EAUX MINÉRALES
Schlcydcn; mais l'endroit n'est pas exactement indiqué. C'est peut-être à Saucrmùhlen (Grand- Duché du Bas-Rhin).
2° Bassin de la naissance de l'Amblève qui coule dans l'Ourte.
Deux sources minérales près du village d'Arael ou Amblève, Tune entre Mocdersclicidt et Scheppen, l'autre entre Amel et Diedcnberg , Grand- Duché du Bas-Rhin.
3° Bassin de Glain, ou rivière de Salin, qui coule dans l'Amblève.
Source minérale au milieu du lit de cette petite rivière près du village de Halleux, entre la ville de Salm cl le village de Trois-Ponts, province de Luxembourg.
Bande 2.
1« Près du bassin de la Warchcnne, qui se joint à la Warge, près de Malmédi, au Sud-Est, la source de Céromont, Grand-Duché du Bas- Rhin.
2° Bassin de la Wargc, la principale des petites rivières qui se jettent dans l'Amblève.
a. Source minérale de Xhoffray.
b. Source du ruisseau des Cuves ou des Trous- Marets, jaillissant en forme de petite cascade.
c. Source des Iles, sous Malmédi, Grand-Duché du Bas-Rhin.
d. Source pétrifiante à Béversé ou Beverscheidt près de Malmédi , provenant de la couche supérieure de troisième formation en cet endroit (Grand-Duché du Bas-Rbin).
3° Près de Stavelot, sur la rive droite de l'Amblève, on trouve, dans les pâturages, derrière l'ancien couvent de cet endroit, l'antique source ferrugineuse de S'-Remacle, présentement abandonnée et en ruine (province de Liège).
4° Sur la rive gauche de l'Amblève, entre les villages de Trois-Ponts et de Coo, dans un petit défilé sous Bodeux, la source minérale ferrugineuse de Henri-Mollin, province de Liège.
Bande 3.
1«> Sur la rive gauche du ruisseau nommé eau rouge, ou roge auve, on trouve la source de Haru, entre la rivière, le hameau Sur-le-thier-de- Malmédi et la grande route de cette ville vers Spa (Grand-Duché du Bas-Rhin).
2° et 3° Deux autres sources minérales entre la même route, la rive gauche du ruisseau et le hameau du rivage (Grand-Duché du Bas-Rhin).
Bande 4, du Nord-Est vers le Sud-Ouest.
4° et 2° Deux sources minérales dans le bassin ou la vallée du ruisseau de Ru ou Ruy, près du village de ce nom, entre Francorchamps et Roanne, sur la rive droite de l'Amblève (province de Liège).
3° Quelques petites sources minérales aujourd'hui abandonnées, le long des rives de la rivière de Lienne, qui se réunit à l'Amblève, près et au-dessus du village des Forges sous Chevron, à la rive gauche de l'Amblève (province de Liège).
Bande 3, du Nord-Est au Sud-Ouest.
Dans le groupe des Franchimonts, bassin de la Spihéroulc ou Wayay, qui se jette dans la Hoegne, se trouvent les sources de Spa (i) divisées en trois plus petites bandes géologiques (province de Liège).
Au premier rang :
i° A l'origine du ruisseau la Sauvenière, une source renommée de ce nom.
2° Source de Groesbeck ou Pequet, située à proximité de la première.
3° Source de la Géronstère.
4° Source de la Vieille-Géronstère, située un peu au-dessus de la précédente, à la naissance de la Géronstère, se jetant dans le Wayay.
Au second rang :
1° Source de Nivezé, commune de Sart, à droite du ruisseau de Nivezé, qui conflue avec le Wayay, présentement négligée et en ruine.
(i) Voyez l'ouvrage du Docteur E. Joncs dans mes Rechercftes , vol. 1.
— De toutes les eaux de la Belgique, celles de Spa (à neuf lieues de Liège et à dix lieues d'Aix-la-Chapelle) sont les plus fréquentées; leur réputation est européenne: elles sont gazeuses, ferrugineuses et salées, et participent à la fois de celles de Forges et de Vichy ; leur usage est recommandé dans l'épuisement quello qu'en soit la cause, dans les engorgements intérieurs et les flux chroniques, contre les vers, la pierre et la gravelle. Elles jaillissent par plusieurs sources , dont les principales sont : le Potthon ou Puits carré (8* Réauiuur ) , la seule des fontaines de Spa qui occupe l'enceinte de la ville; le Géronstère ou Puits rond a environ une lieue de Spa; la Sauvenière h une petite lieue de Spa, sur le flanc de la montagne, tout près d'un petit bois; la GroesôeeA et les deux Tonnelets qui sont les sources les plus gazeuses de Spa. On se baigne peu à Spa; on se contente de boire les eaux du PowAon et l'on va vers les autres sources comme vers un but de promenade. La saison ouvre le 15 mai et finit le 13 octobre : les eaux de Spa sont visitées tous les ans par deux à trois mille étrangers. En 1810, on y a compté 3,706 visiteurs.
