‹ Essai sur la Théorie générale de la MonnaieChapitre 60 sur 82 · NAVY STARES SUPPLY WHITELEY | ©, | EE · texte numérisé non relu

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414.— FRAPPES MONÉTAIRES. — La statistique du monnayage est aujourd'hui l’une de celles que l’on peut dresser avec le plus d’exactitude. Les établissements de frappe des divers pays tiennent un compte exact de leurs opérations, il suffit de relever les chiffres fournis par eux. C'est ce que font périodiquement la Direction des Monnaies des, Etats-Unis et l’Administration des Monnaies et Médailles. Toutefois, il est assez difficile de faire remonter cette statistique un peu loin dans le passé surtout pour certains pays dont il est impossible d'obtenir des documents sincères et précis. Les chiffres d'ensemble les plus anciens sont ceux que donne Sœætbeer (*) pour la période 1851-1879... Mais les éléments en sont peu expliqués et très critiquables. Le Mexique, le Japon, la Chine et d’autres états secondaires y sont omis.

() A-D. Sœtbeer, Matérialen. P. 28.

ne

Pour les principaux pays, des relevés particuliers s'étendant au XIX° siècle tout entier ont été reproduits dans les Rapports annuels de l’Aministration des monnaies et médailles. Toutefois, ces relevés, comme d’ailleurs celui de Sætbeer, ne fournissent que des chiffres globaux sans distinguer la part correspondant à des frappes nouvelles proprement dites, de celle relative à la refrappe des pièces usées. Tandis que la frappe est une opération en quelque sorte commerciale sur laquelle sont susceptibles d’agir toutes les fluctuations du marché monétaire, la refrappe est au contraire une opération administrative, toute mécanique, qui se poursuit régulièrement sans avoir égard à ces fluctuations. Il paraît d'autant plus nécessaire de distinguer leurs parts respectives dans le montant annuel des monnayages, que la réfection des monnaies d’or usées à pris récemment en France et en Angleterre une importance nouvelle.

42. STOCKS MONÉTAIRES. — Les enquêtes effectuées en France et dans quelques autres pays, en vue de déterminer la proportion des différents instruments composant le médium circulant, ont suggéré une méthode extrêmement ingénieuse pour la détermination de la valeur absolue des stocks monétaires. M. de Foville l’a appliquée avec une remarquable élégance expérimentale à l’évaluation de la quantité de monnaie circulant en France. Elle l’a conduit, à plusieurs reprises, à des solutions sensiblement concordantes.

Cette méthode repose encore sur ce postulat qu'un échantillon prélevé dans la masse circulatoire du pays doit avoir sensiblement la même composition que cette masse elle-même, non seulement au point de vue de la nature physique des espèces mais encore au point de vue du millésime des différentes pièces. Lors des enquêtes monétaires dont nous avons parlé, on a donc classé les différentes espèces

non seulement par nature de pièces mais encore par années d'émission.

Puis, envisageant les dernières émissions, M. de Foville admit que toutes les pièces frappées devaient se trouver encore en circulation. Or, pour ces émissions, les pièces recensées représentant en moyenne les 5/1000 des quantités frappées, la conclusion s’imposait que le stock recensé était lui-même les 5/1000 du stock monétaire existant et qu'il suffisait, pour obtenir la valeur de ce stock, de multiplier le total recensé par 200. On aperçoit immédiatement que si cette méthode a un fondement plus rationnel que les évaluations purement conjecturales précédemment tentées, la double probabilité à laquelle est subordonnée l'exactitude de ses résultats ne permet pas d'exiger de ceux-ci une grande précision. En un mot, la méthode peut servir à une évaluation générale du stock monétaire, elle est impuissante à en saisir les variations pendant une courte période de temps. C’est ainsi qu’en 1885, 1891 et 1897, M. de Foville a trouvé sensiblement les mêmes résultats quoique le stock monétaire ait certainement varié de la première à la dernière année. Ces résultats sont reproduits ci-contre pour le dernier recensement.

: RES En Angleterre, MM.

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