‹ Essai sur la statistique générale de la BelgiqueChapitre 268 sur 328 · ÉLÈVES · texte numérisé non relu

ÉLÈVES

Villes.

Communes rurales.

Total.

Nombre d'élèves par habitants (j).

1 sur

La proportion du* 'nombre des enfants qui ont reçu l'instruction gratuité, au chiffre total des élèves a été en 1839, savoir :

Dans la province d'Anvers, du quart;

Dans le Brabant, de la moitié ;

Dans la province de Liège, des cinq douzièmes;

Dans le Limbourg, du cinquième; '' 1 Dans le Luxembourg, aussi du cinquième.

Les documents qui précèdent prouvent bien l'augmentation du nombre des écoles et des élèves; toutefois, jaânsi qu'on l'a fait remarquer avec

(t) Calculé sur, k population de 1836 (4,242,600 habitants), ot i) \ s\ \ j< (s) Population de fin 1839 : 4,028,677 habitants.

raison, cette augmentation n'est pas un signe certain du progrès de l'instruction :en effet, les rapports officiels établissent qu'en "général l'état des écoles primaires laisse encore beaucoup à désirer, tant sous le rapport du pérsotinël que sous celui des raétfiodes d'enseignempnt. Les chefs d'instruction sont loin d'être btms partout : de toutes parts aussi on réclame l'organisation définitive que nous promet le projet de loi relatif à l'instruction primaire et moyenne proposé à la Chambre des Représentants depuis le 31 juillet 1854. i ,

En attendant une réorganisation si vivement désirée, le Gouvernement comme les provinces et les communes ne négligent aucun soin, n'é-

l>«A h TWpt.aucui\^«Gce, pour améliorer Ve sort d^M^UiffiWS. eUty». procurer des salles d écofcnÇr dfls,, logements convenables, c'est-à-dire des. nwjsonSf, d'école, doiH ,1,040 communes, ou environ les^dcux cinquièmes des communes du Royaume^ sont encore dépourvues. — Le tableau suivant ^indique, pour l'année 1839, 4° les sommes qui ont été allouées pour le traitement des instituteurs primaires, 2° les sommes dépensées pour constructions ou réparations de maisons d'école. Sous ce dernier rapport, on remarquera que les provinces de Hainaut et de Luxembourg sont celles où Ton a dépensé le plus pour cons-

TfUITEMEOT ALLOUÉ AUX INSTITUTEURS.

tractions ou réparations, puis, ce qui est- encore plus remarquable^ que c'est précisément la province la moins aisée, le Luxeuibourgyoù'les communes et les habitants ont montré le plus' d'empressement : outre que cela peut tenir à ce que les provinces les plus riches se sont trouvées pourvues plus tôt des locaux et du matériel nécessaires à l'enseignement, c'est aussi une preuve à l'appui de la remarque que nous avons eu occasion de faire à ta<peget53, col; 2, que de toutes les provinces du <Roydume^ c'est celle de Luxembourg qui maroheien toïe du progrès moral.

DÉPENSES POOft-OWfSBIlCCTIOSlR ' • OU REPARATION^ DE ^MA^O^S^'fcQLE.

PROVINCES

Par

Par

Par

Par

Par les coriim'uties

TOTAL

la province

l'Etat.

le trésor.

la province.

et les habitants.

Anvers

Franc*.

I'i aners*

Flancs.

Fi .tn««.

Frani.1.

Fiaoea.

Flandre occidentale.

Flandre orientale. .

Hainaut

Liège. .....

Limbourg. . . ,

mi

Luxembourg. . .

Totaux. .

Écoles normales e<l concours. Il existe plusieurs écoles primaires modèles et écoles normales, principalement destinées à former de bons instituteurs; nous ne comprenons pas ici les institutions de ce genre établies près des petits séminaires, et dont nous avons déjà parlé à la page 561 , col. 2. Il y< a. en outre des concours pour stimuler le zèle des instituteurs et des élèves. Nous allons présenter des, détails sur ces deux objets, en suivant l'ordre, des» provinces.

Anvers. Deux, écoles normales sont subsidiées par l'État : l'ujiô* » Anvers (14 professeurs et 222 élèves), l'autre à Malines (6 professeurs et 129 élèves). — Des concours ont été institués le 11 juillet 1838 par le Conseil provincial. Au concours de 1839 avaient pris part 86 élèves appartenant à 47 écoles; celui de 1840 a réuni 151 élèves de 71 écoles, ce qui donne une augmentation de 44 concurrents et de 24 écoles.

Brabant. Ici également deux écoles normales

sont subsidiées par l'État; ce sont celles de Bruxelles et de Louvain, .où" les 'instituteurs de six communes du Brabatntroht été placés. — Des concours semblables à ceux qui' ont lieu dans la province d'Anvers, ontété'organiseVdansle Brabant, par arrêté de la députa tiom 'de cette province en date du 19 novembre 1850. — La province de Brabant, possède encore des sociétés d'instituteurs qui se réunissent à 'des époques périodiques pour discuter les questions relatives à l'enseignement. •

Flandre occidentale. 11 n'y a point de renseignement pour cette province.

