BIENFAISANCE PUBLIQUE
Anvers, en remplacement de la 6tation de quarantaine établit aûjfort S te -Maric.
ÏIosMcfES et hôpitaux. Chaque ville un peu cdnsidéraDlc, èt même certaines communes rurales 1 ; possèdent des hospices pour la vieillesse et dcshôpitaux où les malades indigents sont traités gra'tttitement. La plupart de ces établissements sont communaux ; les autres sont des fondations particulières qui ont leurs revenus spéciaux. On compic dans le Royaume, en 1839, 274 hôpitaux <it hospices, dont la population moyenne est de 17,909 individus, et dont les dépenses sont de fr. 4,498,706-32. La moyenne annuelle du nombre des personnes admises et entretenues dans les hospices et hôpitaux, pendant la période de 1851 à 1834, s'est élevée à 22,880. Ce nombre a beaucoup diminué comme on voit, même en tenant
PROVINCES
Anvers. .............
Brabant
Flandre occidentale
Flandre orientale
Hainaut.
Liège
L imbourg. ............
Luxembourg. ...........
Namur
Tolc^ux» * * » • •
Dans ce relevé ne sont pas compris les hospices d'aliénés ni les hospices de maternité.
Maisons d'aliénés (i). Les documents officiels les plus récents accusent un nombre total de 2,612 aliénés reçus dans les hospices ou entretenus à Gheel; c'est un aliéné sur 1,540 habitants. Toutefois' ce n'est pas là le nombre exact des aliénés" ën Belgique, car il ne comprend pas ceux qui fêlent 'dans leurs familles : des recherches seront faites Incessamment à ce sujet (s) :
'Dans la province d'Anvers, la ville de ce nom possède un hospice spécial pour les aliénés; la population moyenne, en 1859, en a été de 132. Dans les villes dé Lierre, Malines et Tumhout, des chambres sont disposées dans les bâtiments
M Voy. page 50, colonne 1.
(«) Voy. ci-après, page 375, col. i, des calculs exacts pour une province, la Flandre occidentale.
compte de ta diminution produite par le morcellement du Lirabourg et du Luxembourg. Dans le nombre de 274 hospices et hôpitaux, il y en a 63 qui appartiennent à des communes rurales; la Flandre orientale seule figure pour près des trois quarts dans ce nombre. Un nouvel hôpital s'élève à Bruxelles sur des proportions grandioses et coûtera d'un million et demi à deux millions (fr. 1,752,389-93 d'ajnès le devis estimatif); un autre à Lou vain sur le plan du grand hospice de Bordeaux (la dépense est évaluée à fr. 382,744-44); un nouvel hospice pour les vieillards à Bruges et à Courtrai. Il vient (je, s'ouvrir à Bruxelles uo hospice pour les enfants , malades et valétudinaires, à l'instar de celui qui existe à Vienne. Voici la division, par proyfnce f des chiffres donnés pour 1839.
Nombre des hôpitaux et hospices.
moyenne.
Dépenses.
soit des hospices, soit du'bureaù de bienfaisance, pour y loger les aliénés^ en attendant que leur position s'améliore ou rende nécessaire leur translation à Gheel ou dans une maison de santé. — Gheel est un bourg de 7,000 âmes dans l'arrondissement de Turnhout : une partie de la population se consacre à la surveillance et à l'entretien des personnes frappées d'aliénation mentale, et trouve dans ce genre d'industrie des moyens d'existence. Le nombre des aliénés qui y ont, été entretenus pendant le courant de 1839, s'est élevé, ^ermp, moyen, à 679, dont 354 hommes et 325 femmes; le nombre de décès a été de 34. « Les habitants de Gheel traitent les insensés av,ec une familiarité qui captive leur confiance. Ils devinent leurs penchants, savent se prêter à leurs bizarreries, ou les combattre à propos; une longue observation leur a donné le secret des moyens à employer
Ilir.mrAISAKCB PUBLIQUE.
