LEGS ET DONATIONS
Nombre d'établissements acceptants.
Valeur.
Fr. C.
JlUSNFAISAtlCC PU RM QUE;
Diapré* ces données» 4e oombredes personnes secourues csl : du cinquième dans la Flandre occidcnlale.ef le Hainaut; du septième dans le Brabant, la Flandre orientale et le Limbourg; du neuM'ème dans les provinces d'Anvers, de Liège et de Namur, et du soixante et unième dans le Luxembourg. On remarque que c'est dans la Flandre occidentale que les secours ainsi que les legs et donations sont les plus considérables; c'est aussi, comme nous l'avons vu à la page 53, colonne 2, la province oo le paupérisme est le plus répanda. — Il paraît que l'Indigence a le plus souvent pour origine le grand nombre d'enfants; dans certaines provinces cette circonstance est signalée comme avant déterminé l'indigence chez la moitié au moins des familles secourues. Les autres causes se présentent dans l'ordre suivant : le défaut de travail, le grand âge, les infirmités, les malheurs particuliers, l'inconiluite. Une cause du paupérisme dans notre pays, que nous croyons devoir ajouter à celles-là, est la fréquentation des cabarets, habitude funeste qui règne généralement dans les classes inférieures. Nous avons déjà dit, pag. 81 et 82, les tristes effets de l'ivrognerie dans les districts charbonniers du Hainaut, et les remèdes que la Chambre ri.' commerce de celle province propose d'y appliquer. Nous avons vu aussi, pag. 112 et 113, que Ton n'a pas atteint b but moral que s'était proposé la loi du 18 mars 1838 frappant d'un impôt nouveau les boissons distillées. Nous pensons avec la Chambre de commerce du Hainaut que t'est par de bonnes mesures de police, par la propagation de l'instruction populaire, par les prédications, p.ir le travail, qu'il faul moraliser les peuples et les prémunir contre l'indigence et la mendicité : ces moyens sont bien plus efficaces que ne peu- \cnt l'être les mesures de finances, qui sont souvent elles-mêmes une cause d'immoralité par l'appât qu'elles offrent à la fraude et à la contrebande.
Ateliers »e cuauité. Des ateliers rie ehalité, des travaux publics, offrent aussi, dans quelques localités, une ressource aux ouvriers sans occupation. L'atelier de charité de Cand, érigé en 1817, renfermait, en 1859, 446 individus des deux sexes. Les dépenses, tous frais compris et déduction faite du produit des travaux, ee sont élevés à fr. 1-72 par individu et par semaine. Los deux se\e6 sont placés dan.s des ateliers dif-
férents et n'ont aucune communication entre eux; tous, valides et invalides ou infirmes, reçoivent un salaire. Les travaux consistent principalement dans la filature et le tissage de toiles d'éloupes et toiles d'emballage, dans la filature et le tissage d'étoffes de laine destinées à l'habillement des indigents et des enfants trouvés, dans la confection des habillements des gardes champêtres; 70 à 100 dentellières y confectionnent des dentelles fond Valenciennes ; les charpentiers y sont occupés aux ouvrages nécessaires pour le casernement des troupes et pour les institutions de bienfaisance. On donne du travail à domicile à ceux qui ne peuvent se rendre à l'atelier aux heures des travaux; le nombre de ces derniers a été, en 1839, de 75. 11 i-xistc également à Anvers et à Malines des ateliers de charité, fondés sous l'administration française. Dans l'un on fabrique des tapis, et dans l'autre des étoffes de crin, des couvertures de toiles et des étoffes de lin. Ces établissements dont le revenu se compose du produit du travail des indigents et d'une somme d'environ 20 à 30 mille francs, forment de véritables dépendances des bureaux de bienfaisance. Des établissements à peu près semblables se sont formés dans quelques communes rurales de la Flaudre orientale : il en a été érigé dans 15 communes; elles y occupaient au 31 décembre 1859, 571 indigents.
Les travaux ont consisté en filature et tissage de toiles Le même système a été imité dans deux communes du Brabant. — Pour ce qui concerne les institutions où les enfants des indigents apprennent un métier, voy. plus haut page 367, col. 2 Hygiène publique. Ainsi que nous l'avons dit à la page 356, colonne 2, nul ne peut pratiquer, en qualité de médecin , de chirurgien ou d'accoucheur, s'il n'a été reçu docteur. Les listes des personnes admises à l'exercice de l'une ou de l'autre branche de l'art de guérir sont arrêtées et publiées chaque année par les autorités provinciales. Les listes officielles ont constaté, pour 1840 , l'existence en Belgique de :
Docteurs en médecine. ..... 1,218
Chirurgiens et officiers de santé. . . 1,088
Accoucheurs 504
Pharmaciens. ........ 784
Droguistes 38
Sages-femmes 865
Dentistes , 43
BIEUFAISASCI! phuhqvk.
1) est à remarquer que quelques-uns des nombres compris dans cette éoumératipn ne sont pas aussi grands qu'elle semble l'indiquer, parce que beaucoup de praticiens sont autorisés à exercer à la fois diverses branches de Part de guérir, de sorte que, par exemple, un docteur en médecine, en chirurgie et en accouchement, a dû être porté sous chacun de ces trois titres. La plupart des conseils provinciaux ont voté des encouragements en faveur des personnes qui se vouent à la profession de sages-femmes, dont le besoin se fait généralement sentir dans les campagnes.
D'après le tableau ci- après, rutomparé à cchii que nous avons donnéptos! haut 1 ,!' pige ^S," 'le*' résultats des vaccinations opérées '• err '1659^ èwrt plus satisfaisants que teut constatés pouf tes a/tfnées précédentes; en outre le nombré réel des vaccinations est beaucoup plus élevé, atjtendu que les praticiens se bornent souvent à déclarer le nombre des vaccinations gratuites qui leur donne droit à la médaille.
gratuites.
VACCINATIONS
payées.
Total.
NOMBRE