CHAPITRE VI
CLASSIFIGATIOn PARTIGULIBBB DES SYMBOLES JURIDIQUES
D'aPEÈS l'objet BBPRÉSElfTÉ.
Les Symboles juridiques ont pour but de représenter, aux yeux ou à l'intelligence, la figure d'une chose déterminée (physique, abstraite ou morale), d'une personne, d'une aetim ou d'une simple solenniii. Dans ce système, les symboles peuvent être appréciés sous quatre aspects .différents, à savoir :
Dans leur rapport,
1 • avec la chose,
2o avec la personne, ,
on 1» L- / représentées.
3<> avec l'action, l *^
4^ avec la solennité
§ !•'. •>- AepréienUitioii d'une ohote (9).
La partie sert à figura le tout, pars pro Mo. La gléie représente le champ tout entier (3); une latte^ les clefs tiennent Ueu d'une maison ; un sarment figure un vignoble.
(1) Voy, le ch. ni du livre II.
(9) Beyscher, Symb., p. 99 à 86.
(8) « Si de fimdo conlroversia erat, pars aliqua inde sumebatur et lo jus adferebatur, et in ean) partem perindè atque in totam rem pnesentem fiebat vindicalio : valut ex fundo gUba sumebatiir. » (Gaina, Imtiitut , IV, 17).
LIT. 1/ CH. Ti. chkBsaiCknùJif D^APifcs l'obibt rgubé. 55
I^, le symbole est transparent. Mais ici c'est un brin d*herbe^ nne branche d'arbre qui représente le diamp ^endu ou la forêt aliénée. Le sens est déjà plus obscur. Il s'éclipse entièrement, lorsqu'un simple fétu de paille a pour objet de représenter un champ, un pré, une maison, un duché, un empire. Chez les Romains, un troupeau était figuré par une brebis ou par une chèvre , on même par le poil de l'un de ces animaux; un vaisseau l'était par uue partie de sa membrure (i); une maison par un fragment du toii qui la couvrait (2). Ici, le rapport de l'objet symbolique est encore direct et conforme à la nature de chaque chose. Ces exemples su£Bsent pour apprécier cette première catégorie.
S f . — - AeprétenUilioa d'one pe#«ona« (S).
Le Symbole, quelquefois, a pour but de représenter, non plus une chose absente, mais une personne désignée, considérée dès lors comme actuellement présente. Dans cette hypothèse, un portrait, une pièce A^habillement^ une arme^ sert à figurer l'absent. C'est, en effet, une règle de convention, suivie encore de nos jours, de regarder un chapeauj un gant^ un mouchoir^ comme représentant la personne à laquelle ils appartiennent. Ces objets tiennent lien de l'individu qui est absent. Ils légitiment sa prétention à cette place; ils équivalent, de sa part, à une véritable prise de possession (4).
(i) « Ex grege vel unaoo^x aut capra in ju^ adducebatur, vel etiam ptfiiff iode sumebatnrei in jus adferebalur ; ex nave vero et columna aliqua pars defringebaUir. » (Gaius, Inst,, IV, 17).
(S) • Ex sBdibus, tegula. » {Ihid,).
(3) Voy. Reyscher, Symb., p. 86 tu fine à 40.
(4) « Couvrir une chose, dit J. Grimm, équivaut à la prise de possesàion» comme dans le mariage; comme on le voit aussi dans l'usage exiç:-
56 BMUa SUR LÀ SdMBOUQUB.DO DROIT.