‹ Essai sur la théorie et l'interpretation des quantités dites imaginaires. Premier mémoireChapitre 1 sur 10 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Je me permets, malgré la faiblesse de mon talent, liV'criiv sur uiie question bien relevée et bien importante, la Théorie des quantités imaginaires. Jean BernoulliclMoivresonl, .u: jugement de I.ngrange, ceux à (jui nous devons, sur ce sujet, les prémices de notre recoonaissance. Euler a donné aussi sur ces matières, comme sur tant d'autres, de beaux développements. Cependant, ces grands géomètres n'ont regardé les imaginaires que comme de purs symboles analyticpies et abstraits, pouvant souvent conduire, par certaines combinaisons, à des résultats réels et de hante importance , mais non comme signiliant quelque chose par eux-mêmes , tant qu'ils sont affectés d'imaginarité. Ce n'est , je crois, que depuis le commencement de ce siècle qu'on a tenté de trouver à ces symboles une signification immédiate. Un émigré français, M. Buez, |)endant la grande révolution, écrivit là-dessus quelque chose dans les mémoires de la Société Floyale de Londres. EnlSOli. M.Argand publia im mémoire, à un petit nombre d'exemplaires. En 1814. M. Français, sans avoir connaissance des travaux deM. Argqnd, inséra un article dans le journal de M. Gergonne. Alors M. Argand se fit connaître à M. Français, et ces deux géomètres mirent l'un et l'autre des articles dans

Il" im'^MH' journal de M. (;cij,hiiuu'. Kii IS-2S , M. Mmnoy jnililia un éciil intitule Iai r/«/r llictiric des (ii«intilcs riégalivcs vl lUs (]uantilcs imlrinlurs iiiKtaintiiics.

Si j'ess;iie tie niellre mon j,'rain de sahle a l'ediliee nialliéuiali(iue, je suis l)ien tioij,Mié de clicrclier à dérober ou à délourner a mon prolil rien tie ce tini a|>[iarlionl à eeux ([ni m'onl |irécédé. C.'esl pour cela ipieje les elle avec soin , alin (|u'on puisse voir leurs travaux el ne me laisser que. ce (jui m'est dû. Je me permettrai seulement de dire que j'ai remis, en IS-IS, à M. Fourrier , secrétaire do l'Institut, avant la publication de l'ouvrage de M. Mourey, un petit manuscrit qui renfermait une partie des principes que j'expose dans ce premier mémoire. Je continuerai dans d'autres mémoires le dévelo|)pement de celte matière, si le public juge mes faibles travaux de quelque utilité pour la science.

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