‹ Essai sur la statistique générale de la BelgiqueChapitre 59 sur 328 · I. Zone des Ardennes Riiéno-Mosellanes (i · texte numérisé non relu

I. Zone des Ardennes Riiéno-Mosellanes (i

Section 1 ou de l'Est. Depuis le bassin de l'Ahr jusqu'à celui de la Prume et de la Sure.

1° Source pétrifiante de Dreymûhlen, à l'origine de la Lisser. Celle-ci forme une cascade qui se précipite, d'une hauteur de plus de 35 pieds, d'un coteau de tuf calcaire.

2° Source thermale de Bertrich, sur la rivière de Licsbach, dans le cercle de Cochem, Grand- Duché du Bas-Rhin; elle est visitée depuis le XV e siècle et fut peut-être déjà connue au temps des Romains. Le professeur Harless à Bonn a publié sur cette source un ouvrage allemand ayant pour titre : Les bains de Bertrich dans le Grand- Duché du Bas-Rhin, 1827. Les principales partics constitutives de cette eau sont le sulphate de * soude, de chaux et de magnésie, comme aussi l'hydrochlorate de soude, tandis que le carbonate de soude, de chaux et de magnésie, l'oxidc de fer, la silice, l'alumine, le lithium, les sels de potasse, le gaz azote et le gaz hydrogène sulfuré s'y trouvent en moindre quantité (s).

3° Sources minérales froides.

Groupe 1 (3).

(i) Cette zone fait partie d'une antre zone plus grande qui s'étend à la rive droite du Rhin, de la Moselle et de la Sarre, où prédomine le terrain pyroïde, et qui est remarquable par la ressemblance de ses sources minérales avec celles de la rive gauche de ces rivières. Voy. Omalius d'Halloy, Essai sur la gitologie du Nord de la France et sa Collection de Mémoires pour servir à la géologie du Nord de la France avec la carte qui y est jointe. Nous indiquerons brièvement les principales de ces sources.

(4) Voy. dans le Bulletin des sciences médicales, 1828, N° 7, p. 276, un extrait de l'ouvrage d'Osann sur les eaux minérales de Prusse. Leur composition a quelque rapport avec celle des eaux de Cliaudfontainc, province de Liège. Voyez mes Rcchcrc' 'ir la statistique de la province de Liège, I, p. 133.

(3) Ce groupe a de la ressemblance , 1° avec la source de Roisdorf, cercle de Bonn, sur ln rive droite du Rhin, mentionnée sous le nom d'eau d'Alftcr dons beaucoup d'ouvrages français. Le professeur BischolT en a fait connaître les excellentes propriétés. En 1826, on

EADX NIRÉRAI.ES.

a. Source minérale ferrugineuse sur la rive gauche du Rhin à Draitschbrunncn, distant de 12 à 15 minutes du Gothesberg près de Bonn.

b. Source du lac de Laach , à quelques pas de son rivage.

c. Source de Tônnestcin , à une forte lieue de Brohl, entre Àndernach et Kemagcn, dans un défilé. Son nom lui est venu d'un ci-devant couvent de Carmélites appelé Antonius-Stein (1), situé à proximité, et on la désigne habituellement 60us le nom de Tonsteincrbrunnen. Elle est à la fois ferrugineuse et très-riche en acide carbonique. Elle conserve sa force des années entières; c'est pour cette raison qu'on a expédié, dans ces derniers temps, jusqu'à 60,000 bouteilles par an vers le bas et moyen Rhin , en Angleterre, en Hollande et à Berlin. Le principal dépôt est à Brohl (»).

d. Source minérale de Brohl, dans la vallée du Rhin , entre Andernach et Remagen. Elle est ferrugineuse et compte parmi les plus riches qu'on connaisse; néanmoins il lui manque une appropriation convenable pour être employée avec plus d'avantage. Le professeur Biscboff à Bonn a donné une analyse chimique de cette eau dans le Journal de la médecine pratique (en allemand), supplément de 1827, p. 104 (3).

a exporté plus de 100,000 cruchons de cette eau qui a beaucoup de rapport avec l'eau de Scllz et avec celle du Tonnelet près de Spa. Voyez k comparaison que j'ai faite de ces deux sortes d'eau dans mes Recfterchcs, I, p. 148; 2° avec la source alcnline d'Hcppingen près d'Ahrwcilcr, au pied d'une montagne de basalte. Voy. Harless, Les principales eaux médicinales , salines et ferrugineuses, dans le Grand-Duché du Bai-Rhin , 1826 (en allemand), (i) Pierre de St-Anteine.

