrangère.
La perte de ces débouchés est d'autant plus importante , que Liège ne peut espérer étendre ses relations dans les autres parties du Limbourg, lesquelles sont
placées dans le voisinage d'Anvers et retirent directement de cette ville les objets de consommation.
Le territoire cédé dans le Luxembourg recevait également de noLro ville une grande partie de «es approvisionnements; le commerce de cette contrée appartenait do reste à Liège, non-seulement par la disposition typographique des débouches, mais aussi par la raison que Liège se présente à ce pays comme point de convergence vers lequel affluaient, au moyen du batclage sur la Meuse et sur l'Ourtc, ses productions minérales et forestières , ainsi que les denrées animales et agricoles.
Sans pouvoir préciser la perte qu'essuiera, de ce chef, le négoce de notre province, nous pensons qu'elle diminuera au moins d'un quart l'ensemble des opérations commerciales.
Cest là, M. le Ministre, une nécessité à laquelle il faut se résigner sans se plaindre, c'est une partie du contingent que Liège apporte dans les sacrifices que nous vaut le traité de paix avec la Hollande; aussi les observations qui précèdent ont- elles moins pour objet d'exprimer de stériles regrets que de concilier à la province la sollicitude du gouvernement et d'appeler son attention sur la part que Liège a droit de réclamer, en compensation de pertes éprouvées, à titre de justice distributive , dans les améliorations de son régime industriel, dans la navigation de la Meuse, dont les destinées sont aujourd'hui l'objet de négociations diplomatiques, et dans les travaux susceptibles d'en faciliter la navigation.
Telles sont les observations générales que comporte l'état actuel du commerce et du négoce dans la province.
En abordant l'examen de notre situation industrielle, vous eussiez, M. le Ministre, partagé la satisfaction que la chambre eût éprouvée à vous présenter, sous des couleurs moins sombres, les phases qu'ont parcourues cette année nos divers genres de fabrication. Hais on eikt méconnu vos intentions, si clairement manifestées dans votre dépêche du 31 juillet dernier, de connaître les causes qui ont contribué à l'allanguisscmcnt de l'industrie, si nous avions mis quelque restriction à l'impartialité des renseignements demandés.
Le moyen, en effet, d'appliquer un remède efficace, c'est de mettre la plaie à découvert; exposer les causes réelles de notre malaise, c'est déjà faire entrevoir la possibilité d'échanger l'actualité contre un meilleur avenir.
Parmi les industries dont l'état de souffrance ou de prospérité exerce le plus d'influence par les nombreuses ramifications qui la rattachent au commerce en général, la production et le traitement du fer forment dans la province l'une des branches les plus importantes de la fabrication.
L'extension qu'elle a prise est telle que ses produits débordent les besoins de la consommation indigène.
Il s'agit moins d'empêcher l'introduction du fer étranger que de s'efforcer à verser au dehors la partie surabondante de ce métal; ce dernier résultat obtenu, l'importation n'est plus à craindre.