pdur chaque genre de folie. Souvent d'un mot, d'un geste, ils calment les plus furieux. On est frappé de 'l'air* bien portant de ces malheureux. Beaucoup parviennent à un âge avancé: on compte parmi eux deux centenaires. La plupart des aliénés se rendent utiles. Ceux-ci coopèrent aux soins du ménage; ceux-là se livrent aux travaux de l'agriculture; d'autres trouvent des distractions dans l'exercice d'une profession ou d'une industrie. La colonie de Ghcel compte des siècles <T existence. La spécialité du mode de traitement emploie, a attiré sur elle l'attention des savants les plus distingués.... Nulle part on ne trouve à placer les aliénés plus économiquement qu'à Ghecl. La pension y est (le fr. 160 à 200 par an. Aussi la colonie rcnfcrmc-Ê-elle des aliénés de toutes les provinces de la Belgique et même de l'étranger (t). •
Dans le Brabant, l'administration des hospices de Bruxelles entretient annuellement 170 à 180 aliénés à Gbeel; la province possède en outre huit établissements particuliers, deux à Louvain, deux à Dicst, un à Tirlemont, deux à S l -Josseten-î^oode etjun à Ucclo qui est le plus récent; celui de Koekelbcrg est supprimé depuis quelques années. La population réunie des établissements qui viennent d'être nommés, sauf celui d'Uccle, ne s'élevait en 1834 qu'a 1G2 individus. — On a le projet do fonder un hospice provincial destiné au traitement et à Uentrelien des aliénés: il coûterait un demi million.
La Flandre occidentale possède quatre établissements, dont deux sont situés à Bruges, le troisième à Yprcs et le dernier a Mcnin. Au 51 décembre 1859, on y comptait 432 aliénés, dont 201 hommes et 251 femmes : 62 en sont sortis guéris pendant le coûtant de l'année 1859, et 22 y sont décèdes; sur ce nombre, 58 individus sont ordinairement enfermés. Il existe dans les différentes parties de la province 902 aliénés, ce qui donne à peu près la proportion d'un aliéné sur 700 habitants. Des recherches qui ont été faites sur l'âge auquel l'aliénation s'est déclarée chez ces 902 individus, ont fait connaître que cet accident a été déterminé chez 257 d'entre eux avant l'âge de dix ans; chez 402, de 10 à 40 ans, et de 40 à 80 ans pour les 243 aulies. Des recherches
0) Exposé de ïa situation de la prmince d'Anvers pour 1830, paflp W.
ont été également faites dans le but de découvrir les causes probables de ces lésions inçntalep : 195 de ces affections sont attribuées à des causes physiques; 248 à des causes morales; 179 à des causes inconnues ou héréditaires, et 280 aliénés l'étaient de naissance. Parmi les causes physiques, l'épilcpsie, le libertinage, l'ivrognerie se présentent en première ligne. Parmi les causes morales, les plus puissantes paraissent être les scrupules religieux, l'amour contrarié, les revers de fortune. — Il est également question de créer, pour la Flantire occidentale, un hospice provincial.
Dans la Flandre orientale, on compte huit hospices d'aliénés, un à Gand, un à Termonde, trois a S'-Nicolas cl les autres dans des communes rurales. Leur population réunie était, au l e r janvier 1840, de 245 hommes et 326 femmes; en tout 571 personnes atteintes d'aliénation mentale.
Dans le Hainaut on compte . à Tournai, un hospice contenant 52 aliénés; à Mons, une semblable institution, qui en renferme 65; puis l'instition dite Hospice de Froidmont, qui contenait, en 1858, 98 aliénés, mais qui va être agrandi et disposé pour l'introduction d'un système curatif mieux approprié. — Des négociations sont ouvertes entre l'Etat et la province pour la création d'un hospice provincial.
fans la prov ince do Liège, la ville du même nom possédait dans ces dernières années deux hospices pour les aliénés indigents : leur population s'élevait, en 1850» à 76 hommes et 88 femmes; il s'y trouvait en outre deux instituts particuliers pour la guérison des insensés des deux sexes, dont le nombre n'a jamais excédé 20 à 25. Les documents officiels ne contiennent aucun renseignement à cet égard.
Le Li m bourg ne possède d'autres établissements consacrés à l'entretien d'individus affectés de maladies mentales, qu'un hospice qui se trouve joint au dépôt de meudicité de Rcckheim et où les aliénés, au nombre de 141 , sont soignés aux frais des communes auxquelles ils appartiennent, et l'hôpital civil de Tengres, qui en contient 16.
Les provinces de Luxembourg et de Namur envoient leurs aliénés, soit à Gbeel, soit à l'hospice de Froidmont
IIosriceSDE mateunité. Quelques provinces possèdent des hospices ouverts aux femmes en couches. Des sociétés de charité maternelle existent à Liège, à Vcrvicrs, a Gand, A Mon», a