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Cest, comme on voit, un capital de près de quatre millions enlevé à la circulation en dix ans : un tel état de choses, au point de vue de l'économie sociale, ne peut qu'être préjudiciable à la prospérité publique.
Le elergé régulier comprend les religieux et les religieuses qui se consacrent à la vie contemplative et qui se dévouent au soulagement des malades et à renseignement; les, béguines forment une catégorie à part : on appelle ainsi les personnes du sexe, vouées a la vie religieuse et vivant séparément dans des quartiers dits béguinages. Les communautés des trois premières catégories sont placées sous la juridiction de l'évêque diocésain, i ,
Avant la révolution . (i), on comptait dans les provinces qui forment aujourd'hui le Royaume de Belgique, 29 communautés religieuses d'hommes, et 255 dé femmes (dont 29 béguinages) ; en tout 284. Vers 1857 (s), ces nombres étaient respectivement de 42-291-355. Avant la révolution, les établissements d'hommes renfermaient202 religieux, et ceux de femmes 4,625 religieuses, y compris 1742 béguines dont près de 1,050 dans le seul diocèse de Gand. Voici la comparaison par diocèse, du nombre de communautés d'hommes et de femmes à huit années d'intervalle ; nous comptons les béguinages parmi les établissements consacrés à la vie contemplative.
(l) Almmach du clergé cat/wlique romain des Pays- Bas, pour l'an 1829, par J.-B.-P. Bouquic; Brux., Hnycz 1829, pag. 290 et 291.
(i) Annuaire du clergé caUioliqyte rotnain du Royaume de Belgique, pmtr Van 1857, par P.-F. VLscIcur; Brux., Vandcrborght, pafc. 183 et wiv. Cette publication n'a pas été continuée.
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Diocèse de Malines.
Hospitaliers. . .
Enseignants. . .
Vie contemplative.
Diocèse de Gand.
Hospitaliers. . .
Enseignants. . f
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Vie contemplative.
Diocèse de Liège.
Hospitaliers. . .
Enseignants. . .
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Vie contemplative.
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Diocèse de Namur.
Hospitaliers. . .
Enseignants. . .
Vie contemplative.
Diocèse de Tournay,
Hospitaliers. . .
Enseignants. . .
Vie contemplative.
Missions. . . .
Diocèse de Bruges.
Hospitaliers. . .
Enseignants. . .
Vie contemplative.
Prédication. . .
Le nombre de ces établissements ne cesse pas d'augmenter encore, et dans une proportion assez forte: dans le seul diocèse de Malines où, d'après l'état qui précède, il y avait 86 couvents en 1837, 011 en compte aujourd'hui 140 (t), savoir :
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Diocèse de Malines.
Hospitaliers. . .
Enseignants. . .
Vie contemplative.
Béguinages. . .
(1) Annuaire du clergé de farchidiocèse de Malines, pour Van 1841 , Brux. , Vandcrborght, pag. 85 et sniv.
BlfcNt AI.SA\C*S PUBLIQUE
L'augmentation, conune on voit, est tout entière àjavantage de l'humanité souffrante et de l'éducation -de la-jeunesse : dans les établissements d'hommes, ceux qui en 1837 étaient consacrés à la vie contemplative n'existent plus en 1841 ; le nombre des établissements d'hospitaliers a doublé, et celui des enseignants a été porté de 1 à 20. H en est de même pour les femmes : le nombre d'établissements pour la contemplation a diminué de près de moitié, et celui des béguinages d'un septième; en revanche les communautés d'hospitalières ont été portées de 26 à 29 et celles d'enseignantes de 16 à 60. C'est là un véritable progrès que nous aimons à constater : est-il en effet un but plus digne, plus louable, que celui vers lequel notre clergé régulier, du moins celui du diocèse de Malines, dirige de plus en plus ses soins : la bienfaisance et l'éducation ? Il est présumablc que la même chose a lieu dans les autres diocèses.
Culte protestant. Le culte protestant évangélique compte actuellement sept ministres en Belgique, et le culte anglican cinq. Les traitements et autres frais supportés par le Trésor, sont de 66,527 fr. pour le culte protestant, et de i 1,200 fr. pour le rite anglican.
Culte Israélite. Il possède à Bruxelles un consistoire central composé d'un grand rabbin, de deux ministres officiants et d'un secrétaire. Les frais supportés par l'État se sont élevés, pour 1839, à 10,000 fr.
Bifurateaucc publique.
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Il y a dans le pays un grand nombre d'institutions charitables.: hospices richement dolds; hôpitaux pour toutes espèces de misères et pûûr tous les âgCB; bureaux de bienfaisance bien'-oi»ganisés; établissements de charité dans chaque Village ; partout on rencontre des preuves de la générosité et de la munificence des Belges. Dix à douze millions sont consacrés annuellement à la bienfaisance publique, savoir:
Bureaux de bienfaisance (1839). . . fr. 5,603,25i-4« Hospices et hôpitaux civils (1839). . 4,498,706-32 Enfants trouvésotaban(lonnés(1839). 306,593-33 Dépôts de mendicité (1834). . . . 421,644- »
Total. . .ftr.li,120,195-H
Bureaux de bienfaisance. La moyenne annuelle du nombre des personnes portées sur les listes des pauvres en Belgique, pendant la période de 1851 à 1834, s'est élc\ée à 617,128 : celle moyenne était à peu près la même avant la révolution de 1830. Le nombre effectif en 1839, après le morcellement du territoire, était de 587,095. Le relevé ci-après indique, 1° la division par province du nombre des personnes qui ont été secourues pendant le courant de ladite année 1859, avec l'évaluation des secours qui leur ont été distribués ; 2° la valeur des legs et donations que les bureaux de bienfaisance ont été autorisés à accepter pendant le même exercice.
PROVINCES
Anvers. ....
tai-af. . .
Flandre occident.
Flandre orientale.
Hainaut. . . .
Liège. ....
Limbourg. . . .
Luxembourg. . .
Namur. . . .
Totaux,,, . t ..
Personnes secourues.
Montant
des secours.
Moyenne individuelle des secours.
Rapport du nombre des indigents
secourus au chiffre de la
1 sur 10