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C3,2 DE

La composition des valeurs de ©,1C3:C3,», dans ce cas particulier, indique assez comment le rapport de mi» à mA peut varier considérablement sans qu'il en résulte de grandes variations dans la valeur de c€,:.

La liaison des places de change alténue entre deux places quelconques l'effet des variations des dettes et créances réci-

proques.

72. Il ne résulte pas des équations (IT) que les changes qu'expriment leurs racines satisfont nécessairement aux conditions exprimées au $ 69. Il peut arriver que les changes basés sur l’état initial des dettes internationales dépassent, en un sens ou en l’autre, les points de l'or; dans ce cas, il se fait, avant tout établissement d'équilibre, des transports de monnaie dont les mêmes équations nous permettent d'apprécier l'importance.

Remarquons d’abord que ces transports de monnaie cesseront dès que l’état des dettes non compensées comportera un change égal aux prix de transport de la mon-

YA

naie, c’est-à-dire dès qu’on aura par,exemple, €, =

LR , . » 1 si l’on suppose que l’on avait d’abord c,,,:> 1 use

A partir de ce moment,tout nouveau transport de monnaie coùterait plus cher qu’une compensation directe: on aura donc seulement recours à ce dernier moyen et le

cours du change se maintiendra au taux de =

(152 Remplaçons par cette valeur c;,, dans les (0 — 2) dernières équations du système (II). Ces équations ne contiendront plus que (5-—2) inconnues qu'elles suffiront à déterminer exactement. Quant aux deux premières équations, leurs deux membres ne sont plus respectivement égaux et les différences qui les séparent expriment,d’une part,la somme E exportée de la place (1) et, d’autre part, la somme (I) importée sur la place (2).

E — VAE) + D, ec Dt;,5 M0 13 5004 1 . + M0)

I = mi,»Y155+ 13,203 ,2+ + u + IM,2C5,2 (M; À DB ,2 0 0 ! I: 5)

Ces deux équations suffisent à déterminer les transports de monnaie. Entre E et I existe d’ailleurs la relation :

| 5) GET sa 1) = I

qui résulte des (9 —2) dernières équations du système (IID) ; il suffirait de les combiner convenablement pour le vérifier,

73. Les lois d'équilibre précédemment démontrées ne s'appliquent qu'entre pays pratiquant un même régime monétaire. Considérons maintenant deux pays pratiquant des régimes monétaires différents. Ces régimes peuvent être l’un. monétalliste-or, l’autre monétallisteargent, ou bien l’un monométalliste et l’autre bimétalliste, ou bien enfin tous deux bimétallistes, mais avec des rapports légaux différents. La même théorie s'applique dans les trois cas.

Désignons,comme précédemment,par €, le change de la place (1) sur la place (2) ou ce que l’on donne d’or sur la place (2) en échange d’un poids d'or égal à l'unité livrable sur la place (1), que cet or soit en (1) simplement marchandise ou bien marchandise et monnaie. Représentons par le rapport du prix de l'argent au prix de For sur la place (1) et par w, le même rapport sur la place (2). Soit enfin + le prix du transport d'une unité de poids de la place (1) à

‘la place (2).

Avec un poids d'argent égal à Rh on achètera en (1) un poids d'or égal à ho, et livrable sur la même place. Avec ce poids d’or on achètera un poids d’or égal à hoc: livrable en (2). Mais le poids d'argent h, s'il était matériellement transporté de (1) en (2) deviendrait (h—hy) et achèterait sur cette dernière place un poids d'or égal à (h—hy)o..

Tant que l’on aura

(h— hy)o,>hoCi,

ou

, W) 0 CC) 12 ü)

des transports de monnaie s’effectueront de (1) en (2) etil n’y aura pas équilibre.

On verrait de même que des transports s’effectueront de (2) en (1) tant que l’on aura:

> mn (On 1 ï\ Les limites que ne saurait dépasser le change à l'état d'équilibre se trouvent donc être dans ce cas:

On Op 1 1—Y) — D ne Cm ( y) w, Ci &, 1 y

On voit par cette double inégalité que :

Dans le cas de systèmes monétaires différents les points de l'or se trouvent multipliés par le quotient des rapports monétaires.

S'il s’agit de deux pays bimétallistes, ces derniers rapports sont fixés par la loi et l’on peut calculer à l'avance les limites du change.S'il s’agit de pays où la monnaie ou l’une des monnaies de l’un sont dans l’autre de simples marchandises, les rapports o, et w, sont des rapports commerciaux susceptibles de prendre toutes sortes de valeurs et les points de l’or peuvent ainsi se trouver très éloignés l’un de l’autre. Si l’un des pays n’acceptait ni comme monnaie ni comme marchandise la monnaie de l’autre, ce qui se produit pour du papier monnaie, les changes seraient susceptibles de varier au-delà de toutes limites.

7%. Dans la théorie du commerce international, précédemment établie, nous avons fait abstraction des frais de transport des marchandises et, par conséquent, du change qui supplée pour la monnaie à ces frais de transport.

Cette considération peut être introduite sans en modifier les éléments essentiels. Elle n’a pour effet que d'imposer une limite au nivellement international des prix.

La théorie du commerce international repose, en effet, sur ce principe qu'un individu désirant une marchandise l’achètera là où son prix est le moins élevé : il aboutità poser comme condition de l'équilibre que les prix de chaque marchandise, exprimés en un même numéraire, sont égaux entre eux dans tous les pays considérés. La considération du change conduirait évidemment à modifier cette condition et à poser l'égalité, non plus des prix payables chacun sur une place différente, mais de ces prix payables sur une même place, conformément aux équations:

P» — TpC1,2 Pe — ReC1,2 Pa — TaC,..

L'équilibre s'établit en réalité sur cette base plus complexe et la balance des créances internationales, au lieu d'aboutir à une compensation exacte comme il a d’abord été supposé (44), conduit, dans les conditions précédemment déterminées, à l'établissement du cours d'équilibre du change.

75. Le nivellement international des prix des services et des capitaux a pour résultat immédiat le nivellement du taux du revenu net et de l’escompte. On pourrait, d’ailleurs, démontrer directement comment doit se réaliser l'égalité du taux de l’escompte entre deux places de change. Il faudrait remarquer que toutes les créances à compenser dans chaque période d'équilibre circulatoire ne sont pas à vue, que des emprunts en monnaie doivent être faits par certains créanciers pour anticiper sur leurs créances, que ces emprunts peuvent être faits soit sur la place créancière, soit sur la place débitrice suivant que le taux

de l’escompte est’ sur l’une ou sur l’autre — frais de change déduits — plus avantageux. L'équilibre n’existera que lorsque ces demandes supplémentaires de monnaie, sur l’une ou l’autre place, auront amené l'égalité du taux de l’escompte. Cette condition d'égalité suffit à déterminer le solde monétaire prêté par une place de change à l’autre. On aperçoit ainsi le mérite de cette opinon, que le mécanisme des changes s’analyse partiellement en une opération de prêt (*).

Le marché monétaire est en réalité un marché international avec les seules restrictions qu'imposent les frais de transport ou le change qui les remplace et l’état d’équilibre de ce marché est caractérisé par l'établissement d’un taux net unique de l’escompte.

() De Viti de Marco.— Monela e prezzi ossia il principio quantitativo, Chap. V. — Il corso dei cambj.

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