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Essai sur la théorie des perturbations des comètes

La l'urnltr ih-:i .Scieiirfi aiUnvixr l'iniprcssiiix r/.- la prém'iilr disfoialmn , sans cnlinilir iniDicer aurtiJir opnnnii sur les ])i(ij>ositin)is hhi ij sont n'iifernurs.

A. PASCALIS. lin

Gencvc. Ir -20 Juillet IS'iC.

AYAM-rUOPOS.

.A mesure que l'Astronomie, puisant de nouvelles lumières dans le perfectionnement (le l'analyse et des observations , a progressé , en se maintenant au premier rang entre toutes les sciences, on a vu s'accroître infiniment l'importance des petites déviations produites sur les corps célestes , par les actions secondaires qui influent sur leur mouvement. C'est au moyen de (iùbles divergences, entre la théorie de la planète qu'on croyait la plus éloignée de toutes celles de notre système , et les observations , c'est-àdire au moyen de perturbations dont la cause était jusqu'alors inconnue, qu'un géomètre éminent a prédit , dans le courant de cette année désormais célèbre dans les Castes de la science, la découverte d'un nouvel astre , encore placé sous la domination de notre Soleil , et cette découverte s'est admirablement réalisée. « L'étude et le r;t\cu\ des peiliiibiitions qui sont, non comme on le disait autrefois, l'exception cl le désordre, mais la loi générale et la règle, renferment , comme dans un germe fécond , tous les progrès futurs de l'astronomie, et les découvertes que nous réserve l'avenir. » (e sont là les paroles du même savant, de M. Le Verrier, à l'ouverture de son nouveau cours de Mécanique Céleste à la Sorbonne — Ayant joui du privilège immense d'être initié pMi lui-même à ce genre de recherches, j'ai appris sous ses auspices, à apprécier tout l'intérêt qu'elles inspirent, toute l'attention qu'elles méritent. De retour dans notre cité, j'ai tenté de résumer dans cet Essai ks travaux des géomètres-astronomes sur le mou-

vcnKMii nouille tics Conictes. Je viens aiij'.mr;riiui le mellrc sons les yeux de la Faciilié lies Seieiiccs, heureux de pouvoir eneorc redresser à un (loips jouissmil dun lustre et d'une eonsidératioii justement mérités , mais qu'un vandalisme révolutionnaire peut inaiuifuant à t<nit instant hoidcverser. — l'rèsde voiraelii'vée l'impression de mon travail, je me sens déplus en plus pénétré de l'extrême faiblesse de nii portée, eomparée à ecih des auteurs illustres que j'ai di'i analyser, et j'éprouve un besoin pressant de le re.'i.miuaiider à riiiilnlfjence des ju!n?s iliarjjés de l'exanvrier. C'est dans le double but .i iu~ Mxpu-r leur bienveillance et de is'ur îéinoifjner pubrupieineul uia iyiaiiîudc. <j'.ie je ji.ie.s les lijjnes à mon Essai. Professeurs et doeiem's de n^)tre Académie, j'aur.iis ii L's nommer jiresqne tous pour les remercier de leurs utiles directions, et je les prie d'accepter ici ensemble l'expression de ma recoiniaissance et de mon attachement. Ou'il me soit ]!ermis de citer en outre M. le baron Maurice, dont la bienveillante amitié m'a const.unnient encouragé dan,s mes recherches et , encore une l'ois . M. Le \erricr, iloiit la réputation actuelle, si digiiemeut acquise, me fait estimer bien haut la précieuse prérofjative de pouvoir m'apjieier son élève. Enfin, je manquerais au plus strict devoir, si je ne mentionnais pas aussi le rare avantage dont j'ai joui, en ayant dans mon oncle, M. .VHred dauticr, un jjuidc sûr cl un modèle que j'ai toujours eu de\ant les yeux dans le c(nirs de mes études.

Eiiiiie G.itiiEii.

29 bicembit 1846.

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