(Note du Traducteur.)
BAUX MIRÉR.W.ES.
2° Sources de Tonnelet, au nombre de deux ou trois. En creusant ce sol, on peut presqu'à volonté en faire jaillir des eaux minérales.
5° Source de Watroz, à gauche du ruisseau la Sauvenière, très-négligée.
4° Les caves au hameau de Nivezé, situé sur un plateau entre les deux ruisseaux de Nivezé cl de Sauvenière. Il s'en dégage de l'acide carbonique eu abondance.
5° Source de Barisart, près du ruisseau Géronstère et Crêpe qui se jettent dans le Wayay, peu visitée cl mal entretenue.
Au troisième ou dernier rang, du Nord-Est vers le Sud-Ouest :
1° Petite source à gauche du Wayay, au-delà de Spa.
2° Grande et célèbre source de Pouhon, dite S'-Rcmacle, au milieu de Spa, à droite du Wayay.
3° Un grand nombre de sources minérales particulières se trouvent dans les caves des maisons, qui sont construites sur la même ligne géologique que le Pouhon, le long du Wayay; parmi ces sources la plus connue était celle de la maison de la Fontaine d'Or.
4° Quelques petites sources dans le bassin particulier du ruisseau de Winandplanche, qui coule dans le Wayay, au Marteau, près de Spa.
5° Source minérale de la Desniez , dans le bois communal de Reid, négligée et peu connue.
Bande 6 , du Nord-Est au Sud-Ouest.
1° Dans le bassin de la Vesdre il existe, à gauche de celte rivière, à peu de distance de Neau (en allemand Eupen) , au bord de l'une des petites rivières qui s'y viennent jeter du sommet des Hautcs-Fagnes, une source minérale acidulé, laquelle, à ce qu'on assure, est beaucoup visitée par les habitants de Neau (Grand -Duché du Bas- Rhin).
2° Dans les excavations du plateau des Fagnes se trouvent, entre la source de la Gilcppe et de la Hoegne, quelques petites sources minérales abandonnées, comme aussi sous le village de Surister, entre Jalhay et SarL
3» Quelques autres petites sources minérales, dans la vallée de Hoegne, entre Solwaster et le moulin de Jalhay.
4° D'autres sources simples dans la vallée de Spihéroule, entre le Marteau et le village de Spixhe, toutes fort peu connues.
Bandes 5 et 6 l,i \ Groupe des Ponhons, entre
l'Amblève et l'Aisne, s'accordant, sous le rapport géologique, avec le groupe des Franchimonts, du Nord-Est au Sud-Ouest.
Première petite bande, qni s'accorde avec celle de la Sauvenière et de la Géronstère près de Spa.
i° A gauche du défilé et du ruisseau de Petit Bru, se jetant, par la gauche, dans l'Amblève, sous Targnon, se trouve la source de Bru (commune de Chevron) dans une petite vallée sous le hameau de Bru, entre les villages de Chession, Chevron et Lorcé. C'est la source acidulé la plus riche que je connaisse, rivale du Pouhon à Spa, mais dans un honteux étal de dépérissement.
2° Petite source minérale dans le bois près de Bru.
3° et 4<> Deux sources minérales dans le village de Bosson près de Werbomont.
5° Source minérale de Grand Bru, dans la grande bruyère qui porte le nom de Burnonliche. On a donné aussi à cetie source le nom de Pouhon de S»-Antoine, d'après une chapelle ou un hermitage situé à proximité; enfin, on l'appelle encore source d'Izier, de Nivarlei et de Harre, suivant les noms de ces différents villages, le long desquels on peut atteindre la source. Il parait que c'est elle qu'on désignait autrefois sous le nom de Pouhon d'Ardcnne.
Seconde petite bande, qui se rapporte aux 2 e et 5 e petites bandes du bassin de Spa , du Nord- Est an Sud-Ouest
lo Dans la vallée de l'Amblève, à gauche de cette rivière, on trouve, près du hameau de Quareux, dans le défilé long et étroit nommé Pas de S'-Remacle, la source de S'-Remacle, au pied de la colline escarpée connue sous le nom de bruyère des Foulions (province de Liège).
2° Sur le sommet de la même colline, à l'origine du ruisseau des Pouhons ou de Férot, se trouve une source minérale, qu'on nomme le Pouhon d'en haul, et située sous la commune de Harzé, dont elle porte aussi parfois le nom.
5° Pouhon d'en bas, près du mémo ruisseau et du hameau des Pouhons. On la nomme aussi quelquefois Pouhon de S«-«och ou de Bernardfagne, ancien couvent près de la commune de Perrière.
On ne connaît ici d'autres sources minérales que celles qui viennent d'être désignées, excepté cependant une source très-peu visitée, en-deçà de Marche, dans un bois, ioui près de l'Ourle.
