‹ Essai sur la structure microscopique du reinChapitre 11 sur 31 · LYMPHATIQUES · texte numérisé non relu

LYMPHATIQUES

On décrit dans les traités d’anatomie des lymphatiques pénétrant dans la glande par le hile, et d’autres compris dans la capsule et arrivant ou parenchyme par la périphérie. C’est à Ludwig et Zawarykin que nous devons quelques notions sur le trajet ultérieur de ces vaisseaux» Ludwig et Zawarykin expérimentent

sur le chien. Après avoir bien nourri l'animal la veille, ils posent le lendemain malin une ligature sur les uretères et le tuent deux heures après. Une nouvelle ligature est alors placée sur les vaisseaux du hile. Sur des reins ainsi préparés, les deux observateurs réussissent parfois à placer une canule dans un tronc lymphatique de la capsule. Cela fait, ils enlèvent les ligatures et poussent une injection.

Ludwig et Zawarykin démontrent ainsi que les lymphatiques superficiels de la capsule pénètrent dans la substance corticale et communiquent avec des lacunes que le stroma laisse entre les canalicules et les vaisseaux sanguins. De pareilles lacunes existent aussi dans la couche profonde de la capsule; les véritables vaisseaux lymphatiques ne se trouvent que dans la couche superficielle.

Dans les rayons médullaires, les lymphatiques sont rares. Dans les pyramides, on n’en rencontre plus que dans les faisceaux vasculaires.

Les vaisseaux lymphatiques entrant par le hile ne peuvent s’injecter à cause des valvules qu’ils renferment, et leur distribution n’est pas encore connue.

Kôlliker a répété sur le cheval les expériences de Ludwig et Zawarykin, et a injecté les vaisseaux lymphatiques superficiels.

Sur les reins d’homme aucun résultat n’a encore été publié.

§ 2. nerfs.

Ils sont peu connus; ils proviennent des plexus rénaux du grand sympathique et forment des lacis assez serrés autour des artères. Kôlliker a pu les suivre jusque sur les artères radiées. Il signale sur leur trajet la présence de quelques petits ganglions. Leur terminaison est encore inconnue.

§ 3. STROMA.

Le stroma du rein a été décrit par Bowman, Godsir, Henle, Beer.

Il est irrégulièrement développé dans les diverses régions de la glande.

Dans la substance médullaire, c’est une matière homogène remplissant les intervalles laissés entre les éléments glandulaires. Sur des reins durcis, on reconnaît dans la masse fondamentale des stries fines parfois concentriquement disposées autour des vaisseaux. De plus, surtout chez les sujets jeunes, elle contient des noyaux allongés ou étoilés, bien visibles sur les préparations colorées par le carmin et traitées par l’acide acétique. Ces noyaux sont des cellules plasmatiques. Il est difficile de dire si les stries sont le prolongement des noyaux ou de véritables fibres connectives.

‘ Dans la substance corticale, le stroma ne se voit presque pas. Il est très-faible, attendu que les éléments de la glande sont très-serrés. Les cellules plasmatiques ne se retrouvent pas à l'état normal; il faut qu’elles soient en prolifération pathologique pour devenir apparentes.

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