‹ Essai sur la statistique générale de la BelgiqueChapitre 277 sur 328 · BIENFAISANCE PUBLIQUE · texte numérisé non relu

BIENFAISANCE PUBLIQUE

Tournai J , elles fournissent des secours aux femmes eiVeouche, soit a domicile, sc-iten tes admettant, pendant un certain teirfps'; dans les locaux appropriés à ettttBit: — "L'hospice de maternité de Bruxelles', créé en 1824 et auquel sont affectées quatre bourses fondées par la province en faveur d'élèves sages-femmes, a reçu, en 1859, 606 femmes, dont quatre seulement sont décédées; il y est né 635 enfants, 67 sont décédés, dont 52 n'étaient pas nés viables. Un établissement semblable existe à Louvain. Gand a une école provinciale de maternité dont l'établissement est antérieur à 1830, et dont les dépenses sont couvertes par un subside annuel sur les fonds de la province et par les rétributions des élèves au nombre de 17; pendant l'espace d'une année, huit ont été reçues sages-femmes; 178 femmes y ont été admises en 1839, et 176 enfants y sont nés. — Les deux sociétés maternelles de Liège et de Verviers ont secouru pendant cette même année 838 femmes, qui ont reçu ensemble une somme de 12,191 fr. La société de charité maternelle de Gand, fondée en 1822 par M. le chanoine Triest, a secouru, en 1839, 216 mères pauvres et 631 depuis 1857; S. M. la Reine des Belges a voulu prendre cette société sous son patronage spécial. Anvers s'occupe de l'établissement d'une société de la même nature. — Au nombre des causes du concubinage et des naissances illégitimes qui en résultent, sont les difficultés qu'éprouvent les pauvres à se procurer les pièces nécessaires pour le mariage. Dans le but d'amener le mariage civil et religieux des indigents qui vivent ainsi dans le désordre, il s'est formé à Bruxelles une société à l'instar de celle qui existe à Paris depuis 1826 et dans les principales villes de France. D'après les comptes de la société en 4840, le nombre de mariages justifiés à Bruxelles est de 209, et dans les faubourgs de 223; celui des enfants légitimes est de 176 à Bruxelles, et de 191 dans les faubourgs. Il reste 49 couples de 1840 pour lesquels on s'occupe à recueillir les papiers. Outre les couples mariés, il y en a eu 36 qui , ayant obtenu leurs papiers, ne se sont pas mariés, ou , s'ils ont rempli ce devoir, ont négligé d'en faire part à la société. Les dépenses, qui se sont élevées pour ladite année 1840 à fr. 1895-34, 6onl couvertes par la charité chrétienne et une subvention du Gouvernement. Les actes nécessaires pour le mariage civil ne sont délivrés gratis

qu'aux seuls indigents qui se trouvent dans les termes des arrêtés donnes en leur faveur.

Maisons d'orpdeliks et d'enfants trouvés (i). On compte en Belgique plusieurs établissements destinés à recevoir les orphelins; ce sont, pour la plupart, d'anciennes fondations successivement dotées par des legs et des donations de particuliers.

Aux termes de la loi du 30 juillet 1834, les frais d'entretien des enfants trouvés nés de père et mère inconnus, sont supportés pour une moitié par les communes sur le territoire desquelles ils auront été exposés, sans préjudice du concours des établissements de bienfaisance, et pour l'autre moitié par la province à laquelle les communes appartiennent. Les frais d'entretien des orphelins indigents et des enfants abandonnés nés de père et mère connus, seront supportés par les hospices et bureaux de bienfaisance du lieu du domicile de secours, sans préjudice du concours des communes. Si le domicile de secours ne peut être déterminé, ces enfants seront assimilés aux enfants trouvés nés de parents inconnus. Il est alloué au budget de l'Etat un subside annuel pour l'entretien des enfants trouvés : cette allocation est de 175,000 fr.

Des hospices spéciaux pour les enfants trouvés existent à Anvers, Malincs, Bruxelles, Louvain, Bruges, Ostendc, Courlrai, Poperinghe, Mcnin, flienport, Gand, Audenaerde, Termonde, Mous, Ilasselt, Tongres, S'-Trond et Namur. Dans la province de Liège, les enfants sont placés presque tous dans les communes rurales, ce qui contribue à les rendre robustes et vigoureux. Lorsque ces enfants ont atteint leur treizième année, ils sont mis en apprentissage. Les administrations communales surveillent leur éducation et donnent les soins nécessaires à leur bon entretien. La même chose a lieu dans le Luxembourg où les enfants trouvés et abandonnés, dont le nombre est fort petit dans cette province, sont confiés pour un léger salaire à des familles peu aisées qui les soignent comme des enfants d'adoption. — Il est recommandé aux députa lions provinciales de tenir en réserve, sur le subside qui leur est alloué par l'État, une somme destinée à former un fonds avec les allocations votées par les communes et les établissements de bienfaisance, pour salarier

(i) Voy. pag. 40 et 47.

BIENFAISANCE PIBMQCF.

des inspecteurs chargés de visiter, au moins une fois par trimestre, les enfants trouvés et abandonnés mis en pension dans les campagnes, afin de s'assurer si les conditions imposées aux nourriciers sont remplies.

Les trois tableaux ci-aprè*>, tirés des recueils officiels, indiquent par province :

1° Le nombre des enfants trouvés et abandon-

nés pendant une période de dix ans (1850-1859) ;

2° Le nombre des enfants trouvés et abandonnés reçus dans les établissements publics en 1859, et la somme des dépenses d'entretien ;

5° La proportion d'après laquelle celte somme se répartit entre l'État, la province, les communes, et les hospices et bureaux de bienfaisance.

1. Nombre des enfants trouvés et abandonnés pendant les année» :

PROVINCES

Anvers. . . . . '.

Brabant. . .'

Flandre occidentale. .

Flandre orientale.

Liège. . . • • •

Limbourg. . .

Luxembourg. . . .

Totaux. . .

T CrV«r^fi. 1 ; u ,ï"': 8,253 s,i65 8,521 8,655 7,702 e,7eo 7,501 6,507 6,230 0,310

2. Nombre des enfants trouvés et abandonnes reçus dans les établissements publics, et dépense

d'entretien.

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