EAUX H1KÉUALES.
C'est la source de Marcour, ou de SVThibaut, qui n'est pourtant ni minérale ni acidulé, et n'est connue qu'à cause de prétendus miracles qui y auraient été opérés. H se trouve en outre ici la source de Lcyfour, à la pointe Sud-Est des Ardcnnes, entre Rocroy, Revin et Mont-Hermès, sur la rive droite de la Meuse, où l'eau sort en abondance et se précipite en cascade d'une colline couverte de verdure, dans la direction géologique indiquée ci-dessus.
111. Zone des Ardennes de Samure et Meuse, ou zone calcaire et houilleuse.
On trouve ici quelques sources thermales et sulfureuses, un petit nombre de sources minérales acidulés et de simples sources pétrifiantes et calcaires.
Première petite bande, du Nord-Est au Sud- Ouest.
lo A la naissance de l'Inde, qui se jette dans la Roer, on trouve les sources minérales acidulés de Cornelis-Munslcr, sur une colline près de la rivière d'Inde (*).
2° Dans le bassin de la Hocgne, qui coule dans la Vcsdre, sont les sources de Juslenvillc, d'une température constante, tiède au toucher, faisant varier le thermomètre de 14 à 17" Réaumur, l'atmosphère indiquant une chaleur de 8-9° (a).
5° Quelques petites sources d'eau minérales acidulés dans le même bassin, comme :
a. A Sasserotte, près de l'ancienne soufrière, sur la rive droite de la Hoegne.
b. A Wislei, près de Theux, au Sud-Ouest de Juslenville, est une source minérale, légèrement acidulé, non sulfureuse, mais que des empiétements ont mise complètement en ruine.
c Source pétrifiante de Chanxhc, sur la rive droite de l'Ourle, entre Douxflammc et Montfort, un peu sur le côté de son confluent avec l'Am- Wèvc.
Seconde petile bande, du Nord-Est vers le Sud-Ouest.
(i) Où est située la source alcaline de Hcilstcin près d'Aix-Ia-Chftpcllo, en mage depuis 1822? Voyez Cwnmunictdions préliminaires sur la source minérale à Ihilsitin, non loin o?Aix-tn-CtMpclk (en allemand), par Th. Hom, Aix-la-Chap M 1826.
(*) Vcyca l'analyse de celte aourec dans mes Reclicrcke», etc. Il Snpjdènent.
1° Dans le bassin de l'origine de la Worm, rivière qui se jette dans la Roer, les bains chauds sulfureux de Burtschcid ou Borcette, généralement visités (i).
2° Les bains chauds sulfureux d'Aix-la-Chapelle, très-renommés (4).
3° Dans le bassin de la Vesdre :
a. Sur la rive droite, les sources pétrifiantes de Goffontaine et Ncssonvaux.
b. Sur la rive gauche, la source thermale de ChaUdfontaine (s).
c. Dans le voisinage de Chaudfontaine, la source froide sulfureuse de Gadot, négligée et abandonnée.
d. La petile source minérale acidulé de la Rochctte (sur la rive droite), négligée et abandonnée.
Troisième petite bande, du Nord-Est vers le Sud-Ouest.
1° Dans le bassin de la Berwinne, qui se réunit à la Meuse, la source minérale de la Sauvenière, entre Val-Dieu et Rosrael, peu connue et négligée.
2° Dans la vallée de Jupille, près du ruisseau de Fléron, qui se décharge dans la Meuse, la source minérale de Jupille, peu connueet négligée.
5» Non loin de la jonction de l'Ourte avec la Meuse, on trouve, au pied de la colline, sur la rive droite de ces deux rivières, la source sulfureuse de Basse-Awez ou de Beaumur, laquelle, connue du vulgaire, est cependant restée inconnue aux savants jusqu'en 1815 (*).
4° Source minérale (sulfureuse?) de Flémalle, dans le bassin de la Meuse, au-delà de Liège.
5° Une source minérale acidulé à Iloyoux, près de Huy, dans le faubourg S !c -Calherine ; cette source est peu minérale, et en ruine (s).
(i) En 1826, on comptait ici 471 malades suivant Osann.
— D'après les travaux du Docteur Monheim d'Aixla-Chapelle, qui à publié un ouvrage allemand sur les sources d'Aix-la-Chapcllc et de Burtschcid, la principale source de Burtschcid ne serait nullement sulfureuse, et la seconde ne le serait que fort peu.
(Note du Traducteur.)
(s) En 1820, il y a ou a Aix-hv-Chap. 540 malades, suivant Osann.
(s) Voyez mes Rcclwrches , etc. , vol. 1.
(*) Voyez l'anal vse chimique dans mes Recherchas, I, p. 135-lo(5.
(5) Voyez l'analyse la plus récente dans mes Rechercha, vol. 1.