(s) Fischer, Guide le plus récent pour te voyage du BJtin.mi, p. 148.

(s) Il existe encore d'autres eaux minérales peu éloignées les unes des autres; telles sont : !• près d'Ehrcnbreitstein sur la rive droite du Rhin, une source acidulé ferrugineuse, appelée Thalborn; la consommation s'en fait, sur les lieux mêmes cl surtout l Coblence; cette cnu ne s'exporte pas, ne pouvant se conserver plus de 24 heures , et est surtout riche en acide carbonique , qui fait fermenter le vin avec lequel on la mêle ; 2» celle de Dinckholder, sur la rive droite du Rhin, un peu au-dessous de Boppart, déjà connue depuis trois siècles, puis négligée, mais réhabilitée en 1802. Elle contient les mêmes parties constitutives que les cnux de Spa et de Pyrmont , leur est même supérieure, d'après Fischer (ouvrage cité, pi 100), sous le rapport du fer et des gnz qu'elle renferme,

Groupe 2. Beaucoup de sources minérales dans le bassin de la rivière de Lisser près de Daun.

Groupe 3. Beaucoup de sources minérales dans le bassin de la Kyll, aux environs de Lientstcin, Steffeler et Biresborn.

Section 2 ou de l'Ouest. Entre le bassin de la Sure et celui de la Chier.

1° Sources salines de Bom sur la rive droite de la Sure.

2° Source nommée Iscnbom, sur la rive gauche de la Moselle. Elles sont, l'une et l'autre, peu connues.

3° Source pétrifiante près d'Orval, bassin de la Chier.

II. Zone des Ardennes proprement dites (Dethier, Omalius d'Halloy).

Section 1. Partie des Ardenncs, qui jette ses eaux dans la Moselle , du côté du Sud.

On ne connaît, dans cette zone, aucune eau minérale ou thermale.

Section 2. Partie des Ardenncs, qui jette ses eaux, du côté du Nord, dans la Meuse.

11 n'y a point ici de sources thermales, mais beaucoup de froides, ferrugineuses et acidulés, se présentant à peu près dans l'ordre suivant, du Nord-Est au Sud-Ouest.

Bande 1 , vers le Sud-Est.

1* Bassin de l'origine de la Rocr. On a signalé ici une source dans les montagnes des Fagnes, ou marais élevés, entre Montjoie, Gemund et

et a un goût en quelque sorte acide et piquant ; 3° sur leHundsrûck, la source de Lamscbeid, connue depuis le XVI* siècle sous le nom d'eau acidulé de Lcimingcn (rive gauche du Rhin, cercle de Coblence). On la cite au nombre des plus riches eaux ferrugineuses que possède la Prusse. Avant la révolution française, l'exportation était de 180,000 cruchons par an. Voyez l'analyse de cette, eau dans l'ouvrage de C. F. Harless et G. Bischoff, Les source* ferrugineuses à Lamscheid, 1827 (en allemand), recueillie dans les Annales littéraires de médecine, sept. 1827, p. 76 (en allemand) , et dans le Bulletin des sciences médicales , 1828, N° 7, pag. 280; 4° la source saline, do Crcuznach sur la Nahc, rive gauche du Rhin, en usage depuis quelques siècles. On peut conférer là-dessus l'ouvrage de J. E. P. Priegcr, Crcuznach et ses canx minérales, Maycnce , 1827 ( en allemand ) ; 0° les célèbres sources minérales d'Ems surlaLahn, rive droite du Rhin, à un demi-mille allemand de Coblence, lesquelles sont comptées, avec celles de Wicsbadcn, au nombre dos plus anciennes de l'Allemagne , et étaient même connues du temps des Romains.

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