‹ Essai sur la théologie d'IrénéeChapitre 35 sur 107 · DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE IV

misme d'Irénée d'aprés lequel le monde n'est qu’un développe-

ment de la bonté de Dieu, Le mal serait alors bien moins quelque chose de nouveau dans l'homme que l'abandon d'une partie

de son patrimoine, Le a dévétu l'homme d’une partie de ses dons surnaturels, il a affaibli sa nature, mais elle n’est pas corrompue jusqu'au fond,

Nous sommes ici bien loin des accents douloureux avec lesquels tant de grands hommes de Dieu ont décrit le caractre tragique du péché, IL consiste en une désobéissance dont la responsabilité retombe sur l'homme et en définitive sur le Tentateur: cette désobéissance dépouille l’homme de certains privilèges qui lui avaient été conférés,

Une autre série de passages fait entendre une note plus paulinienne, plus fonciérement chrétienne : l'humanité avait connu la mort, Dieu l'a ressuscitée et l'a rappelée à la vie. Plus l’expérience du péché est amére et plus l'homme est préparé à goûter ja douceur du salut : cui enim plus dimittur plus diligit (, 20, 2). Ces passages ne sont du reste pas a55€z décisifs pour que nous les considérions comme exprimant la pensée dominante de noire auteur dont la notion du péché est empreinte d'un moralisme un peu superficiel et demeure décidément bien insuffisante,

CHABITRESY

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