Flandre orientale. L'école primaire modèle de Gand, subsidiée par l'État, compte 150élôves;une autre école normale fondée à «Gand sous les auspices de la province, compte» peine une année d'existence. — Il y a dans ia province une société d'instituteur».

Hainaut. L'État subsidie deu*- écoles norma-

1SSTRICTI0» H'BlilQCe.

Ml

les : l'une à Mons, l'autre à Tramai. — Des corn cours annuels, sont (établis entre > les instituteurs des communes rafales dont la population n'excède pas 1200 urnes : 48* concurrents ont tenté les épreuves de 1839; ce nombre est supérieur à celui de l'année précédente.

Liège. La ville de Liège a une école normale auprès de laquelle la province a fondé 39 bourses et demi-bourses, et dont les cours sont suivis par 29 instituteurs. — Le .Conseil provincial a fondé des concours entrra des élèves et entre les instituteurs. — Une société d'instituteurs.

Limbourg. Il y a également dans cette province une société d'instituteurs. Le conseil provincial a établi en 1856 des commissions chargées d'examiner les instituteurs subsidiés ou à subsidier par la proviope,"et de leur conférer certains grades d'après leurs capacités.

Luxembourg. Yirton possède une école normale. — En 1857, le Conseil provincial avait créé des concours pour les instituteurs. Les résultats de l'année 1840 ont été beaucoup plus remarquables que ceux de l'année 1839, tant sous le* Vapport du nombre des concurrents que sous celui de l'état des études : 70 instituteurs seulement avaient concouru en 1859; ce nombre s'est élevé, en 4840, 4 189.

Namur. La ville de Namur a une école normale subsidiéc par l'Etat.

Autres institutions gratuites. Bruxelles, Bruges, Liège, Vervicrs et d'autres villes possèdent des écoles du soir pour l'instruction de la classe ouvrière. — Les écoles dominicales à Anvers comptent environ 4,000 élèves; elles font des expositions d'objets d'art pour subvenir aux frais qu'occasionnent les distributions des prix. Dans la même province, à Bombera , bourg de l'arrondissement de Malincsv il existe également une école dominicale. Les écoles dominicales de la Flandre orientale, au nombre de 160, sont suivies par 55,000 élèves dont les deux tiers fréquentent aussi les écoles primaires. Le Hainaut en compte 14 qui réunissent 2,779 élèves.

Plusieurs villes populeuses ont institué des écoles gardiennes ou salles d'asile, où les enfants d'artisans en bas. Age sont instruits et surveillés pendant que- leurs parents se livrent au travail; dans les confinées flamandes, ces écoles remplacent successivement les speel-schoolen qui y existent de temps immémorial et sont ainsi appelées

parce que les parents n'y eJivof«Dt'lews «iffafrt* que pour les laisser jouer et pour s^én 1 débarrasse*. A Bruxelles, les quatre écoles gardiennes renfermaient environ 750 enfants des deux sexes à'Ia fin de 1838, et 1037 en 1839; en 1840, il y éfc avait cinq, donnant asile à 1,217 enfartts; elles reçoivent chacune 200 fr. de la province.' Lotfvain a une école de ce genre fondée par M. le curé de St. -Jacques, où se réunissent 250 enfants. Bruges en a ouvert trois depuis quelques années, elles comptent 1,095 élèves. L'école gardienne pour garçons et pour filles que la ville de Cand avait fondée à grand frais, était si peu fréquentée qu'elle a dû être fermée. Douze institutions de ce genre sont établies à Tournai avec 800 élèves, et la ville de Mons vient d'en ouvrir une; deux communes rurales de la province de Hainaut ont suivi le même exemple. Liège qui, en 1857, avait quatre de ces écoles avec 450 élèves des deux sexes, en comptait cinq et 959 élèves en 1859; la même année 1859 les écoles gardiennes de Verviers étaient fréquentées par 561 enfants; en 1840 les écoles de Liège et de Verviers comptaient ensemble 1,619 élèves. — La plupart de ces établissements sont subsidiés par l'Etat.

Dans les écoles d'arts et métiers, dont la plupart sont dirigées par des religieuses ou des ecclésiastiques, on enseigne aux enfants des classes ouvrières la filature, le tricot, la broderie, la dentcllerie ou la couture. Il existe plusieurs de ces écoles à Anvers, une à Matines, une à Louvain, une à Jodoigne, quatre à Bruges, une à Thielt; celles de Bruxelles, d'Anvers, de Mon6, de Courlrai, ont déjà été mentionnées à l'article dentelles, page 96, col 2. Ces écoles sont le plus nombreuses dans la Flandre orientale qui en possède environ 18 fréquentées par plus de 1,200 élèves. — Il existe à Messines, près d'Ypres (Flandre occidentale;, une école spécialement destinée à 187 filles de militaires peu fortunés, qui y reçoivent les premiers éléments de l'instruction, et apprennent un métier qui puisse leur procurer des moyens d'existence à leur sortie de l'établissement (i).

La loi du 3 mars 1836 a posé le principe que l'État ou la cité doit pourvoir aux besoins phjsi-

(4) On peut hro dans le Rapport sur la situation de la Flandre occidentale, année t839j pag. 45-5'!, d'intéressants détails historiques et statistiques sur l'hospice royal de Messines, dont la fondation remonte 1 près de huit siècles (année 1060).

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