L'ÉGLISE
Nous emsons dans Le domaine où l'activité d'Irénée à été de beaucoup la plus importante, C'est à Végard de V'Égiise que son influence À 6 Ja plus sûre 1 la plus durable, il en à &é Van des premiers théoriciens, Avant Cyprien et presque autant que Jui 51 à comribué 2 édifier « V'Église catholique »,
Sur ce terrain il se sentait pleinement 2 l'255e, Ses facuités
d'érêque et d'administrateur pouvaient se donner libre carriére.
En abordant les questions ecclésiastiques, i] expose une orga-
… misation qu'il aime, 51 défend sa demeure spirituelle, 31 plaide
proaris ét focis, La chrissologie et V'ecclésiologie d'Irénée sont
… es deux parties les plus vivantes et les plus originales de sa
théologie, mais l'ecclésiologie à été de beaucoup plus grande
- Nous trouvons en effet chez lui, et trés développés, les trois
… Éémems qui, de Vareu général, ont contribué à édifier l'Église
catholique : la régle de foi, lépiscopat «1 le canon du Nouveau
Testament, Il sen sert pour combattre ses adversaires «1 leur
montre 1omphalement, comme le fait Teriullien, la doctrine
ferme a invarable de l'Église tandis que chez eux fleurissent les
opinions particuliéres; la succession des évéques remontant aux
| apres par les hommes apostoliques; les érangiles et les écrits des es s'ajouiant à la loi et aux prophétes.
L'Église est beaucoup plus que la société des fidéles, elle est
NN
la mère des fidèles (III, 24, 1); cette idée, reprise par Cyprien et par Calvin, peut être entendue dans des sens fort divers; la mère des fidèles est à ses yeux l'établissement religieux hiérarchique et organisé, reposant sur les prophètes, les apôtres et leurs disciples. L'Église n'est pas l'organisme spirituel englobant toutes les âmes appartenant à Jésus-Christ et affranchie des limites posées par les hommes, c’est une idée métaphysique qui lui échappe; l’Église est un organisme concret, visible, auquel l'Esprit de Dieu est attaché, où il agit nécessairement et dans lequel seul il agit : Ubi enim ecclesia, ibi et Spiritus Dei, et ubi Spiritus Dei, illic ecclesia et omnis gratia (IT, 24, 1).
L'Église véritable se reconnait à ces trois signes ou caractères : elle seule possède la succession apostolique, car elle est établie sur le fondement des apôtres et prophètes; elle possède l’unité, la diversité est un signe d'erreur; elle seule explique sainement les Écritures, car elle seule jouit de l'Esprit de Dieu. Elle possède donc l'autorité, l’unité et la vérité ou, en d’autres termes, l'épiscopat, la tradition et l'Écriture sainte.
Les docteurs ou controversistes catholiques, depuis le second siècle jusqu’à nos jours, eussent-ils le génie d'un Bossuet, n’ajouteront rien aux marques distinctives ci-dessus formulées. Examinons plus en détail ces divers titres de l’Église catholique, sur quoi ils se fondent, et quelle est leur valeur aux yeux d'Irénée,