‹ Essai sur la statistique générale de la BelgiqueChapitre 269 sur 328 · CULTES · texte numérisé non relu

CULTES

qu.es, et moraux, d^Mout aveugle comme de tout sourdrWWet »n*gopt^), D'excellentes institutions sont ,cpnpacrée i ç , dans notre pa>s à ces deux classes d'jnfprtupps qui y reçoivent l'instruction la plus ^tendue. Çes établissements sont les suivants : — Deux b,ps.pices ou pensionnats pour les aveugles et les sourds-muets des deux sexes ont été ouverts à Bruxelles, en 1834 et 1835, par les soins du vénérable chanoine Triest : l'un dirigé par des sœurs de la charité, comprend 6 jeunes filles aveugles et 35 sourdes-muettes ; l'autre, sous la direction de frères de la charité, a 20 aveugles et 34 sourdsmuets. La pension de chaque élève est de 275 fr. et est supportée par la province, les communes, les bureaux de bienfaisance et les familles. — Un établissement du même genre a été fondé à Bruges en 1835 par M. l'abbé Carton ; il compte 61 sourds-muets, 8 aveugles, 1 sourde-muette et aveugle. Les sourds-muets apprennent un métier et ne rentrent dans la société que lorsqu'ils se trouvent à même de pourvoir par leur travail à leur entretien. Les effets d'habillement sont confectionnés dans la maison même. La pension est de 275 fr. à partir de l'année 1841; auparavant elle n'était que de 200 fr. Le Gouvernement et la province favorisent par des subsides cette intéressante institution. Un établissement pour les sourds-muets a été fondé en 1834, sous la direction d'une congrégation de femmes, àMoorslcde, arrondissement de Roulers. — Gand a, depuis 1822, un établissement pour l'instruction des sourds-muets de naissance, fondé par M. le chanoine Triest, et dirigé aujourd'hui par M. le chanoine de Decker. Les pensionnaires, au nombre de 74, y apprennent tout ce qui constitue une bonne instruction primaire; ils y apprennent en outre, les garçons un métier de leur choix, et les

filles la couture et en général tous les ouvrages de main. La pension est de fr. 325-96 centimes, habillements et tous autres frais y compris. — Une école exclusivement destinée à l'enseignement des sourds-muets est ouverte à Mons, et réunit 24 élèves, presque tous pensionnaires, auxquels on enseigne la lecture, l'écriture et le calcul; il est question d'y joindre l'enseignement d'un métier qui puisse mettre les élèves à même de trouver, au sortir de l'institution, des moyens assurés d'existence. L'institut du môme genre qui existe à Tournai, n'a que cinq élèves. Mons possède en outre un institut pour le traitement des opbthalmiques. De grands résultats y ont été obtenus, grâce aux soins de l'habile chirurgien, M. Stievenaert, qui dirige cet établissement : depuis le 1 er juillet 1836, époque de sa fondation, jusqu'au 1 er janvier 1840, 439 malades y ont été reçus, 254 en sont sortis complètement guéris, l'état de 96 autres s'est amélioré d'une manière sensible, 54 ont été traités sans succès et 20 étaient en traitement. — L'institut royal des sourds-muets et des aveugles à Liège, créé en 1820 et dirigé par M. Pouplin, a compté, en 1839, 35 élèves qui y ont été entretenus aux frais de l'État, de la province, des communes," des hospices de Liège, des bureaux de bienfaisance et au moyen de collectes et souscriptions. — Un institut de sourds-muets s'est ouvert depuis peu à Namur; il ne compte encore que sept élèves.

Cultes.

Le clergé séculier, sans distinction de culte, est rétribué par l'Etat : avant le morcellement du Limbourg et du Luxembourg, cette rétribution à charge du trésor public était de 4,186,150 fr., ainsi répartis :

CULTtS.

Catholique.

Protestant.

Israélite. .

Nombre d'habitants

par culte au!» janvier 1837.

Cultes déclarés. . .

Cultes non déclarés.

Sommes

par

culte.

!•', unes.

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